Inspection du travail. Des réformes pour combler le déficit
Malgré l’augmentation du nombre d’inspecteurs du travail, le Maroc fait face à un déficit persistant. Le ministère de l’emploi mise sur des formations, une plateforme numérique et la révision du statut des inspecteurs pour renforcer la protection des salariés, notamment dans le secteur informel.
Mounia Kabiri Kettani
Hicham Sabiry, Secrétaire d'Etat en chargé de l'Emploi.
De 222 inspecteurs en 2018 à 569 en 2023, la progression d’inspecteurs du travail au cours des 5 dernières années est notable. Mais, pour Hicham Sabiry, secrétaire d’état chargé de l’emploi, le manque de personnel reste criant pour répondre aux besoins croissants du marché du travail marocain.
Un besoin urgent de solutions efficaces
Lors de la session parlementaire de lundi, Hicham Sabiry, a insisté sur la nécessité de mécanismes plus performants pour garantir une meilleure surveillance des droits des salariés, tout en prenant en compte les contraintes de ressources humaines et matérielles. Parmi les mesures déjà entreprises, le ministère a lancé des programmes de formation continue à destination des inspecteurs pour améliorer leur efficacité.
Un des projets majeurs en cours est la création d’une plateforme numérique destinée à signaler les infractions au code du travail. Ce système vise à faciliter la communication entre les employés, les employeurs et les inspecteurs du travail, afin d’accroître la transparence et l’efficacité de l’inspection.
Focus sur le secteur informel
Le plan national de l’inspection du travail accorde une priorité particulière au secteur non structuré, qui représente 35 % de l’économie nationale. Ce secteur, souvent hors des radars des cotisations sociales, constitue un défi majeur pour les autorités. En collaboration avec la CNSS, le ministère travaille à harmoniser les outils de surveillance pour renforcer la protection sociale et maximiser l’efficacité des contrôles.
Vers une révision du statut des inspecteurs
Parmi les revendications des inspecteurs du travail figure la révision de leur statut particulier, qui reste en discussion. Hicham Sabiry a précisé que ce processus vise non seulement à améliorer les conditions des salariés, mais aussi à renforcer la protection et les droits des inspecteurs eux-mêmes. Plusieurs consultations avec les syndicats ont eu lieu dans ce cadre, et des mesures financières ont été proposées au ministère de l’Économie et des Finances. Une décision finale est attendue après les discussions en cours avec le Chef du gouvernement.
Arbitrage et résolution des conflits
L’arbitrage, un volet clé du code du travail, fait également l’objet d’une attention particulière. Le ministère de l’Emploi collabore avec le département de la Justice pour activer ce mécanisme, notamment dans le règlement des conflits individuels et collectifs. Une initiative intéressante envisagée est de confier l’arbitrage à des inspecteurs retraités, bénéficiant d’une expertise avérée dans le domaine.
Un besoin urgent de solutions efficaces
Lors de la session parlementaire de lundi, Hicham Sabiry, a insisté sur la nécessité de mécanismes plus performants pour garantir une meilleure surveillance des droits des salariés, tout en prenant en compte les contraintes de ressources humaines et matérielles. Parmi les mesures déjà entreprises, le ministère a lancé des programmes de formation continue à destination des inspecteurs pour améliorer leur efficacité.
Un des projets majeurs en cours est la création d’une plateforme numérique destinée à signaler les infractions au code du travail. Ce système vise à faciliter la communication entre les employés, les employeurs et les inspecteurs du travail, afin d’accroître la transparence et l’efficacité de l’inspection.
Focus sur le secteur informel
Le plan national de l’inspection du travail accorde une priorité particulière au secteur non structuré, qui représente 35 % de l’économie nationale. Ce secteur, souvent hors des radars des cotisations sociales, constitue un défi majeur pour les autorités. En collaboration avec la CNSS, le ministère travaille à harmoniser les outils de surveillance pour renforcer la protection sociale et maximiser l’efficacité des contrôles.
Vers une révision du statut des inspecteurs
Parmi les revendications des inspecteurs du travail figure la révision de leur statut particulier, qui reste en discussion. Hicham Sabiry a précisé que ce processus vise non seulement à améliorer les conditions des salariés, mais aussi à renforcer la protection et les droits des inspecteurs eux-mêmes. Plusieurs consultations avec les syndicats ont eu lieu dans ce cadre, et des mesures financières ont été proposées au ministère de l’Économie et des Finances. Une décision finale est attendue après les discussions en cours avec le Chef du gouvernement.
Arbitrage et résolution des conflits
L’arbitrage, un volet clé du code du travail, fait également l’objet d’une attention particulière. Le ministère de l’Emploi collabore avec le département de la Justice pour activer ce mécanisme, notamment dans le règlement des conflits individuels et collectifs. Une initiative intéressante envisagée est de confier l’arbitrage à des inspecteurs retraités, bénéficiant d’une expertise avérée dans le domaine.
