Kacem Bennani-Smires : "Plus de 92% des entreprises de plus de 25 ans au Maroc sont familiales"
L’IEF-Maroc a dévoilé la première étude de référence sur les entreprises familiales, révélant leur poids structurant dans l’économie nationale et les enjeux cruciaux liés à leur pérennité et à leur transmission générationnelle.
Mounia Kabiri Kettani
L’étude de l’IEF-Maroc révèle le poids central des entreprises familiales dans l’économie nationale, tout en mettant en évidence le défi crucial de leur transmission intergénérationnelle.
« Les entreprises familiales représentent 92,9 % du tissu entrepreneurial au Maroc, génèrent près de 65 % de l’emploi national et contribuent à plus de 60 % de la valeur ajoutée », révèle l’étude récemment dévoilée par l’Institut de l’Entreprise Familiale du Maroc (IEF-Maroc), réalisée avec le soutien de l’International Finance Corporation (IFC). Ce travail constitue la première analyse scientifique de référence visant à mesurer le rôle réel de ces entreprises dans l’économie marocaine.
Pour les responsables de l’IEF-Maroc, cette étude permet de combler un manque de données consolidées sur un acteur pourtant central. « Depuis la création de l’IEF, notre objectif est la valorisation des entreprises familiales, souvent confrontées à des préjugés », a indiqué Kacem Bennani-Smires, président de l’IEF-Maroc. Il a souligné que cette étude, en l’absence de références comparables en Afrique, constitue un outil clé pour le plaidoyer et l’orientation des politiques publiques.
Transmission, le point de fragilité du modèle
Au-delà du poids économique, l’étude met en évidence une fragilité structurelle : la transmission intergénérationnelle. Si 31 % des entreprises familiales sont aujourd’hui dirigées par une deuxième génération, seules 5 % atteignent la troisième génération ou plus.
Ce déficit de continuité est identifié comme un risque majeur pour la pérennité du tissu entrepreneurial familial. « Le défi est de transformer la transmission en levier de continuité plutôt qu’en facteur de fragilité », a expliqué Anouar Alaoui Ismaili, Directeur général de Maroc PME, en marge de la présentation de l’étude. Il a rappelé le lancement d’un dispositif dédié, le pacte de transmission, qui prend en charge jusqu’à 90 % des coûts liés aux opérations de succession, dans la limite de 1 million de dirhams par entreprise.
L’analyse met également en avant la résilience des entreprises familiales, caractérisées par une forte intensité en emploi et une efficacité accrue du capital humain. Leur ancrage territorial en fait un vecteur important de stabilité économique et sociale.
Les entreprises ayant réussi leur transmission apparaissent par ailleurs plus performantes, avec une meilleure rentabilité et une gouvernance plus structurée, confirmant l’importance de l’anticipation des successions.
Vers un renforcement des dispositifs d’accompagnement
Au-delà du diagnostic, l’IEF-Maroc et Maroc PME entendent renforcer les mécanismes d’accompagnement. Des actions de terrain et un roadshow national sont prévus afin de sensibiliser les entreprises familiales aux enjeux de gouvernance, de financement et de transmission.
Cette étude pose ainsi les bases d’une meilleure reconnaissance des entreprises familiales dans les politiques économiques nationales, alors qu’elles constituent l’un des piliers majeurs de la création d’emplois et de valeur au Maroc.
Pour les responsables de l’IEF-Maroc, cette étude permet de combler un manque de données consolidées sur un acteur pourtant central. « Depuis la création de l’IEF, notre objectif est la valorisation des entreprises familiales, souvent confrontées à des préjugés », a indiqué Kacem Bennani-Smires, président de l’IEF-Maroc. Il a souligné que cette étude, en l’absence de références comparables en Afrique, constitue un outil clé pour le plaidoyer et l’orientation des politiques publiques.
Transmission, le point de fragilité du modèle
Au-delà du poids économique, l’étude met en évidence une fragilité structurelle : la transmission intergénérationnelle. Si 31 % des entreprises familiales sont aujourd’hui dirigées par une deuxième génération, seules 5 % atteignent la troisième génération ou plus.
Ce déficit de continuité est identifié comme un risque majeur pour la pérennité du tissu entrepreneurial familial. « Le défi est de transformer la transmission en levier de continuité plutôt qu’en facteur de fragilité », a expliqué Anouar Alaoui Ismaili, Directeur général de Maroc PME, en marge de la présentation de l’étude. Il a rappelé le lancement d’un dispositif dédié, le pacte de transmission, qui prend en charge jusqu’à 90 % des coûts liés aux opérations de succession, dans la limite de 1 million de dirhams par entreprise.
L’analyse met également en avant la résilience des entreprises familiales, caractérisées par une forte intensité en emploi et une efficacité accrue du capital humain. Leur ancrage territorial en fait un vecteur important de stabilité économique et sociale.
Les entreprises ayant réussi leur transmission apparaissent par ailleurs plus performantes, avec une meilleure rentabilité et une gouvernance plus structurée, confirmant l’importance de l’anticipation des successions.
Vers un renforcement des dispositifs d’accompagnement
Au-delà du diagnostic, l’IEF-Maroc et Maroc PME entendent renforcer les mécanismes d’accompagnement. Des actions de terrain et un roadshow national sont prévus afin de sensibiliser les entreprises familiales aux enjeux de gouvernance, de financement et de transmission.
Cette étude pose ainsi les bases d’une meilleure reconnaissance des entreprises familiales dans les politiques économiques nationales, alors qu’elles constituent l’un des piliers majeurs de la création d’emplois et de valeur au Maroc.

