Sociétés cotées. Une croissance à deux chiffres attendue en 2026
Malgré un contexte international encore instable, la Bourse de Casablanca continue d’afficher des perspectives solides. Selon les projections de BMCE Capital Global Research, les bénéfices des sociétés cotées devraient progresser de près de 13 % en 2026, soutenus par la bonne tenue des banques, des mines, des assurances et des grands projets d’infrastructures.
Mounia Kabiri Kettani
13 % de bénéfices attendus en 2026 pour les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca, avec une masse bénéficiaire estimée à près de 50 milliards de dirhams selon BMCE Capital Global Research.
Malgré un environnement international encore marqué par les tensions géopolitiques, les risques inflationnistes et les incertitudes sur les marchés mondiaux, les entreprises cotées à la Bourse de Casablanca devraient poursuivre leur dynamique de croissance en 2026. Les dernières projections de BMCE Capital Global Research dessinent un marché porté par la solidité des banques, la bonne orientation des mines, la montée en puissance des infrastructures et le maintien de la consommation intérieure.
Le bureau de recherche anticipe une hausse d’environ 13 % des bénéfices des sociétés cotées, avec une masse bénéficiaire globale proche de 50 milliards de dirhams. Une progression qui confirme le changement d’échelle observé depuis deux ans sur le marché marocain.
Selon les estimations de BKGR, le chiffre d’affaires global des sociétés cotées devrait atteindre près de 352 milliards de dirhams en 2026, soit une progression de 13,6 % par rapport à l’année précédente. Cette évolution serait soutenue par plusieurs secteurs stratégiques : les industries, dont les revenus progresseraient de 16 % ; les établissements financiers, avec une hausse attendue de 6,3 % du produit net bancaire et les assurances, dont l’activité devrait croître de plus de 15 %.
Dans ce contexte, les banques continuent de jouer un rôle central dans la dynamique du marché. BKGR estime que le secteur bancaire représentera à lui seul plus de 42 % de la croissance de la masse bénéficiaire globale grâce à la progression du produit net bancaire, à une meilleure maîtrise des charges et à une gestion du risque jugée solide.
Les mines confirment leur retour en force
Le secteur minier apparaît comme l’un des principaux moteurs de croissance du marché en 2026. BKGR prévoit qu’il contribuera à près de 48 % de la progression des bénéfices des sociétés cotées.
Cette performance serait alimentée par plusieurs facteurs : l’effet année pleine de nouveaux projets industriels, la bonne tenue des prix des métaux précieux ainsi que certaines opérations exceptionnelles de cession d’actifs.
Le secteur du BTP devrait également profiter de l’accélération des grands projets d’infrastructures liés aux échéances nationales et internationales à venir, tandis que les assurances bénéficieraient notamment de la fusion-absorption attendue entre Allianz Maroc et Sanlam Maroc.
Si les perspectives restent globalement favorables, BKGR met l’accent toutefois sur plusieurs zones de vigilance susceptibles de peser sur les performances des entreprises cotées. Parmi les principaux risques identifiés figurent les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, susceptibles de perturber les chaînes logistiques mondiales et les coûts du transport maritime. La volatilité des prix de l’énergie demeure également un facteur de pression pour les industries fortement dépendantes des intrants énergétiques.
Le bureau de recherche évoque aussi les effets possibles de la baisse du dollar sur les entreprises exportatrices, ainsi que certains risques fiscaux susceptibles d’impacter les résultats de plusieurs groupes cotés.
Autre élément notable : le secteur des télécommunications devrait afficher une contribution négative à la croissance bénéficiaire globale, principalement en raison de la disparition d’éléments exceptionnels liés au dossier IAM/WANA qui avaient fortement soutenu les résultats précédents.
Les perspectives pour 2027 restent d’ailleurs orientées à la hausse. BKGR estime que les banques, le BTP et le transport continueront d’alimenter la croissance des résultats, notamment grâce à la montée en puissance des grands chantiers nationaux et au développement attendu de plateformes stratégiques comme Nador West Med.
Le bureau de recherche anticipe une hausse d’environ 13 % des bénéfices des sociétés cotées, avec une masse bénéficiaire globale proche de 50 milliards de dirhams. Une progression qui confirme le changement d’échelle observé depuis deux ans sur le marché marocain.
Selon les estimations de BKGR, le chiffre d’affaires global des sociétés cotées devrait atteindre près de 352 milliards de dirhams en 2026, soit une progression de 13,6 % par rapport à l’année précédente. Cette évolution serait soutenue par plusieurs secteurs stratégiques : les industries, dont les revenus progresseraient de 16 % ; les établissements financiers, avec une hausse attendue de 6,3 % du produit net bancaire et les assurances, dont l’activité devrait croître de plus de 15 %.
Dans ce contexte, les banques continuent de jouer un rôle central dans la dynamique du marché. BKGR estime que le secteur bancaire représentera à lui seul plus de 42 % de la croissance de la masse bénéficiaire globale grâce à la progression du produit net bancaire, à une meilleure maîtrise des charges et à une gestion du risque jugée solide.
Les mines confirment leur retour en force
Le secteur minier apparaît comme l’un des principaux moteurs de croissance du marché en 2026. BKGR prévoit qu’il contribuera à près de 48 % de la progression des bénéfices des sociétés cotées.
Cette performance serait alimentée par plusieurs facteurs : l’effet année pleine de nouveaux projets industriels, la bonne tenue des prix des métaux précieux ainsi que certaines opérations exceptionnelles de cession d’actifs.
Le secteur du BTP devrait également profiter de l’accélération des grands projets d’infrastructures liés aux échéances nationales et internationales à venir, tandis que les assurances bénéficieraient notamment de la fusion-absorption attendue entre Allianz Maroc et Sanlam Maroc.
Si les perspectives restent globalement favorables, BKGR met l’accent toutefois sur plusieurs zones de vigilance susceptibles de peser sur les performances des entreprises cotées. Parmi les principaux risques identifiés figurent les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, susceptibles de perturber les chaînes logistiques mondiales et les coûts du transport maritime. La volatilité des prix de l’énergie demeure également un facteur de pression pour les industries fortement dépendantes des intrants énergétiques.
Le bureau de recherche évoque aussi les effets possibles de la baisse du dollar sur les entreprises exportatrices, ainsi que certains risques fiscaux susceptibles d’impacter les résultats de plusieurs groupes cotés.
Autre élément notable : le secteur des télécommunications devrait afficher une contribution négative à la croissance bénéficiaire globale, principalement en raison de la disparition d’éléments exceptionnels liés au dossier IAM/WANA qui avaient fortement soutenu les résultats précédents.
Les perspectives pour 2027 restent d’ailleurs orientées à la hausse. BKGR estime que les banques, le BTP et le transport continueront d’alimenter la croissance des résultats, notamment grâce à la montée en puissance des grands chantiers nationaux et au développement attendu de plateformes stratégiques comme Nador West Med.
