Maroc-Bahreïn : Ferme volonté commune de promouvoir la coopération bilatérale dans divers domaines

Co-présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et son homologue bahreïni, Dr Abdullatif bin Rashid Al Zayani, la 6e session de la Haute Commission mixte Maroc-Bahreïn vient d’avoir lieu à Laâyoune.
À cette occasion, Nasser Bourita a salué la profondeur des relations fraternelles solides unissant les deux Royaumes et les deux peuples frères, soulignant la volonté du Maroc de donner une forte impulsion à ces liens dans tous les domaines et de les promouvoir davantage vers des perspectives plus larges.
Il a aussi passé en revue les potentialités dont regorgent les deux pays, insistant dans ce sens sur l’importance de tirer profit de manière optimale de ces atouts.
De son côté, le ministre bahreïni des Affaires étrangères a fait part de sa fierté de cette visite dans son deuxième pays, le Royaume du Maroc, réaffirmant la volonté du Royaume de Bahreïn d’examiner l’ensemble des moyens à même de renforcer, de développer et de diversifier la coopération bilatérale pour englober les divers secteurs, au service des intérêts communs des deux pays.
Les deux ministres ont tenu des entretiens axés sur l’évaluation du processus de la coopération bilatérale et les moyens de la hisser à des niveaux supérieurs, ainsi que sur l’échange de vues concernant les questions arabes, régionales et internationales d’intérêt commun, notant avec satisfaction la convergence des points de vue des deux Royaumes à cet égard.
La symbolique du lieu
La tenue lundi à Laâyoune de la 6e session de la Haute Commission mixte Maroc-Bahreïn revêt “une forte portée symbolique”, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.
Il s’agit de la première commission mixte tenue par le Maroc avec un pays arabe dans ses provinces du Sud, a précisé Bourita lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue bahreïni, Dr Abdullatif bin Rashid Al Zayani, soulignant que cet événement “confirme la profondeur des relations fraternelles entre les deux pays et leur dimension solidaire ancrée, grâce à la Haute sollicitude de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et de Sa Majesté le Roi Hamad bin Isa Al Khalifa”.
La Commission mixte Maroc-Bahreïn, créée il y a 25 ans, a gagné en régularité ces dernières années, en se tenant désormais tous les deux ans ou deux ans et demi, a-t-il indiqué, relevant que les relations bilatérales reposent sur une base très solide, illustrée par les liens unissant les Souverains des deux pays et leurs peuples, ainsi que par une vision claire déclinée à court, moyen et long termes.
Le ministre a, à cet égard, souligné que la relation entre les deux pays est fondée sur une solidarité absolue, rappelant que les positions du Bahreïn concernant la question du Sahara marocain figurent parmi “les plus constantes” et que le Souverain du Bahreïn avait lui même informé SM le Roi Mohammed VI de l’intention de son pays d’ouvrir un consulat dans le Sahara marocain.
Dans la même logique, a-t-il ajouté, Sa Majesté le Roi a toujours veillé à apporter un soutien et une solidarité absolus au Bahreïn en rapport avec toutes ses causes décisives.
Par ailleurs, Bourita a relevé que le Maroc et le Bahreïn partagent les mêmes positions, tout particulièrement celles concernant la question palestinienne, “loin de toute surenchère ou exagération”.
Il s’agit, a-t-il poursuivi, de positions de principe significatives et concrètes en faveur de la solution à deux États et de l’établissement d’un État palestinien avec Al-Qods-Est pour capitale sur les frontières de 1967, ainsi que de positions visant à servir la cause palestinienne de manière concrète et quotidienne, aussi bien dans le cadre des contraintes que des opportunités offertes.
Le Bahreïn figure parmi les pays avec lesquels le Maroc se concerte de manière permanente au sujet de l’ensemble des dossiers, a dit le ministre, citant en exemple la coordination entre les deux pays pour s’assurer une présence de quatre années au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, deux ans pour le Bahreïn et autant pour le Maroc. Pour le Royaume du Maroc, il ne s’agit pas de “deux années plus deux, mais de quatre années continues”, a-t-il insisté.
Dans le même contexte, il a souligné que les initiatives qui seront lancées par le Bahreïn durant son mandat au Conseil de sécurité de l’ONU seront consolidées et développées par le Maroc lors de son mandat. Il en sera de même pour tout ce que le Maroc projette d’entreprendre durant l’exercice de son mandat au sein du Conseil de sécurité, a relevé le ministre.
Sur le plan bilatéral, Bourita a relevé que la priorité actuelle demeure le développement des relations commerciales, qui ne sont pas encore à la hauteur des relations politiques ni des ambitions des Souverains des deux pays.
Le rôle des gouvernements des deux Royaumes consiste à mettre en place le cadre adéquat et à encourager le secteur privé à s’inscrire dans cette dynamique positive des relations bilatérales, a-t-il conclu.
Le Bahreïn réaffirme son soutien constant à la marocanité du Sahara
Le Bahreïn a réaffirmé son soutien constant à l’intégrité territoriale du Maroc et à sa pleine souveraineté sur son Sahara.
Cette position a été exprimée dans le communiqué conjoint rendu public à l’issue des travaux de la 6e session de la Haute Commission mixte Maroc-Bahreïn, tenue lundi à Laâyoune.
Le communiqué souligne que le Royaume de Bahreïn a salué de nouveau la résolution historique 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui a consacré l’initiative d’autonomie, sous souveraineté marocaine, comme unique base pour le règlement de ce différend régional.
Le Royaume de Bahreïn a, en outre, réaffirmé son appui aux efforts du Secrétaire général des Nations Unies et de son Envoyé personnel pour le Sahara, visant à faciliter la tenue des négociations sur la base de l’Initiative marocaine d’autonomie, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à une solution définitive à ce différend consacrant la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud.

