Pharmaciens en colère. La résistance s'organise
Le secteur pharmaceutique marocain se mobilise à l’échelle nationale contre des décisions ministérielles jugées unilatérales. Entre port de brassards et sit-in, les professionnels entendent défendre leurs intérêts tout en préservant la viabilité des officines.
Mounia Kabiri Kettani
Les pharmaciens marocains se mobilisent pour défendre leurs intérêts et protéger la stabilité du secteur face à des décisions ministérielles contestées.
Le climat s’assombrit dans le secteur pharmaceutique marocain. Face à ce qu’ils dénoncent comme un blocage systématique du ministère de la Santé et de la Protection sociale, les pharmaciens annoncent un programme de mobilisation progressive qui pourrait déboucher sur un véritable bras de fer avec les autorités.
À partir du 18 août et jusqu’au 9 septembre 2025, tous les officinaux du pays sont appelés à porter un brassard noir, symbole de leur protestation. Cette première étape sera suivie d’un sit-in national devant le ministère à Rabat, le 9 septembre, à midi. La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) tient le gouvernement pour responsable des conséquences de cette paralysie, qu’elle juge susceptible de compromettre la sécurité médicamenteuse des citoyens.
Le conflit est nourri par plusieurs dossiers sensibles. Les pharmaciens dénoncent une approche unilatérale du ministère dans l’élaboration du projet de décret sur la fixation des prix des médicaments, ainsi que le retard dans la mise en place de l’Ordre national des pharmaciens, dont les textes d’application de la loi promulguée en 2023 tardent à voir le jour. Selon la CSPM, cette vacance institutionnelle fragilise l’ensemble de la profession, déjà confrontée à la vente illégale et à la contrefaçon de médicaments, ainsi qu’à des prescriptions falsifiées pour les substances vénéneuses.
Parmi les revendications figurent également le droit de substitution des médicaments en cas de rupture de stock, pratique courante dans d’autres pays mais refusée au Maroc. Selon la Confédération, ce droit aurait permis d’éviter les ruptures touchant plus de 600 références essentielles, de l’insuline aux traitements cardiovasculaires et oncologiques.
Avec cette mobilisation, les pharmaciens semblent déterminés à maintenir la pression sur le ministère, faisant de l’avenir du secteur un enjeu de sécurité sanitaire nationale. La balle est désormais dans le camp du gouvernement pour éviter que le conflit ne s’aggrave et n’impacte l’accès aux médicaments sur l’ensemble du territoire.
À partir du 18 août et jusqu’au 9 septembre 2025, tous les officinaux du pays sont appelés à porter un brassard noir, symbole de leur protestation. Cette première étape sera suivie d’un sit-in national devant le ministère à Rabat, le 9 septembre, à midi. La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) tient le gouvernement pour responsable des conséquences de cette paralysie, qu’elle juge susceptible de compromettre la sécurité médicamenteuse des citoyens.
Le conflit est nourri par plusieurs dossiers sensibles. Les pharmaciens dénoncent une approche unilatérale du ministère dans l’élaboration du projet de décret sur la fixation des prix des médicaments, ainsi que le retard dans la mise en place de l’Ordre national des pharmaciens, dont les textes d’application de la loi promulguée en 2023 tardent à voir le jour. Selon la CSPM, cette vacance institutionnelle fragilise l’ensemble de la profession, déjà confrontée à la vente illégale et à la contrefaçon de médicaments, ainsi qu’à des prescriptions falsifiées pour les substances vénéneuses.
Parmi les revendications figurent également le droit de substitution des médicaments en cas de rupture de stock, pratique courante dans d’autres pays mais refusée au Maroc. Selon la Confédération, ce droit aurait permis d’éviter les ruptures touchant plus de 600 références essentielles, de l’insuline aux traitements cardiovasculaires et oncologiques.
Avec cette mobilisation, les pharmaciens semblent déterminés à maintenir la pression sur le ministère, faisant de l’avenir du secteur un enjeu de sécurité sanitaire nationale. La balle est désormais dans le camp du gouvernement pour éviter que le conflit ne s’aggrave et n’impacte l’accès aux médicaments sur l’ensemble du territoire.
