Union africaine : Le Maroc élu dès le premier tour au Conseil de Paix et de Sécurité

L’élection du Maroc est intervenu mercredi à Addis-Abeba dans le cadre de la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA. Ce vote consacre la crédibilité d’un Royaume dont l’engagement continental ne cesse de se structurer depuis son retour au sein de l’organisation en 2017. Il traduit la confiance renouvelée des États membres dans l’approche marocaine en matière de prévention, de gestion et de règlement des conflits.
Organe décisionnel permanent de l’Union africaine sur les questions de paix et de sécurité, le CPS constitue l’un des centres névralgiques de la gouvernance continentale. Y siéger implique responsabilité, constance et capacité de proposition.
Le Maroc n’en est pas à sa première contribution. Ces cinq dernières années, le Royaume a exercé deux mandats au sein du CPS : un mandat de deux ans (2018-2020), puis un mandat de trois ans (2022-2025). Durant toute cette période, Rabat a œuvré, de concert avec les autres États membres, à l’amélioration des méthodes de travail de l’organe et à l’instauration de bonnes pratiques, dans une démarche à la fois responsable et inclusive. Une diplomatie d’engagement, attentive aux équilibres régionaux et à la recherche de solutions durables.
La participation marocaine à la 48ème session du Conseil exécutif est conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. Cette session se tient en prélude au 39ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février, rendez-vous stratégique pour l’avenir institutionnel et politique du continent.
Au-delà du vote, ce scrutin confirme la centralité du Royaume dans les dynamiques africaines. Dans un contexte continental marqué par des défis sécuritaires persistants et des recompositions géopolitiques accélérées, la voix du Maroc s’affirme comme celle d’un acteur constructif, engagé pour la paix, la stabilité, le dialogue et le renforcement des mécanismes africains de gestion des crises.

