Assurances. La grande réforme est lancée
Micro-assurance, souscription 100 % digitale, AssurTech et nouvelles exigences prudentielles : le gouvernement engage une refonte majeure du Code des assurances afin d'élargir l'accès à la couverture assurantielle et d'adapter le secteur aux nouveaux usages numériques.
Mounia Kabiri Kettani
Le Maroc prépare une refonte stratégique de son Code des assurances pour démocratiser l'accès à la couverture, accélérer la digitalisation du secteur et favoriser l'émergence de nouveaux modèles AssurTech.
Vingt-quatre ans après l'entrée en vigueur de la loi n°17-99, le secteur marocain des assurances s'apprête à franchir une nouvelle étape de son évolution. Portée par l'Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS), la réforme du code des assurances ambitionne de moderniser en profondeur le cadre réglementaire, tout en renforçant l'inclusion financière et l'innovation. L'objectif est de faire de l'assurance un produit plus accessible, plus simple et mieux adapté aux besoins d'une économie en pleine transformation.
La micro-assurance au cœur de la réforme
L'une des principales nouveautés concerne l'introduction d'un cadre juridique dédié à la micro-assurance. Ce segment, encore peu développé au Maroc, vise à proposer des couvertures à faible coût destinées aux populations à revenus modestes, aux travailleurs indépendants, aux auto-entrepreneurs et aux très petites entreprises.
Dans un contexte marqué par la généralisation progressive de la protection sociale, cette évolution pourrait permettre d'élargir considérablement la base des assurés et de mieux protéger des catégories jusqu'ici insuffisamment couvertes face aux risques de santé, d'activité ou aux aléas climatiques.
La réforme ouvre également la voie à une diversification des canaux de distribution, permettant à de nouveaux acteurs de participer à la diffusion de produits d'assurance simplifiés.
Le numérique devient un pilier du marché
Autre chantier majeur : la digitalisation du secteur. Le futur texte consacre juridiquement plusieurs pratiques déjà amorcées ces dernières années, notamment la souscription en ligne, la signature électronique et la gestion dématérialisée des contrats.
Les compagnies d'assurances pourront ainsi renforcer leurs offres digitales et développer des parcours clients entièrement numériques. La réforme prévoit également un encadrement des plateformes de comparaison et des nouveaux modèles de distribution en ligne. Cette évolution constitue un signal fort en faveur de l'écosystème AssurTech marocain, qui bénéficie désormais d'un environnement réglementaire plus favorable à l'innovation.
Au-delà de l'ouverture du marché, la réforme vise également à consolider la solidité financière du secteur.
L'ACAPS prévoit d'introduire progressivement des mécanismes inspirés des standards internationaux de solvabilité basée sur les risques. Les compagnies devront ainsi mieux aligner leurs fonds propres avec les risques effectivement portés dans leurs portefeuilles. Cette approche devrait renforcer la résilience du secteur face aux chocs économiques, financiers ou climatiques, tout en améliorant la protection des assurés.
La micro-assurance au cœur de la réforme
L'une des principales nouveautés concerne l'introduction d'un cadre juridique dédié à la micro-assurance. Ce segment, encore peu développé au Maroc, vise à proposer des couvertures à faible coût destinées aux populations à revenus modestes, aux travailleurs indépendants, aux auto-entrepreneurs et aux très petites entreprises.
Dans un contexte marqué par la généralisation progressive de la protection sociale, cette évolution pourrait permettre d'élargir considérablement la base des assurés et de mieux protéger des catégories jusqu'ici insuffisamment couvertes face aux risques de santé, d'activité ou aux aléas climatiques.
La réforme ouvre également la voie à une diversification des canaux de distribution, permettant à de nouveaux acteurs de participer à la diffusion de produits d'assurance simplifiés.
Le numérique devient un pilier du marché
Autre chantier majeur : la digitalisation du secteur. Le futur texte consacre juridiquement plusieurs pratiques déjà amorcées ces dernières années, notamment la souscription en ligne, la signature électronique et la gestion dématérialisée des contrats.
Les compagnies d'assurances pourront ainsi renforcer leurs offres digitales et développer des parcours clients entièrement numériques. La réforme prévoit également un encadrement des plateformes de comparaison et des nouveaux modèles de distribution en ligne. Cette évolution constitue un signal fort en faveur de l'écosystème AssurTech marocain, qui bénéficie désormais d'un environnement réglementaire plus favorable à l'innovation.
Au-delà de l'ouverture du marché, la réforme vise également à consolider la solidité financière du secteur.
L'ACAPS prévoit d'introduire progressivement des mécanismes inspirés des standards internationaux de solvabilité basée sur les risques. Les compagnies devront ainsi mieux aligner leurs fonds propres avec les risques effectivement portés dans leurs portefeuilles. Cette approche devrait renforcer la résilience du secteur face aux chocs économiques, financiers ou climatiques, tout en améliorant la protection des assurés.
