Turquie. L’inflation repart à la hausse et ravive les tensions économiques
Après un léger répit, l’inflation reprend de la vitesse en Turquie. Tirée par la hausse des coûts de l’énergie et des dépenses liées au logement, elle franchit à nouveau un seuil élevé en avril, reflétant la persistance des tensions sur les prix dans l’économie.
L’Observateur .
En Turquie, l’inflation est remontée à 32,4 % en avril, tirée notamment par la hausse des coûts de l’énergie et du logement.
Après plusieurs mois de ralentissement, la hausse des prix reprend de la vigueur en Turquie. En avril, l’inflation annuelle a atteint 32,4 %, contre 30,9 % en mars, selon les dernières données officielles, signalant un nouvel épisode de tension sur le front des prix dans un contexte économique déjà fragilisé.
Sur un mois, l’accélération est encore plus marquée : les prix à la consommation ont progressé de 4,2 %, soit plus du double du rythme enregistré en mars. On note le renchérissement des dépenses liées au logement, eau, électricité, gaz et combustibles qui ont bondi de 8 %, ce qui reflète le poids déterminant de l’énergie dans la dynamique inflationniste.
Dans le détail, plusieurs postes de dépenses continuent de tirer l’inflation vers le haut. L’éducation affiche une hausse spectaculaire de 50,6 % sur un an, suivie par le logement (+46,6 %), les transports (+35,1 %) et l’alimentation (+34,6 %). Autant de catégories essentielles qui pèsent directement sur le budget des ménages.
Cette remontée intervient après une phase de décrue amorcée à la mi-2024, lorsque l’inflation avait culminé à plus de 75 % en mai, avant de refluer progressivement. Malgré ce recul, elle reste solidement installée au-dessus de la barre des 30 % depuis fin 2021, traduisant des déséquilibres persistants.
À l’échelle locale, la pression est encore plus forte dans certaines grandes villes. À Istanbul, poumon économique du pays, la Chambre de commerce évalue l’inflation à 36,9 % sur un an, un niveau supérieur à la moyenne nationale.
Sur un mois, l’accélération est encore plus marquée : les prix à la consommation ont progressé de 4,2 %, soit plus du double du rythme enregistré en mars. On note le renchérissement des dépenses liées au logement, eau, électricité, gaz et combustibles qui ont bondi de 8 %, ce qui reflète le poids déterminant de l’énergie dans la dynamique inflationniste.
Dans le détail, plusieurs postes de dépenses continuent de tirer l’inflation vers le haut. L’éducation affiche une hausse spectaculaire de 50,6 % sur un an, suivie par le logement (+46,6 %), les transports (+35,1 %) et l’alimentation (+34,6 %). Autant de catégories essentielles qui pèsent directement sur le budget des ménages.
Cette remontée intervient après une phase de décrue amorcée à la mi-2024, lorsque l’inflation avait culminé à plus de 75 % en mai, avant de refluer progressivement. Malgré ce recul, elle reste solidement installée au-dessus de la barre des 30 % depuis fin 2021, traduisant des déséquilibres persistants.
À l’échelle locale, la pression est encore plus forte dans certaines grandes villes. À Istanbul, poumon économique du pays, la Chambre de commerce évalue l’inflation à 36,9 % sur un an, un niveau supérieur à la moyenne nationale.
