Crise. Les éleveurs de volailles montent au créneau
Le secteur avicole est en ébullition. Confronté à une flambée des prix et à des pratiques monopolistiques qui pèsent lourdement sur les éleveurs et les consommateurs, les acteurs de la filière réclament une intervention urgente des autorités.
Mounia Kabiri Kettani
Les éleveurs de volailles ont formulé une série de revendications aux autorités pour sauver le secteur.
Depuis plusieurs mois, les éleveurs de volailles tirent la sonnette d’alarme. Les prix des aliments pour animaux ont connu une hausse vertigineuse, alimentée par une forte concentration du marché des aliments composés. Selon un rapport récent du Conseil de la concurrence, huit opérateurs dominent ce marché à hauteur de 73 %, avec deux entreprises accaparant à elles seules 50 %. Cette domination limite la concurrence, favorise les pratiques monopolistiques et accentue la précarité des éleveurs, qui peinent à rester rentables.
Les conséquences de ces dérèglements se font cruellement sentir sur le marché. En décembre 2024, le prix du kilo de poulet a grimpé à 25 dirhams au détail, contre 21 dirhams sur les marchés de gros. Cette flambée a été aggravée par l’absence de pluies, qui a favorisé la propagation de maladies chez les poussins, rendant encore plus fragile une filière déjà sous pression.
Des revendications claires
Face à cette crise, les éleveurs de volailles ont formulé une série de demandes aux autorités. Ils ont notamment adressé une correspondance au ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts pour exiger la mise en œuvre des recommandations du Conseil de la Concurrence sur la régulation des prix des aliments pour animaux.
L’association nationale des éleveurs de poulets de chair a, de son côté, appelé l’office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) à renforcer l’application de la circulaire imposant un certificat de vide sanitaire signé par un vétérinaire comme condition préalable à l’achat de poussins. Cette mesure vise à renforcer la biosécurité et à prévenir les maladies dans les élevages.
Pour répondre aux pratiques qu’ils considèrent comme abusives, les éleveurs ont également proposé la création de comités locaux destinés à défendre leurs intérêts et à contrer les monopoles. Ils préconisent par ailleurs de réduire le nombre de cycles d’élevage à quatre par an, une mesure qui devrait garantir la sécurité des exploitations et améliorer leur rentabilité.
L’organisation n’exclut pas de recourir à des manifestations devant les ministères concernés si leurs revendications ne sont pas entendues, affirmant leur détermination à user de tous les moyens légaux pour protéger leurs intérêts.
Un secteur à moderniser
Au-delà de ces revendications, les éleveurs insistent sur l’importance de moderniser les installations et d’accéder plus facilement aux financements et aux technologies. Cette modernisation est perçue comme un levier essentiel pour améliorer la compétitivité du secteur et augmenter la production. L’objectif est clair : adapter les exploitations aux exigences contemporaines et assurer leur viabilité dans un contexte économique de plus en plus exigeant.
Le rapport du Conseil de la Concurrence a par ailleurs souligné la nécessité de diversifier le marché des aliments composés et de prévenir les pratiques de manipulation des prix, qui renforcent la dépendance des éleveurs envers les grandes entreprises. Pour rétablir l’équilibre, les éleveurs appellent à la mise en place d’un cadre juridique solide, garantissant une concurrence équitable et la pérennité du secteur.
Les conséquences de ces dérèglements se font cruellement sentir sur le marché. En décembre 2024, le prix du kilo de poulet a grimpé à 25 dirhams au détail, contre 21 dirhams sur les marchés de gros. Cette flambée a été aggravée par l’absence de pluies, qui a favorisé la propagation de maladies chez les poussins, rendant encore plus fragile une filière déjà sous pression.
Des revendications claires
Face à cette crise, les éleveurs de volailles ont formulé une série de demandes aux autorités. Ils ont notamment adressé une correspondance au ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts pour exiger la mise en œuvre des recommandations du Conseil de la Concurrence sur la régulation des prix des aliments pour animaux.
L’association nationale des éleveurs de poulets de chair a, de son côté, appelé l’office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) à renforcer l’application de la circulaire imposant un certificat de vide sanitaire signé par un vétérinaire comme condition préalable à l’achat de poussins. Cette mesure vise à renforcer la biosécurité et à prévenir les maladies dans les élevages.
Pour répondre aux pratiques qu’ils considèrent comme abusives, les éleveurs ont également proposé la création de comités locaux destinés à défendre leurs intérêts et à contrer les monopoles. Ils préconisent par ailleurs de réduire le nombre de cycles d’élevage à quatre par an, une mesure qui devrait garantir la sécurité des exploitations et améliorer leur rentabilité.
L’organisation n’exclut pas de recourir à des manifestations devant les ministères concernés si leurs revendications ne sont pas entendues, affirmant leur détermination à user de tous les moyens légaux pour protéger leurs intérêts.
Un secteur à moderniser
Au-delà de ces revendications, les éleveurs insistent sur l’importance de moderniser les installations et d’accéder plus facilement aux financements et aux technologies. Cette modernisation est perçue comme un levier essentiel pour améliorer la compétitivité du secteur et augmenter la production. L’objectif est clair : adapter les exploitations aux exigences contemporaines et assurer leur viabilité dans un contexte économique de plus en plus exigeant.
Le rapport du Conseil de la Concurrence a par ailleurs souligné la nécessité de diversifier le marché des aliments composés et de prévenir les pratiques de manipulation des prix, qui renforcent la dépendance des éleveurs envers les grandes entreprises. Pour rétablir l’équilibre, les éleveurs appellent à la mise en place d’un cadre juridique solide, garantissant une concurrence équitable et la pérennité du secteur.
