Justin Vaïsse : « OCP permet de rendre les agricultures africaines plus productives et plus rentables »
Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques, Justin Vaïsse, fondateur du Forum de Paris sur la Paix a appelé à construire de nouvelles coalitions internationales pour sécuriser les transitions agricoles, alimentaires et énergétiques, avec une attention particulière portée à l’Afrique.
Mounia Kabiri Kettani
Justin Vaïsse, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix.
Dans un monde secoué par les crises géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les défis climatiques, la question des transitions résilientes s’impose désormais comme un enjeu majeur de stabilité internationale. C’est dans ce contexte que le Forum de Paris sur la Paix a choisi Rabat pour accueillir sa Réunion de printemps 2026, organisée avec le soutien du Groupe OCP et de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P).
Pour cette édition, l’Afrique occupe une place centrale dans les réflexions du Forum, notamment à travers les questions liées à l’agriculture, aux systèmes alimentaires et aux mécanismes de financement nécessaires à leur transformation.
En ouvrant les travaux, Justin Vaïsse, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, a rappelé que cette rencontre s’inscrivait dans la continuité des travaux engagés au Maroc en 2024 autour des « transitions justes ». « Après deux années marquées par des turbulences géopolitiques croissantes, nous devons nous interroger sur notre capacité à préserver ces transitions et à assurer leur continuité », a-t-il déclaré, soulignant que les transitions agricoles, alimentaires, énergétiques ou encore liées aux minéraux critiques demeurent essentielles pour la stabilité mondiale.
Une plateforme pour construire des coalitions d’action
Justin Vaïsse a également tenu à préciser le rôle particulier du Forum de Paris sur la Paix dans l’écosystème international. Contrairement à un centre de recherche traditionnel, le Forum se veut avant tout un espace de convergence entre décideurs publics, secteur privé, institutions financières, organisations internationales, universités et société civile. « Notre rôle consiste à réunir des fragments de solutions et des acteurs très divers pour faire évoluer les positions et débloquer des dynamiques », a-t-il expliqué.
Cette logique de coopération apparaît d’autant plus importante dans un contexte où les rivalités entre grandes puissances tendent à reléguer au second plan des enjeux de long terme comme l’agriculture, la nutrition, la santé ou encore le développement durable.
Le constat partagé par les participants est sans équivoque. Alors que l’Afrique comptera près de 2,5 milliards d’habitants à l’horizon 2050, la question de la productivité agricole devient stratégique. Pour Justin Vaïsse, l’enjeu dépasse largement les frontières du continent. « Il ne s’agit pas seulement de nourrir les populations africaines, mais aussi de contribuer à l’équilibre alimentaire mondial », a-t-il affirmé.
Dans cette perspective, les travaux d’Atlas et de son initiative partenaire MAVA, portée conjointement par le Groupe OCP et l’International Finance Corporation (IFC), visent à faciliter la mobilisation de capitaux, renforcer les chaînes de valeur agricoles et connecter les projets à des opportunités concrètes d’investissement.
Le Maroc, acteur clé de la transformation agricole africaine
Au fil des échanges, le rôle du Maroc dans cette dynamique continentale a été largement mis en avant.
Pour Justin Vaïsse, le Royaume dispose d’atouts uniques qui en font un partenaire stratégique pour l’Afrique. Le premier réside dans sa propre expérience de modernisation agricole. Le Maroc a réussi au cours des dernières décennies à améliorer significativement sa productivité, à structurer ses filières et à renforcer sa présence sur les marchés internationaux.
Le second tient à la position du Groupe OCP, considéré comme l’un des principaux producteurs mondiaux d’engrais et un acteur central dans l’accompagnement de la transformation agricole du continent. « Cela permet de rendre les agricultures africaines plus productives et plus rentables », a-t-il relevé.
Enfin, Justin Vaïsse a insisté sur le rôle du Maroc comme plateforme de coopération africaine à travers ses investissements, ses institutions financières, ses programmes de formation et ses partenariats avec les pays du continent.
Au-delà des débats, les organisateurs affichent une ambition concrète : transformer les discussions de Rabat en recommandations et initiatives opérationnelles.
