Société
Cèdres : l’ANEF dément l’existence d’une « mafia »
Face à la polémique autour du braconnage des cèdres dans la région de Boutelfine-Tamjilt, l’Agence nationale des eaux et forêts sort du silence. Enquête de terrain à l’appui, elle évoque des cas isolés et recadre une lecture jugée « alarmiste ».
Hayat Kamal Idrissi
"Mafia du cèdre", une fausse alerte selon l'ANEF
L’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a réagi mardi aux informations faisant état d’un « arrachage systématique » de cèdres dans la zone de Boutelfine-Tamjilt. Sur la base de constats de terrain, l’agence indique que les faits recensés sont limités et déjà pris en charge.
Dans une mise au point rendue publique mardi 5 mai, l’institution affirme que la protection des forêts de cèdres reste une priorité « opérationnelle et stratégique », en réponse aux accusations relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Au cœur de la polémique: des publications évoquant l’existence d’une « mafia » à l’œuvre dans la zone de Boutelfine-Tamjilt, à cheval entre les provinces de Guercif et de Boulemane, accusée de procéder à un arrachage massif et organisé des cèdres.
Enquêtes de terrain
Pour l’ANEF, ces allégations ne résistent pas à l’examen. L’Agence indique avoir dépêché ses équipes pour mener « des investigations sur le terrain », en coordination avec les directions régionales de Fès-Meknès et de l’Oriental. Ces opérations ont été conduites dans le cadre de commissions locales, provinciales et régionales associant les différents services compétents, ajoute la même source. Objectif ? Vérifier la véracité des informations circulant en ligne et identifier d’éventuelles infractions.
Résultat, selon l’Agence : une partie des images et données diffusées renvoie à des infractions remontant à la fin de l’année 2025, « pour lesquelles des mesures légales nécessaires ont déjà été prises ». Quant aux faits récents, ils se limiteraient à deux incidents précis, selon l’ANEF. « L’abattage illégal d’un seul cèdre et la chute d’un autre arbre, emporté par les vents et les récentes chutes de neige », précise la même source. Des éléments jugés insuffisants pour parler d’un phénomène structuré. «Présenter ces cas isolés comme un arrachage systématique ne reflète pas la réalité », insiste l’ANEF.
L’Agence assure, par ailleurs, que les opérations de surveillance se poursuivent sur le terrain. Patrouilles régulières, contrôles renforcés et coordination avec les autorités locales et la gendarmerie royale sont maintenus pour prévenir toute atteinte au domaine forestier.
Elle rappelle enfin que toute infraction fait l’objet de poursuites conformément à la loi, dans le cadre de la stratégie nationale « Forêts du Maroc 2020-2030 », qui vise à préserver et valoriser les écosystèmes forestiers. Pour conclure, l’ANEF appelle à la prudence face à la circulation d’informations non vérifiées et aux fake news.
Dans une mise au point rendue publique mardi 5 mai, l’institution affirme que la protection des forêts de cèdres reste une priorité « opérationnelle et stratégique », en réponse aux accusations relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Au cœur de la polémique: des publications évoquant l’existence d’une « mafia » à l’œuvre dans la zone de Boutelfine-Tamjilt, à cheval entre les provinces de Guercif et de Boulemane, accusée de procéder à un arrachage massif et organisé des cèdres.
Enquêtes de terrain
Pour l’ANEF, ces allégations ne résistent pas à l’examen. L’Agence indique avoir dépêché ses équipes pour mener « des investigations sur le terrain », en coordination avec les directions régionales de Fès-Meknès et de l’Oriental. Ces opérations ont été conduites dans le cadre de commissions locales, provinciales et régionales associant les différents services compétents, ajoute la même source. Objectif ? Vérifier la véracité des informations circulant en ligne et identifier d’éventuelles infractions.
Résultat, selon l’Agence : une partie des images et données diffusées renvoie à des infractions remontant à la fin de l’année 2025, « pour lesquelles des mesures légales nécessaires ont déjà été prises ». Quant aux faits récents, ils se limiteraient à deux incidents précis, selon l’ANEF. « L’abattage illégal d’un seul cèdre et la chute d’un autre arbre, emporté par les vents et les récentes chutes de neige », précise la même source. Des éléments jugés insuffisants pour parler d’un phénomène structuré. «Présenter ces cas isolés comme un arrachage systématique ne reflète pas la réalité », insiste l’ANEF.
L’Agence assure, par ailleurs, que les opérations de surveillance se poursuivent sur le terrain. Patrouilles régulières, contrôles renforcés et coordination avec les autorités locales et la gendarmerie royale sont maintenus pour prévenir toute atteinte au domaine forestier.
Elle rappelle enfin que toute infraction fait l’objet de poursuites conformément à la loi, dans le cadre de la stratégie nationale « Forêts du Maroc 2020-2030 », qui vise à préserver et valoriser les écosystèmes forestiers. Pour conclure, l’ANEF appelle à la prudence face à la circulation d’informations non vérifiées et aux fake news.
