Mohammed Loulichki : « La coopération Sud-Sud n’est plus marginale, elle devient structurante »
Présentée en ouverture des Atlantic Dialogues 2025, la 12ᵉ édition du rapport Atlantic Currents consacre l’émergence d’un « Atlantique élargi » en quête de nouveaux équilibres. Pour Mohammed Loulichki, senior fellow au Policy Center for the New South, cet espace devient un laboratoire stratégique face à l’érosion du multilatéralisme classique et à la montée des logiques pragmatiques.
Mounia Kabiri Kettani
Mohammed Loulichki, senior fellow au Policy Center for the New South.
La 12ᵉ édition du rapport Atlantic Currents s’inscrit dans la continuité d’un travail de fond engagé par le Policy Center for the New South depuis plus d’une décennie. Comme l’a rappelé Mohammed Loulichki, il s’agit d’« une compilation d’analyses et de recherches menées par des chercheurs, universitaires, anciens ministres et diplomates, autour des grandes transformations du bassin atlantique ».
La particularité de cette édition réside dans l’élargissement assumé du regard. L’Atlantique n’est plus pensé comme un simple axe transatlantique Europe–États-Unis, mais comme un espace beaucoup plus vaste, intégrant pleinement les deux rives sud — africaine et latino-américaine — ainsi que leurs interactions économiques, géopolitiques et stratégiques.
Selon Mohammed Loulichki, un constat s’impose à l’issue des échanges ayant accompagné la présentation du rapport : « l’idée d’un Atlantique élargi commence réellement à faire son chemin ». Les débats ont mis en évidence les opportunités offertes par ce nouvel espace, mais aussi la nature des partenariats susceptibles d’y émerger, dans un contexte international marqué par l’incertitude et la recomposition des équilibres.
Le rapport met en lumière un Atlantique en mutation, appelé à devenir un cadre pertinent de coopération, à l’heure où les grandes architectures multilatérales montrent leurs limites. Dans ce contexte, l’Atlantique élargi apparaît comme un laboratoire de nouvelles formes de dialogue, moins idéologiques et davantage fondées sur les intérêts partagés.
Pour le Senior Fellow du PCNS, cette réflexion s’inscrit dans une transformation plus large de l’ordre international. « Le multilatéralisme se rétrécit, tandis que le pragmatisme, le transactionnalisme et le réalisme s’imposent comme des lignes directrices des politiques étrangères », observe-t-il.
Cette évolution n’est pas nécessairement négative. Elle reflète, selon lui, une réalité fondamentale des relations internationales : la primauté des intérêts nationaux. Dans ce paysage mouvant, la capacité d’adaptation devient un atout stratégique majeur pour les États comme pour les régions.
Mohammed Loulichki inscrit cette dynamique dans le cadre plus large de la diplomatie marocaine. « Le réalisme et le pragmatisme sont au cœur de la diplomatie royale », souligne-t-il, estimant que cette approche permet au Royaume de s’ajuster aux bouleversements en cours et de rester un acteur crédible dans la construction des nouveaux équilibres mondiaux.
Cette posture, fondée sur l’anticipation et la flexibilité, positionne le Maroc comme une partie prenante active dans l’émergence d’un nouvel ordre international — qu’il soit singulier ou pluriel — et conforte son rôle au sein de l’espace atlantique.
La particularité de cette édition réside dans l’élargissement assumé du regard. L’Atlantique n’est plus pensé comme un simple axe transatlantique Europe–États-Unis, mais comme un espace beaucoup plus vaste, intégrant pleinement les deux rives sud — africaine et latino-américaine — ainsi que leurs interactions économiques, géopolitiques et stratégiques.
Selon Mohammed Loulichki, un constat s’impose à l’issue des échanges ayant accompagné la présentation du rapport : « l’idée d’un Atlantique élargi commence réellement à faire son chemin ». Les débats ont mis en évidence les opportunités offertes par ce nouvel espace, mais aussi la nature des partenariats susceptibles d’y émerger, dans un contexte international marqué par l’incertitude et la recomposition des équilibres.
Le rapport met en lumière un Atlantique en mutation, appelé à devenir un cadre pertinent de coopération, à l’heure où les grandes architectures multilatérales montrent leurs limites. Dans ce contexte, l’Atlantique élargi apparaît comme un laboratoire de nouvelles formes de dialogue, moins idéologiques et davantage fondées sur les intérêts partagés.
Pour le Senior Fellow du PCNS, cette réflexion s’inscrit dans une transformation plus large de l’ordre international. « Le multilatéralisme se rétrécit, tandis que le pragmatisme, le transactionnalisme et le réalisme s’imposent comme des lignes directrices des politiques étrangères », observe-t-il.
Cette évolution n’est pas nécessairement négative. Elle reflète, selon lui, une réalité fondamentale des relations internationales : la primauté des intérêts nationaux. Dans ce paysage mouvant, la capacité d’adaptation devient un atout stratégique majeur pour les États comme pour les régions.
Mohammed Loulichki inscrit cette dynamique dans le cadre plus large de la diplomatie marocaine. « Le réalisme et le pragmatisme sont au cœur de la diplomatie royale », souligne-t-il, estimant que cette approche permet au Royaume de s’ajuster aux bouleversements en cours et de rester un acteur crédible dans la construction des nouveaux équilibres mondiaux.
Cette posture, fondée sur l’anticipation et la flexibilité, positionne le Maroc comme une partie prenante active dans l’émergence d’un nouvel ordre international — qu’il soit singulier ou pluriel — et conforte son rôle au sein de l’espace atlantique.
