Société
Saad Lamjarred: un nouveau procès pour viol
Le chanteur Saad Lamjarred, 41 ans, comparaît ce lundi devant la cour d'assises de Draguignan, dans le Var, pour répondre d'accusations de viol sur une barmaid dans les environs de Saint-Tropez. Des faits qu'il conteste fermement. Le verdict est attendu vendredi.
Avec Agences
Violeur en série ou victime de harcèlement ?
Sept ans après les faits, Saâd Lamjarred comparaît libre ce lundi devant la cour d'assises de Draguignan. Dès l'ouverture de l'audience, la cour a ordonné le huis clos, à la demande de la plaignante, soucieuse de tenir les débats à l'abri des regards.
Une nuit d'août 2018
Les faits remontent à l'été 2018. La victime présumée travaillait alors comme barmaid à Saint-Tropez quand elle a croisé Saad Lamjarred dans une discothèque. Ne le connaissant pas, attirée par lui, elle a accepté de le rejoindre pour un verre au bar de son hôtel, raconte la plaignate. Et C'est là que les versions divergent radicalement.
Selon son récit rapporté aux enquêteurs, le chanteur l'aurait conduite directement dans sa chambre, tentant d'abord de l'embrasser avant de la plaquer sur le lit, de la déshabiller et de la violer en lui maintenant les poignets, sans qu'elle ne parvienne à opposer de résistance. Saad Lamjarred, lui, soutient que la relation était consentie et que la jeune femme était plus qu’entreprenante.
Des éléments matériels viennent alimenter le dossier à charge. Une amie appelée au secours peu après les faits a décrit la plaignante comme profondément choquée (maquillage défait, lèvres tuméfiées, regard absent). Les analyses toxicologiques réalisées quelques heures plus tard ont établi des taux d'alcoolémie compris entre 1,2 et 1,4 gramme par litre de sang pour elle, et entre 1,6 et 1,8 g/l pour la star.
Malgré l'absence d'opposition du parquet à un non-lieu, la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé en 2021 le renvoi devant les assises, soulignant que le seul fait d'accepter de se rendre dans la chambre d'un homme ne saurait valoir consentement à un acte sexuel. Ce procès, initialement fixé en décembre 2025, avait dû être reporté en raison de l'indisponibilité pour maladie de la présidente de la cour.
Passif judiciaire
Sâad Lamjarred traîne derrière lui un casier judiciaire et une série d'accusations qui s'étalent sur plus de quinze ans. En 2010 aux États-Unis, une procédure pour viol et agression sexuelle avait été classée à la suite d'un arrangement financier avec la plaignante. En 2015 au Maroc, il avait de nouveau été mis en cause dans des faits similaires.
En France, la justice a déjà rendu un verdict : en 2023, la cour d'assises de Paris l'a condamné à six ans de prison pour le viol de Laura P. qu'il avait rencontrée dans une boîte de nuit parisienne en 2016 et qu'il aurait, selon les juges, violée et frappée dans une chambre d'hôtel, des faits qu'il a toujours niés.
Le procès en appel de cette condamnation, prévu en juin 2025 à Créteil, a été également repoussé, en raison de poursuites judiciaires engagées contre Laura P. et cinq autres personnes. Ces dernières étaient soupçonnées d'avoir tenté de monnayer le silence de la plaignante.
À l'issue d'une audience fin mars, cinq d'entre elles ont été condamnées pour avoir exigé trois millions d'euros afin que la jeune femme retire sa plainte et renonce à témoigner devant les assises. Parmi les condamnés : la mère de Laura P., une avocate et une influenceuse. La plaignante elle-même a été relaxée. Le sort de Lamjared sera connu vendredi.
Une nuit d'août 2018
Les faits remontent à l'été 2018. La victime présumée travaillait alors comme barmaid à Saint-Tropez quand elle a croisé Saad Lamjarred dans une discothèque. Ne le connaissant pas, attirée par lui, elle a accepté de le rejoindre pour un verre au bar de son hôtel, raconte la plaignate. Et C'est là que les versions divergent radicalement.
Selon son récit rapporté aux enquêteurs, le chanteur l'aurait conduite directement dans sa chambre, tentant d'abord de l'embrasser avant de la plaquer sur le lit, de la déshabiller et de la violer en lui maintenant les poignets, sans qu'elle ne parvienne à opposer de résistance. Saad Lamjarred, lui, soutient que la relation était consentie et que la jeune femme était plus qu’entreprenante.
Des éléments matériels viennent alimenter le dossier à charge. Une amie appelée au secours peu après les faits a décrit la plaignante comme profondément choquée (maquillage défait, lèvres tuméfiées, regard absent). Les analyses toxicologiques réalisées quelques heures plus tard ont établi des taux d'alcoolémie compris entre 1,2 et 1,4 gramme par litre de sang pour elle, et entre 1,6 et 1,8 g/l pour la star.
Malgré l'absence d'opposition du parquet à un non-lieu, la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé en 2021 le renvoi devant les assises, soulignant que le seul fait d'accepter de se rendre dans la chambre d'un homme ne saurait valoir consentement à un acte sexuel. Ce procès, initialement fixé en décembre 2025, avait dû être reporté en raison de l'indisponibilité pour maladie de la présidente de la cour.
Passif judiciaire
Sâad Lamjarred traîne derrière lui un casier judiciaire et une série d'accusations qui s'étalent sur plus de quinze ans. En 2010 aux États-Unis, une procédure pour viol et agression sexuelle avait été classée à la suite d'un arrangement financier avec la plaignante. En 2015 au Maroc, il avait de nouveau été mis en cause dans des faits similaires.
En France, la justice a déjà rendu un verdict : en 2023, la cour d'assises de Paris l'a condamné à six ans de prison pour le viol de Laura P. qu'il avait rencontrée dans une boîte de nuit parisienne en 2016 et qu'il aurait, selon les juges, violée et frappée dans une chambre d'hôtel, des faits qu'il a toujours niés.
Le procès en appel de cette condamnation, prévu en juin 2025 à Créteil, a été également repoussé, en raison de poursuites judiciaires engagées contre Laura P. et cinq autres personnes. Ces dernières étaient soupçonnées d'avoir tenté de monnayer le silence de la plaignante.
À l'issue d'une audience fin mars, cinq d'entre elles ont été condamnées pour avoir exigé trois millions d'euros afin que la jeune femme retire sa plainte et renonce à témoigner devant les assises. Parmi les condamnés : la mère de Laura P., une avocate et une influenceuse. La plaignante elle-même a été relaxée. Le sort de Lamjared sera connu vendredi.
