FISA. L’aviculture consolide ses acquis et prépare 2030
Au SIAM 2026, la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) met en avant les performances d’une filière stratégique pour la sécurité alimentaire du Maroc. Derrière les volumes record et l’autosuffisance affichée, le défi se déplace désormais vers l’aval de la chaîne, entre structuration, transformation et régulation du marché. Explications de Ahmed Daoudi, directeur exécutif de la fédération.
Mounia Kabiri Kettani
Ahmed Daoudi, directeur exécutif de la FISA.
À Meknès, la filière avicole marocaine s’expose comme l’un des piliers les plus dynamiques de l’agriculture nationale. « Nous sommes présents pour donner de la visibilité au secteur, montrer ses avancées et attirer davantage d’investissements », explique Ahmed Daoudi, directeur exécutif de la FISA, en marge de la 18ᵉ édition du SIAM.
Sur le stand de la Fédération, la diversité de l’offre est mise en scène : poulet standard, poulet fermier, dinde, autruche, mais aussi poules d’ornement. Une vitrine destinée autant au grand public qu’aux investisseurs potentiels, dans un secteur qui revendique une montée en puissance continue.
Les chiffres avancés montrent cette dynamique. La production nationale avoisine aujourd’hui 800.000 tonnes de viandes de volaille, auxquelles s’ajoutent près de 7 milliards d’œufs de consommation par an. Rapportée à la population, la consommation atteint environ 24 kg de viande de volaille et 190 œufs par habitant et par an. « Cela témoigne des investissements importants réalisés par les professionnels », souligne Ahmed Daoudi. Une trajectoire qui a permis au Maroc d’atteindre l’autosuffisance en viandes blanches et en œufs.
Un aval à organiser
Si l’amont de la filière est aujourd’hui jugé bien organisé, notamment grâce aux stratégies agricoles successives comme le Plan Maroc Vert et Génération Green, le principal défi se situe désormais en aval.
Abattage, découpe, transformation et distribution restent des segments à structurer pour améliorer la valorisation des produits et stabiliser le marché. « Il faut organiser davantage le segment aval pour mieux réguler les prix et renforcer la sécurité sanitaire », insiste le responsable de la FISA.
Dans cette optique, plusieurs projets d’abattoirs industriels et d’unités de transformation émergent à travers le Royaume, portés par des investisseurs accompagnés par la Fédération et encadrés par les autorités sanitaires.
Sur la question sensible des prix, Ahmed Daoudi rappelle le fonctionnement du secteur : « Le marché est régi par l’offre et la demande ». Une volatilité assumée, avec des cycles de hausse et de baisse. « Aujourd’hui, les prix sont en baisse», note-t-il.
Il précise également que certains opérateurs peuvent vendre à perte en période de surproduction, dans un contexte marqué par des contraintes financières et logistiques.
Au-delà de la production, la filière avicole constitue un levier économique majeur. Elle génère plus de 180.000 emplois directs, auxquels s’ajoutent de nombreux emplois indirects.
La FISA mise également sur la formation et le transfert de compétences, notamment à travers des centres spécialisés inaugurés ces dernières années. Cette dynamique s’inscrit aussi dans une logique de coopération Sud-Sud, avec des partenariats renforcés en Afrique. « Nous exportons des œufs à couver, des poussins d’un jour et nous accompagnons plusieurs pays africains dans le développement de leur filière », précise Ahmed Daoudi. Une stratégie qui positionne le Maroc comme acteur régional de référence.
Cap sur 2030
Dans cette perspective, la Fédération prépare la prochaine édition de son salon sectoriel avec un cap clair : « l’aviculture au rendez-vous de 2030 ». Un horizon qui s’inscrit dans les grands projets structurants du Royaume et dans l’ambition de renforcer la compétitivité du secteur.
Entre performances productives, enjeux de structuration et ouverture à l’international, la filière avicole marocaine poursuit ainsi sa transformation. Avec un objectif central : consolider son rôle clé dans la sécurité alimentaire tout en s’adaptant aux nouvelles exigences du marché
Sur le stand de la Fédération, la diversité de l’offre est mise en scène : poulet standard, poulet fermier, dinde, autruche, mais aussi poules d’ornement. Une vitrine destinée autant au grand public qu’aux investisseurs potentiels, dans un secteur qui revendique une montée en puissance continue.
Les chiffres avancés montrent cette dynamique. La production nationale avoisine aujourd’hui 800.000 tonnes de viandes de volaille, auxquelles s’ajoutent près de 7 milliards d’œufs de consommation par an. Rapportée à la population, la consommation atteint environ 24 kg de viande de volaille et 190 œufs par habitant et par an. « Cela témoigne des investissements importants réalisés par les professionnels », souligne Ahmed Daoudi. Une trajectoire qui a permis au Maroc d’atteindre l’autosuffisance en viandes blanches et en œufs.
Un aval à organiser
Si l’amont de la filière est aujourd’hui jugé bien organisé, notamment grâce aux stratégies agricoles successives comme le Plan Maroc Vert et Génération Green, le principal défi se situe désormais en aval.
Abattage, découpe, transformation et distribution restent des segments à structurer pour améliorer la valorisation des produits et stabiliser le marché. « Il faut organiser davantage le segment aval pour mieux réguler les prix et renforcer la sécurité sanitaire », insiste le responsable de la FISA.
Dans cette optique, plusieurs projets d’abattoirs industriels et d’unités de transformation émergent à travers le Royaume, portés par des investisseurs accompagnés par la Fédération et encadrés par les autorités sanitaires.
Sur la question sensible des prix, Ahmed Daoudi rappelle le fonctionnement du secteur : « Le marché est régi par l’offre et la demande ». Une volatilité assumée, avec des cycles de hausse et de baisse. « Aujourd’hui, les prix sont en baisse», note-t-il.
Il précise également que certains opérateurs peuvent vendre à perte en période de surproduction, dans un contexte marqué par des contraintes financières et logistiques.
Au-delà de la production, la filière avicole constitue un levier économique majeur. Elle génère plus de 180.000 emplois directs, auxquels s’ajoutent de nombreux emplois indirects.
La FISA mise également sur la formation et le transfert de compétences, notamment à travers des centres spécialisés inaugurés ces dernières années. Cette dynamique s’inscrit aussi dans une logique de coopération Sud-Sud, avec des partenariats renforcés en Afrique. « Nous exportons des œufs à couver, des poussins d’un jour et nous accompagnons plusieurs pays africains dans le développement de leur filière », précise Ahmed Daoudi. Une stratégie qui positionne le Maroc comme acteur régional de référence.
Cap sur 2030
Dans cette perspective, la Fédération prépare la prochaine édition de son salon sectoriel avec un cap clair : « l’aviculture au rendez-vous de 2030 ». Un horizon qui s’inscrit dans les grands projets structurants du Royaume et dans l’ambition de renforcer la compétitivité du secteur.
Entre performances productives, enjeux de structuration et ouverture à l’international, la filière avicole marocaine poursuit ainsi sa transformation. Avec un objectif central : consolider son rôle clé dans la sécurité alimentaire tout en s’adaptant aux nouvelles exigences du marché
