Ville intelligente. Le modèle singapourien inspire Casablanca
À l’heure où le Royaume accélère sa transformation numérique et prépare les grands rendez-vous internationaux à venir, Casablanca Smart City explore de nouvelles pistes de coopération avec Singapour. Au cœur des échanges : l’intelligence artificielle, l’inclusion sociale et la création de villes capables de mettre la technologie au service du citoyen.
Mounia Kabiri Kettani
Casablanca Smart City. Le Maroc s’inspire de Singapour pour bâtir la ville intelligente de demain.
À l’heure où les métropoles du monde entier cherchent à concilier innovation technologique et inclusion sociale, Casablanca veut franchir une nouvelle étape. À l’occasion de la 10e édition de Casablanca Smart City, la ville a accueilli le ministre singapourien du Développement social et familial, Masagos Zulkifli, venu partager l’expérience de Singapour en matière de ville intelligente et de services publics augmentés par la technologie. Une rencontre qui ouvre de nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays autour de l’intelligence artificielle, de l’innovation sociale et de l’amélioration de la qualité de vie des citoyens.
Pour le responsable singapourien, l’avenir des politiques sociales passe désormais par une utilisation intelligente des nouvelles technologies. Selon lui, l’intelligence artificielle représente une opportunité majeure pour améliorer l’accompagnement des populations les plus vulnérables, à condition de travailler dans une logique de coopération et de mutualisation des ressources. « Lorsque nous mettons en commun nos moyens et nos populations, nous atteignons une taille critique capable d’attirer les développeurs de solutions innovantes », a-t-il expliqué, estimant que le Maroc dispose d’atouts importants pour devenir un acteur de référence dans ce domaine.
Le ministre a particulièrement salué l’ambition affichée par Casablanca et le Royaume de mettre les technologies émergentes au service d’une population jeune et en pleine mutation. À ses yeux, cette orientation pourrait permettre au Maroc de s’imposer comme un leader régional dans l’utilisation de l’intelligence artificielle appliquée au développement social.
L’exemple inspirant de Singapour
Au cœur des échanges figure notamment le projet de Tampines Hub, considéré comme l’une des réalisations les plus emblématiques de la stratégie « Smart Nation » de Singapour.
Ce complexe urbain intégré rassemble sur un même site des équipements sportifs, culturels, éducatifs, commerciaux et sociaux conçus pour répondre aux besoins de toutes les générations. Personnes âgées, jeunes, familles et enfants y trouvent des services accessibles dans un environnement fortement connecté et pensé pour favoriser le vivre-ensemble.
Une expérience qui a particulièrement retenu l’attention d’Awatif Hayar, présidente du comité scientifique de Casablanca Smart City, qui y voit une source d’inspiration pour les futurs projets urbains marocains.
Selon elle, Casablanca a déjà posé les bases d’un modèle de ville intelligente reposant sur l’innovation, l’inclusion sociale et la durabilité. La prochaine étape consiste désormais à faire émerger une « ville augmentée », capable d’exploiter pleinement les possibilités offertes par l’intelligence artificielle, les jumeaux numériques et les nouvelles technologies.
Mettre la technologie au service de l’humain
Pour Awatif Hayar, la Smart City ne doit pas être réduite à une simple accumulation d’infrastructures technologiques. Son objectif premier reste l’amélioration concrète du quotidien des citoyens.
Dans cette vision, l’intelligence artificielle peut devenir un puissant levier d’inclusion économique et sociale. Elle cite notamment le cas des coopératives féminines ou des petites structures artisanales qui souhaitent accéder aux marchés internationaux sans maîtriser les outils numériques ou les langues étrangères.
Grâce aux agents conversationnels intelligents et aux technologies de jumeaux numériques, ces acteurs pourraient bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour promouvoir leurs produits, raconter leur histoire et accéder à de nouveaux débouchés commerciaux. « L’intelligence artificielle peut permettre d’augmenter les compétences des citoyens et de démocratiser l’accès à des opportunités qui étaient auparavant réservées à une minorité », a-t-elle expliqué.
