Internationalisation. Bank of Africa décrypte les nouvelles règles du jeu
À l’heure où les entreprises marocaines accélèrent leur expansion à l’international, la maîtrise des règles de change, des dispositifs d’investissement et des outils de couverture devient un enjeu stratégique. Réunis à Casablanca à l’initiative de Bank of Africa, experts publics et financiers ont décrypté les nouvelles opportunités offertes par l’Instruction Générale des Opérations de Change 2026 et les leviers permettant aux opérateurs marocains de sécuriser leur développement à l’étranger.
Mounia Kabiri Kettani
Bank of Africa a réuni experts et institutionnels pour décrypter les nouvelles opportunités de l’IGOC 2026 et accompagner l’internationalisation des entreprises marocaines.
Dans un contexte marqué par la montée en puissance des exportations marocaines, l’essor des investissements à l’international et la reconfiguration des chaînes de valeur mondiales, Bank of Africa a consacré la troisième édition de ses Business Meetings à un sujet devenu central pour les entreprises : comment se développer à l’international tout en maîtrisant les risques réglementaires et financiers.
Organisée à Casablanca en partenariat avec l’Office des Changes, l’AMDIE et BMCE Capital Markets, la rencontre a réuni dirigeants d’entreprises, experts et institutionnels autour des évolutions introduites par l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC) 2026.
Une réglementation plus souple
Intervenant lors de cette rencontre, Abdelmouttalib Berrada, chef de division réglementation et affaires juridiques à l’Office des Changes, a mis en avant les principales évolutions introduites par l’IGOC 2026. Cette nouvelle mouture s’inscrit dans la continuité du processus de libéralisation progressive engagé depuis plusieurs années afin d’adapter le cadre réglementaire aux nouvelles réalités économiques du Royaume.
Fruit d’une large concertation associant les banques, les organisations professionnelles et les institutions publiques, cette réforme, élaborée à l’issue de plus de 132 réunions et de quatre études d’impact, vise à offrir davantage de lisibilité aux opérateurs économiques tout en simplifiant plusieurs procédures liées aux opérations internationales.
Parmi les nouveautés figurent notamment des assouplissements concernant certaines opérations d’investissement à l’étranger, une plus grande flexibilité pour les prestations de services internationales ainsi qu’une adaptation des mécanismes de contrôle aux besoins des entreprises engagées dans des projets de développement hors du Maroc.
Le Maroc veut capter les nouvelles opportunités mondiales
Pour Mohammed Benjelloun, consultant expert au sein de l’AMDIE, les transformations actuelles de l’économie mondiale ouvrent une fenêtre d’opportunité particulièrement favorable au Maroc.
Entre relocalisation industrielle, diversification des chaînes d’approvisionnement et montée en puissance du nearshoring, le Royaume dispose aujourd’hui d’atouts reconnus par les investisseurs internationaux. Sa proximité avec l’Europe, ses infrastructures logistiques, son réseau d’accords commerciaux et ses écosystèmes industriels lui permettent de se positionner comme une plateforme compétitive à l’échelle régionale.
Dans ce contexte, l’accompagnement des entreprises marocaines dans leur démarche d’internationalisation devient un levier essentiel pour consolider leur compétitivité et renforcer leur présence sur les marchés étrangers. Au-delà des aspects réglementaires, les discussions ont également porté sur un sujet souvent sous-estimé par les opérateurs : la gestion du risque de change.
Invitée à intervenir lors du Business Meeting, Houda Amrani, directrice adjointe en charge de l’activité commerciale de BMCE Capital Markets, a insisté sur l’importance de la couverture contre les fluctuations des devises pour les entreprises exportatrices et importatrices. « Il était essentiel d’expliquer l’importance des couvertures de change, qu’elles soient classiques ou optionnelles. Ces mécanismes permettent aux sociétés ayant une activité à l’international de se prémunir contre les fluctuations des devises et de protéger leurs marges commerciales », a-t-elle noté.
Selon elle, dans un environnement international marqué par une forte volatilité des marchés financiers, la couverture de change ne constitue plus un simple outil financier mais un véritable instrument de gestion stratégique. La responsable a estimé que les évolutions réglementaires et la flexibilisation progressive des règles contribuent à renforcer l’ouverture du Maroc sur les marchés internationaux.
