Commerce extérieur. Le déficit commercial s’alourdit de 18 % à fin avril
Les importations marocaines ont fortement accéléré durant les quatre premiers mois de l’année 2026. Résultat : malgré une bonne tenue des exportations, le déficit commercial du Royaume s’est aggravé de 18,4 % pour atteindre 127 milliards de dirhams à fin avril.
Mounia Kabiri Kettani
Commerce extérieur. Les importations accélèrent plus vite que les exportations.
À fin avril 2026, le déficit commercial s’est établi à 127 milliards de dirhams, contre 107 milliards un an auparavant, selon les dernières données de l’Office des Changes. Une aggravation de 18,4 % qui s’explique principalement par une hausse des importations plus rapide que celle des exportations.
Les achats à l’étranger ont atteint près de 295 milliards de dirhams, en progression de 12,7 % sur un an, tandis que les exportations se sont limitées à une croissance de 8,7 %, à 168 milliards de dirhams. Conséquence directe : le taux de couverture des importations par les exportations a reculé de deux points, passant de 59,1 % à 57,1 %.
Derrière cette hausse des importations se cache toutefois une réalité plus nuancée. Une grande partie de l’augmentation provient des biens d’équipement destinés à l’industrie et à l’investissement.
Les importations de produits finis d’équipement ont ainsi bondi de 21,8 %, générant à elles seules plus de 13 milliards de dirhams supplémentaires. Les achats d’avions, de véhicules aériens, de pièces aéronautiques et de véhicules utilitaires figurent parmi les principaux postes en progression.
Même dynamique du côté des biens de consommation, dont les importations ont augmenté de 15,2 %. Les pièces automobiles, les véhicules de tourisme ainsi que les produits pharmaceutiques ont largement contribué à cette évolution.
Autre signal marquant : les importations de produits bruts ont enregistré une envolée de près de 49 %, portée essentiellement par les achats de soufre brut, matière première stratégique pour l’industrie des phosphates et des engrais. La facture énergétique, quant à elle, poursuit sa progression. Elle s’est alourdie de 12 %, sous l’effet notamment des achats de gasoil, de fuel et de produits pétroliers.
De leur côté, les exportations marocaines continuent de progresser, mais à un rythme insuffisant pour compenser l’écart. Le secteur automobile demeure le principal moteur du commerce extérieur marocain. À fin avril, ses exportations ont augmenté de 18,6 %, générant plus de 9 milliards de dirhams de recettes additionnelles. Les activités de construction automobile et de câblage concentrent l’essentiel de cette performance.
L’aéronautique poursuit également sa montée en puissance avec une hausse de 15,9 % de ses exportations, confirmant la consolidation progressive de la filière marocaine dans les chaînes de valeur mondiales.
Tous les secteurs ne suivent toutefois pas la même trajectoire. Les exportations de phosphates et dérivés ont reculé de 1,5 %, pénalisées notamment par la baisse des ventes d’engrais naturels et chimiques. Le textile et le cuir affichent également un repli de 6,7 %, affectés par la baisse des exportations de vêtements confectionnés et d’articles de bonneterie.
Néanmoins, Les recettes voyages ont dépassé 44 milliards de dirhams à fin avril, en hausse de près de 8 milliards de dirhams sur un an. Le solde de la balance voyages s’est ainsi amélioré à 34,5 milliards de dirhams. Les transferts des Marocains résidant à l’étranger poursuivent également leur progression. Ils ont atteint près de 40 milliards de dirhams sur les quatre premiers mois de l’année, en hausse de 9,8 %.
Les achats à l’étranger ont atteint près de 295 milliards de dirhams, en progression de 12,7 % sur un an, tandis que les exportations se sont limitées à une croissance de 8,7 %, à 168 milliards de dirhams. Conséquence directe : le taux de couverture des importations par les exportations a reculé de deux points, passant de 59,1 % à 57,1 %.
Derrière cette hausse des importations se cache toutefois une réalité plus nuancée. Une grande partie de l’augmentation provient des biens d’équipement destinés à l’industrie et à l’investissement.
Les importations de produits finis d’équipement ont ainsi bondi de 21,8 %, générant à elles seules plus de 13 milliards de dirhams supplémentaires. Les achats d’avions, de véhicules aériens, de pièces aéronautiques et de véhicules utilitaires figurent parmi les principaux postes en progression.
Même dynamique du côté des biens de consommation, dont les importations ont augmenté de 15,2 %. Les pièces automobiles, les véhicules de tourisme ainsi que les produits pharmaceutiques ont largement contribué à cette évolution.
Autre signal marquant : les importations de produits bruts ont enregistré une envolée de près de 49 %, portée essentiellement par les achats de soufre brut, matière première stratégique pour l’industrie des phosphates et des engrais. La facture énergétique, quant à elle, poursuit sa progression. Elle s’est alourdie de 12 %, sous l’effet notamment des achats de gasoil, de fuel et de produits pétroliers.
De leur côté, les exportations marocaines continuent de progresser, mais à un rythme insuffisant pour compenser l’écart. Le secteur automobile demeure le principal moteur du commerce extérieur marocain. À fin avril, ses exportations ont augmenté de 18,6 %, générant plus de 9 milliards de dirhams de recettes additionnelles. Les activités de construction automobile et de câblage concentrent l’essentiel de cette performance.
L’aéronautique poursuit également sa montée en puissance avec une hausse de 15,9 % de ses exportations, confirmant la consolidation progressive de la filière marocaine dans les chaînes de valeur mondiales.
Tous les secteurs ne suivent toutefois pas la même trajectoire. Les exportations de phosphates et dérivés ont reculé de 1,5 %, pénalisées notamment par la baisse des ventes d’engrais naturels et chimiques. Le textile et le cuir affichent également un repli de 6,7 %, affectés par la baisse des exportations de vêtements confectionnés et d’articles de bonneterie.
Néanmoins, Les recettes voyages ont dépassé 44 milliards de dirhams à fin avril, en hausse de près de 8 milliards de dirhams sur un an. Le solde de la balance voyages s’est ainsi amélioré à 34,5 milliards de dirhams. Les transferts des Marocains résidant à l’étranger poursuivent également leur progression. Ils ont atteint près de 40 milliards de dirhams sur les quatre premiers mois de l’année, en hausse de 9,8 %.
