Impériales 2026. L’heure du passage à l’action
Souvent dans l’ombre des secteurs qu’elle accompagne, l’industrie du marketing et de la communication revendique désormais sa place. À l’occasion des Impériales Week 2026, son président, Anouar Sabri appelle à passer du diagnostic à l’action, dans un contexte de profondes mutations.
Mounia Kabiri Kettani
Anouar Sabri, président de l’association "Les Impériales ".
À travers la 9e édition des Impériales Week, organisée du 30 mars au 5 avril, le secteur marocain du marketing, de la communication et du digital cherche à sortir de sa relative invisibilité. Pour le président de l’association «Les Impériales », Anouar Sabri, l’enjeu est clair : remettre une industrie stratégique « sous les projecteurs », après des années à opérer en coulisses. « Nous sommes une industrie au service des autres », rappelle-t-il. Une réalité qui explique, selon lui, le manque de visibilité dont souffre le secteur, malgré son rôle central auprès des entreprises, des institutions et, plus largement, de l’économie nationale.
Un rendez-vous pour exister... et se structurer
Au fil des éditions, Les Impériales se sont imposées comme un rendez-vous annuel attendu par les professionnels. Mais au-delà de l’événement, la démarche se veut désormais plus ambitieuse : créer un espace de réflexion collective sur les transformations du secteur. « Nous avions besoin d’un moment dans l’année pour parler de nous, de notre vision, de ce que nous faisons et de ce que nous devons améliorer », explique Anouar Sabri.
L’édition 2026 s’inscrit dans la continuité d’un travail de fond engagé l’année précédente avec une étude prospective à horizon 2035, visant à dresser un diagnostic lucide de l’industrie. Une étape jugée nécessaire, mais désormais insuffisante.
De la réflexion à l’action
Le ton est donné : « Daba or never ». Pour les organisateurs, le temps n’est plus à l’observation mais à la mise en œuvre. « Cette année ne pouvait être qu’une année d’action », insiste Anouar Sabri. L’objectif est de faire émerger des recommandations concrètes, activables, et surtout suivies dans le temps grâce à la mise en place d’un comité dédié.
Cette volonté traduit une prise de conscience : face à l’accélération des mutations – technologiques, économiques et organisationnelles – le secteur ne peut plus se contenter de débats théoriques.
Parmi les chantiers identifiés, la question des talents apparaît centrale. Le secteur fait face à un besoin urgent de montée en compétences, dans un environnement marqué par l’irruption de nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle. « Il faut une véritable mise à niveau des compétences », souligne Sabri, appelant à une introspection collective pour repenser les pratiques et anticiper les transformations.
Autre défi majeur : celui des modèles économiques. Qu’il s’agisse des agences, des médias ou des départements marketing, l’ensemble de la chaîne de valeur est confronté à des équilibres fragiles.
« Tout est enchevêtré », observe-t-il, évoquant un écosystème où les contraintes budgétaires, les attentes des annonceurs et les mutations technologiques redéfinissent en profondeur les règles du jeu.
Fédérer pour peser
Face à ces enjeux, la réponse passe par une meilleure coordination des acteurs. L’ambition des Impériales est précisément de fédérer l’ensemble de l’écosystème autour d’une vision commune. « Se concerter, oui, mais avec une vision globale », insiste Anouar Sabri. L’objectif est de dépasser les approches fragmentées pour construire une stratégie cohérente, capable de renforcer l’impact du secteur.
Pour autant, il se garde de toute prétention excessive : « Les Impériales ne peuvent pas tout résoudre à elles seules ». Mais elles entendent jouer un rôle de catalyseur, en structurant le débat et en accompagnant l’émergence de solutions.
Le message est sans ambiguïté : l’industrie du marketing et de la communication est à un moment charnière de son développement. Entre nécessité de reconnaissance, transformation des modèles et pression technologique, elle doit désormais faire des choix structurants pour son avenir. « Exister ou mourir », résume Anouar Sabri. Une formule volontairement radicale, qui traduit l’urgence ressentie par les acteurs du secteur.
Un rendez-vous pour exister... et se structurer
Au fil des éditions, Les Impériales se sont imposées comme un rendez-vous annuel attendu par les professionnels. Mais au-delà de l’événement, la démarche se veut désormais plus ambitieuse : créer un espace de réflexion collective sur les transformations du secteur. « Nous avions besoin d’un moment dans l’année pour parler de nous, de notre vision, de ce que nous faisons et de ce que nous devons améliorer », explique Anouar Sabri.
L’édition 2026 s’inscrit dans la continuité d’un travail de fond engagé l’année précédente avec une étude prospective à horizon 2035, visant à dresser un diagnostic lucide de l’industrie. Une étape jugée nécessaire, mais désormais insuffisante.
De la réflexion à l’action
Le ton est donné : « Daba or never ». Pour les organisateurs, le temps n’est plus à l’observation mais à la mise en œuvre. « Cette année ne pouvait être qu’une année d’action », insiste Anouar Sabri. L’objectif est de faire émerger des recommandations concrètes, activables, et surtout suivies dans le temps grâce à la mise en place d’un comité dédié.
Cette volonté traduit une prise de conscience : face à l’accélération des mutations – technologiques, économiques et organisationnelles – le secteur ne peut plus se contenter de débats théoriques.
Parmi les chantiers identifiés, la question des talents apparaît centrale. Le secteur fait face à un besoin urgent de montée en compétences, dans un environnement marqué par l’irruption de nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle. « Il faut une véritable mise à niveau des compétences », souligne Sabri, appelant à une introspection collective pour repenser les pratiques et anticiper les transformations.
Autre défi majeur : celui des modèles économiques. Qu’il s’agisse des agences, des médias ou des départements marketing, l’ensemble de la chaîne de valeur est confronté à des équilibres fragiles.
« Tout est enchevêtré », observe-t-il, évoquant un écosystème où les contraintes budgétaires, les attentes des annonceurs et les mutations technologiques redéfinissent en profondeur les règles du jeu.
Fédérer pour peser
Face à ces enjeux, la réponse passe par une meilleure coordination des acteurs. L’ambition des Impériales est précisément de fédérer l’ensemble de l’écosystème autour d’une vision commune. « Se concerter, oui, mais avec une vision globale », insiste Anouar Sabri. L’objectif est de dépasser les approches fragmentées pour construire une stratégie cohérente, capable de renforcer l’impact du secteur.
Pour autant, il se garde de toute prétention excessive : « Les Impériales ne peuvent pas tout résoudre à elles seules ». Mais elles entendent jouer un rôle de catalyseur, en structurant le débat et en accompagnant l’émergence de solutions.
Le message est sans ambiguïté : l’industrie du marketing et de la communication est à un moment charnière de son développement. Entre nécessité de reconnaissance, transformation des modèles et pression technologique, elle doit désormais faire des choix structurants pour son avenir. « Exister ou mourir », résume Anouar Sabri. Une formule volontairement radicale, qui traduit l’urgence ressentie par les acteurs du secteur.
