Gaz naturel. Une nouvelle étape franchie
A Ouarzazate, en marge de la 16ᵉ édition de la conférence de l’énergie, la ministre de la transition énergétique et du développement durable, Leila Benali a annoncé le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour la création d’infrastructures gazières stratégiques dans le Royaume.
Mounia Kabiri Kettani
Leila Benali, ministre de la transition énergétique et du développement durable.
Au cœur de cette vision : l’établissement du premier terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) au port de Nador West Med, pivot d’un réseau futur de gazoducs maillant le territoire national. Ce projet vise à relier le futur terminal au Gazoduc Maghreb-Europe (GME) tout en alimentant des centrales électriques et des zones industrielles clés comme Kenitra et Mohammedia. À terme, cette dorsale énergétique rejoindra d’autres points névralgiques, notamment les terminaux prévus sur la façade atlantique et le mégaprojet du Gazoduc Afrique-Atlantique en développement via Dakhla.
Flexibilité énergétique, compétitivité industrielle
Si le Royaume mise sur le gaz, ce n’est pas pour freiner sa course vers le renouvelable, bien au contraire. « Le gaz est un appui, un stabilisateur du système », a rappelé la ministre Benali. Il offre la souplesse nécessaire à l’intégration massive des énergies intermittentes comme le solaire ou l’éolien, notamment grâce aux cycles ouverts ou combinés alimentés au gaz naturel.
Mais l’enjeu ne se limite pas à l’équilibre énergétique. Cette infrastructure gazière vise aussi à renforcer la souveraineté énergétique du Maroc, à verdir ses processus industriels et à anticiper les exigences du marché mondial, notamment la fiscalité carbone que l’Union européenne et d’autres régions s’apprêtent à déployer.
Avec cet AMI, le gouvernement marocain invite les opérateurs privés nationaux et internationaux à s’associer à cette nouvelle aventure énergétique. L’appel s’inscrit dans une feuille de route ambitieuse pour un écosystème gazier durable, comprenant toutes les étapes nécessaires à la maturation rapide de ce marché encore balbutiant mais stratégique.
Flexibilité énergétique, compétitivité industrielle
Si le Royaume mise sur le gaz, ce n’est pas pour freiner sa course vers le renouvelable, bien au contraire. « Le gaz est un appui, un stabilisateur du système », a rappelé la ministre Benali. Il offre la souplesse nécessaire à l’intégration massive des énergies intermittentes comme le solaire ou l’éolien, notamment grâce aux cycles ouverts ou combinés alimentés au gaz naturel.
Mais l’enjeu ne se limite pas à l’équilibre énergétique. Cette infrastructure gazière vise aussi à renforcer la souveraineté énergétique du Maroc, à verdir ses processus industriels et à anticiper les exigences du marché mondial, notamment la fiscalité carbone que l’Union européenne et d’autres régions s’apprêtent à déployer.
Avec cet AMI, le gouvernement marocain invite les opérateurs privés nationaux et internationaux à s’associer à cette nouvelle aventure énergétique. L’appel s’inscrit dans une feuille de route ambitieuse pour un écosystème gazier durable, comprenant toutes les étapes nécessaires à la maturation rapide de ce marché encore balbutiant mais stratégique.
