Le HCP révise la croissance économique à la hausse à 4,9%
Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié sa note d’information sur les comptes nationaux provisoires. L'économie nationale enregistre une accélération de sa croissance, soutenue par le redressement de l'activité agricole et une forte hausse de l'investissement brut.
Mounia Kabiri Kettani
HCP. La croissance marocaine révisée à la hausse à 4,9%.
L’économie marocaine a accéléré son rythme en 2025. Selon la note d’information annuelle du Haut-Commissariat au Plan (HCP), le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 4,9 %, contre 4,4 % en 2024. Cette performance repose essentiellement sur deux moteurs : le rebond de l’agriculture après une année de sécheresse et la forte montée en puissance de l’investissement.
Après une contraction de 5,7 % en 2024, la valeur ajoutée agricole a enregistré une hausse de 8,2 % en 2025, permettant au secteur primaire de retrouver un rôle central dans la croissance nationale. À l’inverse, les activités de pêche ont reculé de 13 %, limitant partiellement les gains réalisés par le secteur.
En dehors de l’agriculture, la dynamique est restée plus modérée. Les activités non agricoles ont progressé de 3,9 %, contre 4,8 % un an auparavant. L’industrie manufacturière n’a affiché qu’une croissance de 1,9 %, tandis que les activités d’électricité, de gaz, d’eau et de gestion des déchets ont quasiment stagné avec une hausse limitée à 0,6 %. Le secteur du bâtiment et des travaux publics a en revanche confirmé sa bonne tenue, enregistrant une progression de 6,7 %, portée par les grands projets d’infrastructures.
L’investissement devient le principal moteur de l’économie
L’année 2025 a surtout été marquée par une envolée de l’investissement. L’investissement brut a bondi de 16,3 %, apportant à lui seul 5 points de croissance au PIB national. Cette accélération reflète la multiplication des grands chantiers structurants engagés à travers le Royaume : stations de dessalement, infrastructures routières et autoroutières, extension de la ligne à grande vitesse vers Marrakech ou encore projets liés aux préparatifs de la Coupe du monde 2030.ù
À l’inverse, la consommation des ménages est restée relativement atone. Elle n’a progressé que de 1,2 %, contre 2,9 % en 2024, malgré une inflation en net ralentissement. La hausse du niveau général des prix s’est limitée à 1,6 %, contre des niveaux beaucoup plus élevés observés au cours des années précédentes.
Cette prudence des ménages intervient également dans un contexte de ralentissement de la progression du revenu national brut disponible, qui a augmenté de 6,2 % contre 8,3 % l’année précédente.
Un besoin de financement qui se creuse
L’accélération de l’investissement a creusé l’écart avec l’épargne nationale. Cette dernière représente désormais 31,1 % du PIB, contre 29,4 % en 2024. Mais l’investissement atteint désormais 33,6 % du PIB, générant un besoin de financement de 2,5 % du PIB, contre 1,2 % un an auparavant.
Autrement dit, l’économie marocaine a davantage recours aux capitaux extérieurs pour financer ses projets de développement, qu’il s’agisse d’investissements directs étrangers ou d’autres sources de financement.
Les premiers indicateurs disponibles pour 2026 confirment cette dynamique. Le HCP estime que la croissance a atteint 5 % au premier trimestre, un niveau supérieur aux prévisions initiales du gouvernement.
Cette progression est soutenue par une consommation des ménages plus dynamique, en hausse de 3,9 %, ainsi que par un investissement qui continue d’afficher un rythme élevé avec une progression de 9,8 %.
Pour l’ensemble de l’année 2026, le HCP anticipe une croissance de 5 %, tandis que le FMI table sur 4,9 % et que le gouvernement retient une hypothèse de 4,5 %. L’inflation devrait rester contenue entre 0,8 % et 1,3 % selon les différentes institutions.
Après une contraction de 5,7 % en 2024, la valeur ajoutée agricole a enregistré une hausse de 8,2 % en 2025, permettant au secteur primaire de retrouver un rôle central dans la croissance nationale. À l’inverse, les activités de pêche ont reculé de 13 %, limitant partiellement les gains réalisés par le secteur.
En dehors de l’agriculture, la dynamique est restée plus modérée. Les activités non agricoles ont progressé de 3,9 %, contre 4,8 % un an auparavant. L’industrie manufacturière n’a affiché qu’une croissance de 1,9 %, tandis que les activités d’électricité, de gaz, d’eau et de gestion des déchets ont quasiment stagné avec une hausse limitée à 0,6 %. Le secteur du bâtiment et des travaux publics a en revanche confirmé sa bonne tenue, enregistrant une progression de 6,7 %, portée par les grands projets d’infrastructures.
L’investissement devient le principal moteur de l’économie
L’année 2025 a surtout été marquée par une envolée de l’investissement. L’investissement brut a bondi de 16,3 %, apportant à lui seul 5 points de croissance au PIB national. Cette accélération reflète la multiplication des grands chantiers structurants engagés à travers le Royaume : stations de dessalement, infrastructures routières et autoroutières, extension de la ligne à grande vitesse vers Marrakech ou encore projets liés aux préparatifs de la Coupe du monde 2030.ù
À l’inverse, la consommation des ménages est restée relativement atone. Elle n’a progressé que de 1,2 %, contre 2,9 % en 2024, malgré une inflation en net ralentissement. La hausse du niveau général des prix s’est limitée à 1,6 %, contre des niveaux beaucoup plus élevés observés au cours des années précédentes.
Cette prudence des ménages intervient également dans un contexte de ralentissement de la progression du revenu national brut disponible, qui a augmenté de 6,2 % contre 8,3 % l’année précédente.
Un besoin de financement qui se creuse
L’accélération de l’investissement a creusé l’écart avec l’épargne nationale. Cette dernière représente désormais 31,1 % du PIB, contre 29,4 % en 2024. Mais l’investissement atteint désormais 33,6 % du PIB, générant un besoin de financement de 2,5 % du PIB, contre 1,2 % un an auparavant.
Autrement dit, l’économie marocaine a davantage recours aux capitaux extérieurs pour financer ses projets de développement, qu’il s’agisse d’investissements directs étrangers ou d’autres sources de financement.
Les premiers indicateurs disponibles pour 2026 confirment cette dynamique. Le HCP estime que la croissance a atteint 5 % au premier trimestre, un niveau supérieur aux prévisions initiales du gouvernement.
Cette progression est soutenue par une consommation des ménages plus dynamique, en hausse de 3,9 %, ainsi que par un investissement qui continue d’afficher un rythme élevé avec une progression de 9,8 %.
Pour l’ensemble de l’année 2026, le HCP anticipe une croissance de 5 %, tandis que le FMI table sur 4,9 % et que le gouvernement retient une hypothèse de 4,5 %. L’inflation devrait rester contenue entre 0,8 % et 1,3 % selon les différentes institutions.
