Affaire Tariq Ramadan : 18 ans de réclusion pour viol
Condamné par défaut à 18 ans de réclusion pour des viols commis entre 2009 et 2016, Tariq Ramadan voit son affaire prendre un tournant décisif. Assortie d’un mandat d’arrêt immédiat, cette décision relance un dossier devenu emblématique du mouvement #MeToo en France.

Une condamnation assortie d'interdiction définitive du territoire français...
La justice française a tranché. La cour criminelle de Paris a condamné, mercredi 25 mars, l’islamologue suisse Tariq Ramadan à 18 ans de réclusion criminelle, au terme d’un procès tenu à huis clos et en son absence. Âgé de 63 ans, il a été reconnu coupable de viols sur trois femmes à Lyon et à Paris entre 2009 et 2016.
Une peine lourde, alignée sur les réquisitions du parquet, qui s’inscrit dans un dossier devenu au fil des années un symbole des violences sexuelles dénoncées dans le sillage du mouvement #MeToo. Lors de l’audience, les plaignantes ont décrit des faits marqués par la contrainte, évoquant un comportement « manipulateur » et « dominateur ». L’accusé, qui a toujours contesté les accusations de viol, avait néanmoins reconnu des « relations » avec certaines d’entre elles.
Dans son verdict, la présidente de la cour, Corinne Goetzmann, citée par l’AFP, a rappelé un principe central : « le consentement à une relation sexuelle ne vaut pas acceptation de tous les actes ». Au-delà de la peine de prison, la juridiction a assorti sa décision de plusieurs mesures : un suivi judiciaire de huit ans, l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes, ainsi qu’une restriction sur toute prise de parole publique ou diffusion d’œuvres liées à l’affaire.
La cour a également prononcé une interdiction définitive du territoire français à l’issue de la peine, et confirmé le mandat d’arrêt délivré début mars, avec exécution immédiate et diffusion internationale. Tariq Ramadan est en outre condamné à verser des dommages et intérêts aux plaignantes.
L’affaire reste toutefois marquée par une donnée majeure : l’absence de l’accusé. Hospitalisé à Genève peu avant l’ouverture du procès, selon ses avocats en raison d’une poussée de sclérose en plaques, il ne s’est pas présenté à l’audience. Une expertise médicale a conclu à la stabilité de son état de santé, permettant théoriquement sa comparution. La cour a donc refusé tout report et décidé de le juger par défaut.
Actuellement en Suisse, où la législation interdit l’extradition des ressortissants, l’islamologue échappe pour l’heure à l’exécution de sa peine. Une situation qui le place de facto en rupture avec la justice française, malgré le mandat d’arrêt international.
Déjà condamné par la justice suisse dans une autre affaire de viol, Tariq Ramadan voit ainsi sa situation judiciaire s’alourdir considérablement. Ce verdict marque un tournant dans un dossier qui a marqué les milieux intellectuels et relance le débat sur la responsabilité et l’impunité dans les affaires de violences sexuelles.
Une peine lourde, alignée sur les réquisitions du parquet, qui s’inscrit dans un dossier devenu au fil des années un symbole des violences sexuelles dénoncées dans le sillage du mouvement #MeToo. Lors de l’audience, les plaignantes ont décrit des faits marqués par la contrainte, évoquant un comportement « manipulateur » et « dominateur ». L’accusé, qui a toujours contesté les accusations de viol, avait néanmoins reconnu des « relations » avec certaines d’entre elles.
Dans son verdict, la présidente de la cour, Corinne Goetzmann, citée par l’AFP, a rappelé un principe central : « le consentement à une relation sexuelle ne vaut pas acceptation de tous les actes ». Au-delà de la peine de prison, la juridiction a assorti sa décision de plusieurs mesures : un suivi judiciaire de huit ans, l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes, ainsi qu’une restriction sur toute prise de parole publique ou diffusion d’œuvres liées à l’affaire.
La cour a également prononcé une interdiction définitive du territoire français à l’issue de la peine, et confirmé le mandat d’arrêt délivré début mars, avec exécution immédiate et diffusion internationale. Tariq Ramadan est en outre condamné à verser des dommages et intérêts aux plaignantes.
L’affaire reste toutefois marquée par une donnée majeure : l’absence de l’accusé. Hospitalisé à Genève peu avant l’ouverture du procès, selon ses avocats en raison d’une poussée de sclérose en plaques, il ne s’est pas présenté à l’audience. Une expertise médicale a conclu à la stabilité de son état de santé, permettant théoriquement sa comparution. La cour a donc refusé tout report et décidé de le juger par défaut.
Actuellement en Suisse, où la législation interdit l’extradition des ressortissants, l’islamologue échappe pour l’heure à l’exécution de sa peine. Une situation qui le place de facto en rupture avec la justice française, malgré le mandat d’arrêt international.
Déjà condamné par la justice suisse dans une autre affaire de viol, Tariq Ramadan voit ainsi sa situation judiciaire s’alourdir considérablement. Ce verdict marque un tournant dans un dossier qui a marqué les milieux intellectuels et relance le débat sur la responsabilité et l’impunité dans les affaires de violences sexuelles.