Les conclusions des travaux seront notamment portées dans le cadre du G7, dont la France assure cette année la présidence, ainsi qu’au Forum de Paris sur la Paix prévu en novembre prochain. L’objectif est de faire émerger des solutions capables de mobiliser davantage de capitaux, d’améliorer la productivité agricole et de renforcer la résilience des systèmes alimentaires africains.
Pour cette édition, l’Afrique occupe une place centrale dans les réflexions du Forum, notamment à travers les questions liées à l’agriculture, aux systèmes alimentaires et aux mécanismes de financement nécessaires à leur transformation.
En ouvrant les travaux, Justin Vaïsse, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, a rappelé que cette rencontre s’inscrivait dans la continuité des travaux engagés au Maroc en 2024 autour des « transitions justes ». « Après deux années marquées par des turbulences géopolitiques croissantes, nous devons nous interroger sur notre capacité à préserver ces transitions et à assurer leur continuité », a-t-il déclaré, soulignant que les transitions agricoles, alimentaires, énergétiques ou encore liées aux minéraux critiques demeurent essentielles pour la stabilité mondiale.
Une plateforme pour construire des coalitions d’action
Justin Vaïsse a également tenu à préciser le rôle particulier du Forum de Paris sur la Paix dans l’écosystème international. Contrairement à un centre de recherche traditionnel, le Forum se veut avant tout un espace de convergence entre décideurs publics, secteur privé, institutions financières, organisations internationales, universités et société civile. « Notre rôle consiste à réunir des fragments de solutions et des acteurs très divers pour faire évoluer les positions et débloquer des dynamiques », a-t-il expliqué.
Cette logique de coopération apparaît d’autant plus importante dans un contexte où les rivalités entre grandes puissances tendent à reléguer au second plan des enjeux de long terme comme l’agriculture, la nutrition, la santé ou encore le développement durable.
Le constat partagé par les participants est sans équivoque. Alors que l’Afrique comptera près de 2,5 milliards d’habitants à l’horizon 2050, la question de la productivité agricole devient stratégique. Pour Justin Vaïsse, l’enjeu dépasse largement les frontières du continent. « Il ne s’agit pas seulement de nourrir les populations africaines, mais aussi de contribuer à l’équilibre alimentaire mondial », a-t-il affirmé.
Dans cette perspective, les travaux d’Atlas et de son initiative partenaire MAVA, portée conjointement par le Groupe OCP et l’International Finance Corporation (IFC), visent à faciliter la mobilisation de capitaux, renforcer les chaînes de valeur agricoles et connecter les projets à des opportunités concrètes d’investissement.
Le Maroc, acteur clé de la transformation agricole africaine
Au fil des échanges, le rôle du Maroc dans cette dynamique continentale a été largement mis en avant.
Pour Justin Vaïsse, le Royaume dispose d’atouts uniques qui en font un partenaire stratégique pour l’Afrique. Le premier réside dans sa propre expérience de modernisation agricole. Le Maroc a réussi au cours des dernières décennies à améliorer significativement sa productivité, à structurer ses filières et à renforcer sa présence sur les marchés internationaux.
Le second tient à la position du Groupe OCP, considéré comme l’un des principaux producteurs mondiaux d’engrais et un acteur central dans l’accompagnement de la transformation agricole du continent. « Cela permet de rendre les agricultures africaines plus productives et plus rentables », a-t-il relevé.
Enfin, Justin Vaïsse a insisté sur le rôle du Maroc comme plateforme de coopération africaine à travers ses investissements, ses institutions financières, ses programmes de formation et ses partenariats avec les pays du continent.
Au-delà des débats, les organisateurs affichent une ambition concrète : transformer les discussions de Rabat en recommandations et initiatives opérationnelles.
Les conclusions des travaux seront notamment portées dans le cadre du G7, dont la France assure cette année la présidence, ainsi qu’au Forum de Paris sur la Paix prévu en novembre prochain. L’objectif est de faire émerger des solutions capables de mobiliser davantage de capitaux, d’améliorer la productivité agricole et de renforcer la résilience des systèmes alimentaires africains.
