Joseph Nyuma Boakai : « L’Afrique ne cherche pas la charité, elle cherche des partenaires»
À MEDays 2025, le président libérien Joseph Nyuma Boakai a lancé un avertissement clair : l’Afrique ne peut plus laisser les autres définir son destin. Face à un monde fracturé et à un ordre international en recomposition, il appelle le continent à « reprendre le contrôle », créer de la valeur chez lui et parler d’une seule voix pour devenir un acteur central du XXIᵉ siècle.
Mounia Kabiri Kettani
Joseph Nyuma Boakai, président de Libéria.
A Tanger, le président du Libéria, Joseph Nyuma Boakai a dressé le constat d’un système international devenu imprévisible, fragmenté et profondément inégal. « Des certitudes disparaissent, des rivalités émergent, la confiance s’effrite », a-t-il averti. Selon lui, l’Afrique paie encore le prix d’une longue histoire de dépossession, d’abord physique, puis économique, puis narrative : ses ressources profitent davantage au reste du monde qu’à ses propres citoyens, des politiques qui affectent son avenir sont conçues sans elle et des récits sur l’Afrique sont fabriqués ailleurs. « Cela ne peut plus durer », a t-il martelé.
Le président libérien reste convaincu que « l’Afrique doit redevenir maîtresse de son destin, et non un espace où d’autres décident pour elle ». Pour réinventer l’équation mondiale, il a identifié quatre chantiers prioritaires. D’abord, la géopolitique : parler d’une seule voix, renforcer l’unité politique et l’autorité morale du continent afin qu’il ne soit plus un simple « terrain de compétition géopolitique », mais un pilier de leadership. Ensuite, la sécurité, qui exige une réponse collective face au terrorisme, aux trafics transnationaux et aux violences armées: partage du renseignement, institutions sécuritaires professionnalisées et mécanismes régionaux plus solides. Troisième chantier : l’économie, avec un appel ferme à transformer localement les richesses naturelles, car « aucune nation ne s’est développée en exportant des matières premières brutes ». Il a plaidé pour l’industrialisation, la création de valeur africaine et une réelle participation du continent dans les chaînes de valeur mondiales. Enfin, l’intégration régionale, indispensable pour peser au niveau global : accélérer la ZLECAf, développer les corridors routiers, ferroviaires et portuaires, étendre les réseaux énergétiques et investir massivement dans les infrastructures digitales.
Le président libérien a été clair : « L’Afrique ne cherche pas la charité. Elle cherche des partenaires. » Il encourage les investisseurs internationaux à créer de la valeur localement, renforcer la participation africaine, bâtir des infrastructures durables tout en respecter les peuples et les cultures locales. L’Afrique, dit-il, doit être perçue non comme un risque, mais comme une opportunité globale.
Joseph Boakai a terminé son intervention sur un appel vibrant, presque manifeste :« L’Afrique n’est pas en marge — elle s’affirme. L’Afrique n’est pas fragile — elle est résiliente. »
Le continent possède, selon lui la population, l’énergie, les ressources et la créativité nécessaires pour devenir l’un des pôles majeurs du XXIᵉ siècle. Ce qu’il manque ? De l’unité, du leadership, et le courage d’agir ensemble.
Le président libérien reste convaincu que « l’Afrique doit redevenir maîtresse de son destin, et non un espace où d’autres décident pour elle ». Pour réinventer l’équation mondiale, il a identifié quatre chantiers prioritaires. D’abord, la géopolitique : parler d’une seule voix, renforcer l’unité politique et l’autorité morale du continent afin qu’il ne soit plus un simple « terrain de compétition géopolitique », mais un pilier de leadership. Ensuite, la sécurité, qui exige une réponse collective face au terrorisme, aux trafics transnationaux et aux violences armées: partage du renseignement, institutions sécuritaires professionnalisées et mécanismes régionaux plus solides. Troisième chantier : l’économie, avec un appel ferme à transformer localement les richesses naturelles, car « aucune nation ne s’est développée en exportant des matières premières brutes ». Il a plaidé pour l’industrialisation, la création de valeur africaine et une réelle participation du continent dans les chaînes de valeur mondiales. Enfin, l’intégration régionale, indispensable pour peser au niveau global : accélérer la ZLECAf, développer les corridors routiers, ferroviaires et portuaires, étendre les réseaux énergétiques et investir massivement dans les infrastructures digitales.
Le président libérien a été clair : « L’Afrique ne cherche pas la charité. Elle cherche des partenaires. » Il encourage les investisseurs internationaux à créer de la valeur localement, renforcer la participation africaine, bâtir des infrastructures durables tout en respecter les peuples et les cultures locales. L’Afrique, dit-il, doit être perçue non comme un risque, mais comme une opportunité globale.
Joseph Boakai a terminé son intervention sur un appel vibrant, presque manifeste :« L’Afrique n’est pas en marge — elle s’affirme. L’Afrique n’est pas fragile — elle est résiliente. »
Le continent possède, selon lui la population, l’énergie, les ressources et la créativité nécessaires pour devenir l’un des pôles majeurs du XXIᵉ siècle. Ce qu’il manque ? De l’unité, du leadership, et le courage d’agir ensemble.
