"Ensemble, construisons une agriculture durable face aux défis du climat", Benjamin Haddad
La France, pays d’honneur du SIAM 2025, renforce sa coopération avec le Maroc, notamment sur la gestion de l’eau et la souveraineté alimentaire. Benjamin Haddad, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe en France a salué l’excellence marocaine en irrigation et dessalement, et a insisté sur l'importance d’une action européenne renforcée en Méditerranée pour faire face aux défis climatiques.
Mounia Kabiri Kettani
Benjamin Haddad, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe en France.
C’est sous le signe d’une amitié stratégique et d’une coopération agricole renforcée que s’est ouverte la 17ᵉ édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM). Partenaire d’honneur de cette édition 2025, la France a tenu à marquer sa présence par une délégation de haut niveau. « C’est un véritable honneur pour la France d’être partenaire d’honneur du SIAM, quelques semaines seulement après que le Maroc ait été mis à l’honneur au Salon de l’Agriculture de Paris », a souligné Benjamin Haddad, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe en France lors de la séance d’ouverture. Ce croisement des invitations, loin d’être anodin, illustre la vitalité d’un « partenariat d’exception », selon ses termes, entre Rabat et Paris.
Un partenariat renforcé
La présence française au SIAM 2025 est massive : plusieurs dizaines d’entreprises et d’organisations agricoles hexagonales sont venues à Meknès pour exposer leur savoir-faire, explorer de nouveaux partenariats et contribuer à une vision partagée de la souveraineté alimentaire. La veille, le pavillon français a eu l’honneur d’accueillir le Prince Héritier, un moment qualifié de « fort » par le ministre, qui y voit une reconnaissance de l’engagement français en faveur du développement agricole marocain.
Dans un monde secoué par les crises géopolitiques, les tensions commerciales et les dérèglements climatiques, « nous avons tout intérêt à approfondir notre relation, pas uniquement sur le plan agricole, mais aussi économique, commercial et culturel », a-t-il insisté.
L’eau, pilier d’une coopération d’avenir
Thème central de cette édition, la gestion durable de la ressource en eau s’est invitée au cœur des discussions. Le ministre français n’a pas manqué de saluer l’« excellence du Maroc » dans ce domaine, citant les progrès réalisés en matière d’irrigation de précision, de dessalement et de déploiement des nouvelles technologies. « L’eau ne doit pas être un facteur de division, mais un bien commun, un bien de partage », a-t-il martelé, appelant à faire de cette ressource vitale un levier de solidarité régionale.
La France, elle-même confrontée à des sécheresses récurrentes, entend s’appuyer sur sa stratégie nationale pour une gestion résiliente de l’eau — impulsée par le président Emmanuel Macron — pour intensifier les échanges d’expertise avec le Maroc. « Il est crucial d’adapter localement nos systèmes agricoles aux contraintes hydriques. Et cela passe par l’innovation, le partage d’expériences et une coopération technique accrue », a-t-il affirmé.
Cap sur la Méditerranée
Pour la France, le partenariat avec le Maroc ne se limite pas à une coopération bilatérale. Il s’inscrit dans une vision plus large : celle d’une action européenne renforcée en Méditerranée. « L’Union européenne doit jouer un rôle plus actif dans la région, et le Maroc peut en être un partenaire stratégique de tout premier plan », a-t-il noté. Le SIAM, selon lui, devrait « tracer les grandes lignes d’un programme d’échange ambitieux pour toute la Méditerranée ».
En conclusion, le ministre a lancé un appel clair : « Ensemble, construisons une agriculture durable, capable de s’adapter aux contraintes du climat et de garantir la sécurité alimentaire pour les générations à venir. »
Un partenariat renforcé
La présence française au SIAM 2025 est massive : plusieurs dizaines d’entreprises et d’organisations agricoles hexagonales sont venues à Meknès pour exposer leur savoir-faire, explorer de nouveaux partenariats et contribuer à une vision partagée de la souveraineté alimentaire. La veille, le pavillon français a eu l’honneur d’accueillir le Prince Héritier, un moment qualifié de « fort » par le ministre, qui y voit une reconnaissance de l’engagement français en faveur du développement agricole marocain.
Dans un monde secoué par les crises géopolitiques, les tensions commerciales et les dérèglements climatiques, « nous avons tout intérêt à approfondir notre relation, pas uniquement sur le plan agricole, mais aussi économique, commercial et culturel », a-t-il insisté.
L’eau, pilier d’une coopération d’avenir
Thème central de cette édition, la gestion durable de la ressource en eau s’est invitée au cœur des discussions. Le ministre français n’a pas manqué de saluer l’« excellence du Maroc » dans ce domaine, citant les progrès réalisés en matière d’irrigation de précision, de dessalement et de déploiement des nouvelles technologies. « L’eau ne doit pas être un facteur de division, mais un bien commun, un bien de partage », a-t-il martelé, appelant à faire de cette ressource vitale un levier de solidarité régionale.
La France, elle-même confrontée à des sécheresses récurrentes, entend s’appuyer sur sa stratégie nationale pour une gestion résiliente de l’eau — impulsée par le président Emmanuel Macron — pour intensifier les échanges d’expertise avec le Maroc. « Il est crucial d’adapter localement nos systèmes agricoles aux contraintes hydriques. Et cela passe par l’innovation, le partage d’expériences et une coopération technique accrue », a-t-il affirmé.
Cap sur la Méditerranée
Pour la France, le partenariat avec le Maroc ne se limite pas à une coopération bilatérale. Il s’inscrit dans une vision plus large : celle d’une action européenne renforcée en Méditerranée. « L’Union européenne doit jouer un rôle plus actif dans la région, et le Maroc peut en être un partenaire stratégique de tout premier plan », a-t-il noté. Le SIAM, selon lui, devrait « tracer les grandes lignes d’un programme d’échange ambitieux pour toute la Méditerranée ».
En conclusion, le ministre a lancé un appel clair : « Ensemble, construisons une agriculture durable, capable de s’adapter aux contraintes du climat et de garantir la sécurité alimentaire pour les générations à venir. »
