Sit-in de retraités de Maroc Telecom. Le fond occulté du problème
Un nouveau sit-in vient d’être organisé par des retraités de Maroc Telecom devant le siège de leur ancien employeur. Les slogans étaient aussi incendiaires que trompeurs. Explications sur la base d’un vaste recoupement.

Photo Al Ahdath Al Maghribia
Ces jours-ci, des membres de l'Association nationale des retraités de Maroc Telecom vient d’organiser un nouveau sit-in devant le siège de l’opérateur historique. Les protestataires affirment vouloir pousser de la sorte leur ancien employeur à leur verser un reliquat de retraite dont ils se plaignent d’avoir été injustement privés. Malgré des jugements rendus en leur faveur, ajoutent-ils.
Sur la base de ces «plaintes» publiquement exprimées, L’Observateur du Maroc a mené son enquête. Conclusion : les protestataires se trompent clairement d’adversaire.
Quiconque décortique, en toute objectivité ce dossier, pourrait se rendre compte que l'origine du différend entre certains retraités et Maroc Telecom remonte à plus d’une décennie quand ces anciens employés, alors qu’ils étaient encore actifs, avaient opté pour leur maintien dans leur ancien régime de retraite au lieu de sauter le pas, comme l’ont fait l’écrasante majorité de leurs collègues, vers le nouveau ayant été introduit dans le cadre d’une convention collective. Une décision qu’ils ont amèrement regretté quand ils ont constaté que les pensions servies dans le cadre de ce nouveau régime étaient meilleures puisque bonifiées par une retraite complémentaire. Pour tenter de rattraper le coup, ils ont eu tous recours à la justice et une minorité parmi eux a fini par obtenir gain de cause auprès de la Cour de cassation.
Maroc Telecom devait alors sortir le chéquier. C’est ce que l’opérateur a fait en remettant le chèque à qui de droit, c’est-à-dire à l’organisme en charge du paiement de le retraite complémentaire. Or, celui-ci s’était trouvé dans l’impossibilité de reverser leur dû aux retraités concernés. «Cet organisme n’avait jamais eu un précédent de ce genre et ses règles comptables ne lui offrent aucune marge de manœuvre pour sortir de l’impasse», explique un connaisseur des organismes de retraite. Le ministère des finances a été appelé à la rescousse pour trouver une issue et le stand-by a perduré.
Nos confrères d’Al Ahdath Al Maghribia avait déjà traité ce sujet, début septembre dernier, en apportant les clarifications nécessaires auprès de sources tout aussi bien informées que celles de L’Observateur du Maroc, mais les mêmes slogans ont été encore scandés récemment contre Maroc Telecom. Une peine perdue puisque la source du problème est ailleurs.
Sur la base de ces «plaintes» publiquement exprimées, L’Observateur du Maroc a mené son enquête. Conclusion : les protestataires se trompent clairement d’adversaire.
Quiconque décortique, en toute objectivité ce dossier, pourrait se rendre compte que l'origine du différend entre certains retraités et Maroc Telecom remonte à plus d’une décennie quand ces anciens employés, alors qu’ils étaient encore actifs, avaient opté pour leur maintien dans leur ancien régime de retraite au lieu de sauter le pas, comme l’ont fait l’écrasante majorité de leurs collègues, vers le nouveau ayant été introduit dans le cadre d’une convention collective. Une décision qu’ils ont amèrement regretté quand ils ont constaté que les pensions servies dans le cadre de ce nouveau régime étaient meilleures puisque bonifiées par une retraite complémentaire. Pour tenter de rattraper le coup, ils ont eu tous recours à la justice et une minorité parmi eux a fini par obtenir gain de cause auprès de la Cour de cassation.
Maroc Telecom devait alors sortir le chéquier. C’est ce que l’opérateur a fait en remettant le chèque à qui de droit, c’est-à-dire à l’organisme en charge du paiement de le retraite complémentaire. Or, celui-ci s’était trouvé dans l’impossibilité de reverser leur dû aux retraités concernés. «Cet organisme n’avait jamais eu un précédent de ce genre et ses règles comptables ne lui offrent aucune marge de manœuvre pour sortir de l’impasse», explique un connaisseur des organismes de retraite. Le ministère des finances a été appelé à la rescousse pour trouver une issue et le stand-by a perduré.
Nos confrères d’Al Ahdath Al Maghribia avait déjà traité ce sujet, début septembre dernier, en apportant les clarifications nécessaires auprès de sources tout aussi bien informées que celles de L’Observateur du Maroc, mais les mêmes slogans ont été encore scandés récemment contre Maroc Telecom. Une peine perdue puisque la source du problème est ailleurs.