À travers cet événement, Bank of Africa a également mis en avant l’ensemble des solutions qu’elle déploie pour accompagner les entreprises dans leurs projets internationaux. L’offre couvre notamment le financement du commerce extérieur, la gestion des flux internationaux, les instruments de couverture contre le risque de change, l’accompagnement à l’export ainsi que les solutions destinées aux investisseurs souhaitant développer leurs activités hors du Royaume. La banque a également présenté plusieurs outils digitaux permettant aux entreprises de piloter leurs opérations internationales avec davantage de réactivité et de visibilité.
Organisée à Casablanca en partenariat avec l’Office des Changes, l’AMDIE et BMCE Capital Markets, la rencontre a réuni dirigeants d’entreprises, experts et institutionnels autour des évolutions introduites par l’Instruction Générale des Opérations de Change (IGOC) 2026.
Une réglementation plus souple
Intervenant lors de cette rencontre, Abdelmouttalib Berrada, chef de division réglementation et affaires juridiques à l’Office des Changes, a mis en avant les principales évolutions introduites par l’IGOC 2026. Cette nouvelle mouture s’inscrit dans la continuité du processus de libéralisation progressive engagé depuis plusieurs années afin d’adapter le cadre réglementaire aux nouvelles réalités économiques du Royaume.
Fruit d’une large concertation associant les banques, les organisations professionnelles et les institutions publiques, cette réforme, élaborée à l’issue de plus de 132 réunions et de quatre études d’impact, vise à offrir davantage de lisibilité aux opérateurs économiques tout en simplifiant plusieurs procédures liées aux opérations internationales.
Parmi les nouveautés figurent notamment des assouplissements concernant certaines opérations d’investissement à l’étranger, une plus grande flexibilité pour les prestations de services internationales ainsi qu’une adaptation des mécanismes de contrôle aux besoins des entreprises engagées dans des projets de développement hors du Maroc.
Le Maroc veut capter les nouvelles opportunités mondiales
Pour Mohammed Benjelloun, consultant expert au sein de l’AMDIE, les transformations actuelles de l’économie mondiale ouvrent une fenêtre d’opportunité particulièrement favorable au Maroc.
Entre relocalisation industrielle, diversification des chaînes d’approvisionnement et montée en puissance du nearshoring, le Royaume dispose aujourd’hui d’atouts reconnus par les investisseurs internationaux. Sa proximité avec l’Europe, ses infrastructures logistiques, son réseau d’accords commerciaux et ses écosystèmes industriels lui permettent de se positionner comme une plateforme compétitive à l’échelle régionale.
Dans ce contexte, l’accompagnement des entreprises marocaines dans leur démarche d’internationalisation devient un levier essentiel pour consolider leur compétitivité et renforcer leur présence sur les marchés étrangers. Au-delà des aspects réglementaires, les discussions ont également porté sur un sujet souvent sous-estimé par les opérateurs : la gestion du risque de change.
Invitée à intervenir lors du Business Meeting, Houda Amrani, directrice adjointe en charge de l’activité commerciale de BMCE Capital Markets, a insisté sur l’importance de la couverture contre les fluctuations des devises pour les entreprises exportatrices et importatrices. « Il était essentiel d’expliquer l’importance des couvertures de change, qu’elles soient classiques ou optionnelles. Ces mécanismes permettent aux sociétés ayant une activité à l’international de se prémunir contre les fluctuations des devises et de protéger leurs marges commerciales », a-t-elle noté.
Selon elle, dans un environnement international marqué par une forte volatilité des marchés financiers, la couverture de change ne constitue plus un simple outil financier mais un véritable instrument de gestion stratégique. La responsable a estimé que les évolutions réglementaires et la flexibilisation progressive des règles contribuent à renforcer l’ouverture du Maroc sur les marchés internationaux.
À travers cet événement, Bank of Africa a également mis en avant l’ensemble des solutions qu’elle déploie pour accompagner les entreprises dans leurs projets internationaux. L’offre couvre notamment le financement du commerce extérieur, la gestion des flux internationaux, les instruments de couverture contre le risque de change, l’accompagnement à l’export ainsi que les solutions destinées aux investisseurs souhaitant développer leurs activités hors du Royaume. La banque a également présenté plusieurs outils digitaux permettant aux entreprises de piloter leurs opérations internationales avec davantage de réactivité et de visibilité.