La Coupe du monde 2030 comme accélérateur
Cette réflexion intervient dans un contexte particulier pour le Maroc, engagé dans de vastes projets de modernisation à l’approche de la Coupe du monde 2030. Pour Awatif Hayar, le véritable défi consiste désormais à faire en sorte que les infrastructures construites dans cette perspective bénéficient durablement aux populations. La Smart City apparaît alors comme une approche capable de connecter les citoyens aux services urbains, aux équipements publics et aux nouvelles opportunités économiques créées par ces investissements.
Pour le responsable singapourien, l’avenir des politiques sociales passe désormais par une utilisation intelligente des nouvelles technologies. Selon lui, l’intelligence artificielle représente une opportunité majeure pour améliorer l’accompagnement des populations les plus vulnérables, à condition de travailler dans une logique de coopération et de mutualisation des ressources. « Lorsque nous mettons en commun nos moyens et nos populations, nous atteignons une taille critique capable d’attirer les développeurs de solutions innovantes », a-t-il expliqué, estimant que le Maroc dispose d’atouts importants pour devenir un acteur de référence dans ce domaine.
Le ministre a particulièrement salué l’ambition affichée par Casablanca et le Royaume de mettre les technologies émergentes au service d’une population jeune et en pleine mutation. À ses yeux, cette orientation pourrait permettre au Maroc de s’imposer comme un leader régional dans l’utilisation de l’intelligence artificielle appliquée au développement social.
L’exemple inspirant de Singapour
Au cœur des échanges figure notamment le projet de Tampines Hub, considéré comme l’une des réalisations les plus emblématiques de la stratégie « Smart Nation » de Singapour.
Ce complexe urbain intégré rassemble sur un même site des équipements sportifs, culturels, éducatifs, commerciaux et sociaux conçus pour répondre aux besoins de toutes les générations. Personnes âgées, jeunes, familles et enfants y trouvent des services accessibles dans un environnement fortement connecté et pensé pour favoriser le vivre-ensemble.
Une expérience qui a particulièrement retenu l’attention d’Awatif Hayar, présidente du comité scientifique de Casablanca Smart City, qui y voit une source d’inspiration pour les futurs projets urbains marocains.
Selon elle, Casablanca a déjà posé les bases d’un modèle de ville intelligente reposant sur l’innovation, l’inclusion sociale et la durabilité. La prochaine étape consiste désormais à faire émerger une « ville augmentée », capable d’exploiter pleinement les possibilités offertes par l’intelligence artificielle, les jumeaux numériques et les nouvelles technologies.
Mettre la technologie au service de l’humain
Pour Awatif Hayar, la Smart City ne doit pas être réduite à une simple accumulation d’infrastructures technologiques. Son objectif premier reste l’amélioration concrète du quotidien des citoyens.
Dans cette vision, l’intelligence artificielle peut devenir un puissant levier d’inclusion économique et sociale. Elle cite notamment le cas des coopératives féminines ou des petites structures artisanales qui souhaitent accéder aux marchés internationaux sans maîtriser les outils numériques ou les langues étrangères.
Grâce aux agents conversationnels intelligents et aux technologies de jumeaux numériques, ces acteurs pourraient bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour promouvoir leurs produits, raconter leur histoire et accéder à de nouveaux débouchés commerciaux. « L’intelligence artificielle peut permettre d’augmenter les compétences des citoyens et de démocratiser l’accès à des opportunités qui étaient auparavant réservées à une minorité », a-t-elle expliqué.
La Coupe du monde 2030 comme accélérateur
Cette réflexion intervient dans un contexte particulier pour le Maroc, engagé dans de vastes projets de modernisation à l’approche de la Coupe du monde 2030. Pour Awatif Hayar, le véritable défi consiste désormais à faire en sorte que les infrastructures construites dans cette perspective bénéficient durablement aux populations. La Smart City apparaît alors comme une approche capable de connecter les citoyens aux services urbains, aux équipements publics et aux nouvelles opportunités économiques créées par ces investissements.
