Eau. Barrages sous pression
Avec un taux de remplissage moyen des barrages à peine supérieur à 33 %, le Maroc subit les conséquences d’un stress hydrique persistant. Les autorités multiplient les efforts pour sécuriser les ressources et développer des solutions alternatives.
Mounia Kabiri Kettani
Le taux de remplissage moyen des barrages au Maroc est de 33,68 %.
Le Maroc traverse une période de tension hydrique persistante, avec un taux de remplissage moyen des barrages qui stagne à 33,68 % ce mercredi 3 septembre. Si cette moyenne nationale traduit un léger soulagement par rapport au début de l’année, elle masque de fortes disparités régionales qui suscitent l’inquiétude.
Derrière cette moyenne nationale, se cachent des disparités régionales significatives. Les barrages de grande capacité, essentiels pour l'approvisionnement en eau potable et agricole, restent à des niveaux critiques. C'est le cas notamment du barrage Al Massira, le deuxième plus grand du pays, dont le taux de remplissage peine à dépasser les 3 %. De même, les barrages de Bin El Ouidane et Ahmed El Hanssali stagnent à des niveaux très bas (autour de 15 %), ce qui compromet l'approvisionnement dans le centre du pays, une région clé pour l'agriculture.
Les pluies qui ont arrosé le pays au printemps 2025 avaient apporté un répit temporaire. À la mi-mars, le taux de remplissage avait atteint 34,8 %, marquant une progression notable par rapport au début de l'année. Cependant, l'été a été particulièrement sec, et le Maroc a perdu près d'un milliard de mètres cubes d'eau en quatre mois, entre avril et août. Cette dégradation continue des réserves met en lumière la fragilité des ressources hydriques face aux conditions climatiques extrêmes.
Pour faire face à cette situation, les autorités insistent sur la gestion intégrée des ressources hydriques. L’optimisation des usages, le développement de nouvelles infrastructures, l’interconnexion des bassins et le recours accru aux stations de dessalement figurent parmi les leviers essentiels de la stratégie nationale.
Derrière cette moyenne nationale, se cachent des disparités régionales significatives. Les barrages de grande capacité, essentiels pour l'approvisionnement en eau potable et agricole, restent à des niveaux critiques. C'est le cas notamment du barrage Al Massira, le deuxième plus grand du pays, dont le taux de remplissage peine à dépasser les 3 %. De même, les barrages de Bin El Ouidane et Ahmed El Hanssali stagnent à des niveaux très bas (autour de 15 %), ce qui compromet l'approvisionnement dans le centre du pays, une région clé pour l'agriculture.
Les pluies qui ont arrosé le pays au printemps 2025 avaient apporté un répit temporaire. À la mi-mars, le taux de remplissage avait atteint 34,8 %, marquant une progression notable par rapport au début de l'année. Cependant, l'été a été particulièrement sec, et le Maroc a perdu près d'un milliard de mètres cubes d'eau en quatre mois, entre avril et août. Cette dégradation continue des réserves met en lumière la fragilité des ressources hydriques face aux conditions climatiques extrêmes.
Pour faire face à cette situation, les autorités insistent sur la gestion intégrée des ressources hydriques. L’optimisation des usages, le développement de nouvelles infrastructures, l’interconnexion des bassins et le recours accru aux stations de dessalement figurent parmi les leviers essentiels de la stratégie nationale.
