Emploi. La réforme qui cible les sans-diplômes
Avec l’adoption du projet de loi 51.25, le gouvernement élargit l’accès aux stages de formation-insertion aux jeunes sans diplôme et renforce les avantages accordés aux entreprises, dans l’objectif de dynamiser l’emploi et d’améliorer l’intégration professionnelle.
Mounia Kabiri Kettani
la réforme des stages de 2026 élargit l’accès à l’insertion aux jeunes sans diplôme tout en conditionnant les avantages accordés aux entreprises à un effort réel de recrutement.
Le gouvernement engage une refonte du système des stages avec l’adoption du projet de loi 51.25. L’ambition affichée est d’élargir l’accès à l’insertion professionnelle à des publics jusqu’ici peu ciblés par les dispositifs classiques, notamment les jeunes sans diplôme.
Une ouverture aux profils sans qualification
Jusqu’à présent, les contrats de formation-insertion bénéficiaient principalement aux diplômés de l’enseignement supérieur. La réforme met fin à cette logique en intégrant les jeunes sans certification académique, souvent classés parmi les « NEET » — ni en emploi, ni en éducation, ni en formation.
En élargissant le périmètre des bénéficiaires, l’exécutif cherche à toucher une frange importante de la population inactive et à réduire les inégalités d’accès au marché du travail.
Des incitations financières pour les entreprises
Pour encourager les entreprises à jouer le jeu, le nouveau cadre législatif s'appuie sur des leviers financiers puissants introduits par la Loi de Finances 2025 et consolidés par le Code Général des Impôts (CGI) 2026 :
L’indemnité de stage est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite de 6 000 dirhams bruts par mois. En cas de recrutement à l’issue du stage, l’État prend en charge la part patronale des cotisations à la CNSS et à l’AMO pendant une période pouvant aller jusqu’à douze mois.
En combinant stage et premier contrat à durée indéterminée, certaines entreprises peuvent ainsi bénéficier d'une charge fiscale allégée sur une durée totale de 4 ans.
Un champ d’application élargi
La réforme ne concerne pas uniquement les profils ciblés. Elle étend également les structures d’accueil éligibles. Outre les entreprises industrielles et commerciales, le dispositif s’ouvre aux exploitations agricoles et forestières, ainsi qu’aux associations et coopératives.
Par ailleurs, le stage devra désormais être encadré par un tuteur en entreprise et un référent pédagogique.Et pour continuer à bénéficier des avantages, les entreprises sont incitées à maintenir un taux de recrutement d'au moins 60% des stagiaires à l'issue de leur période d'insertion.
Une ouverture aux profils sans qualification
Jusqu’à présent, les contrats de formation-insertion bénéficiaient principalement aux diplômés de l’enseignement supérieur. La réforme met fin à cette logique en intégrant les jeunes sans certification académique, souvent classés parmi les « NEET » — ni en emploi, ni en éducation, ni en formation.
En élargissant le périmètre des bénéficiaires, l’exécutif cherche à toucher une frange importante de la population inactive et à réduire les inégalités d’accès au marché du travail.
Des incitations financières pour les entreprises
Pour encourager les entreprises à jouer le jeu, le nouveau cadre législatif s'appuie sur des leviers financiers puissants introduits par la Loi de Finances 2025 et consolidés par le Code Général des Impôts (CGI) 2026 :
L’indemnité de stage est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite de 6 000 dirhams bruts par mois. En cas de recrutement à l’issue du stage, l’État prend en charge la part patronale des cotisations à la CNSS et à l’AMO pendant une période pouvant aller jusqu’à douze mois.
En combinant stage et premier contrat à durée indéterminée, certaines entreprises peuvent ainsi bénéficier d'une charge fiscale allégée sur une durée totale de 4 ans.
Un champ d’application élargi
La réforme ne concerne pas uniquement les profils ciblés. Elle étend également les structures d’accueil éligibles. Outre les entreprises industrielles et commerciales, le dispositif s’ouvre aux exploitations agricoles et forestières, ainsi qu’aux associations et coopératives.
Par ailleurs, le stage devra désormais être encadré par un tuteur en entreprise et un référent pédagogique.Et pour continuer à bénéficier des avantages, les entreprises sont incitées à maintenir un taux de recrutement d'au moins 60% des stagiaires à l'issue de leur période d'insertion.
