Musique
Mawazine 2026 : Senny Camara fait résonner un hymne à la paix sur la scène du Chellah
À l’ombre des vestiges millénaires du Chellah, la chanteuse et joueuse de kora sénégalaise Senny Camara a offert, samedi soir, une parenthèse de grâce et d’humanité. Entre chants de guérison, traditions mandingues et messages universels de paix, l’artiste a captivé le public du Festival Mawazine dans un voyage musical empreint d’émotion et de spiritualité.
Kawtar Firdaous
La chanteuse sénégalaise Senny Camara enchante le Chellah avec un vibrant plaidoyer pour la paix- Mawazine 2026.
Rabat a vécu, samedi soir, l’un des moments les plus singuliers de cette 21ᵉ édition du Festival Mawazine - Rythmes du Monde. Sur la scène du Chellah, écrin patrimonial chargé d’histoire, l’artiste sénégalaise Senny Camara a déployé un univers musical à la fois intime et universel, porté par les sonorités cristallines de sa kora et une voix habitée.
Durant près d’une heure, la musicienne a transporté son auditoire au cœur des traditions mandingues et wolof, abolissant les frontières linguistiques au profit d’un langage commun fait de mélodies, de partage et d’émotions. Sous la lumière dorée d’un soleil couchant qu’elle a elle-même qualifié de « cadeau », l’artiste a déroulé un répertoire inspiré du Ndeup, ces chants thérapeutiques hérités de sa grand-mère, destinés à apaiser les blessures visibles et invisibles.
Figure rare dans l’univers de la kora, instrument traditionnellement réservé aux griots masculins, Senny Camara s’est imposée par une maîtrise remarquable de cet instrument à 21 cordes. Ses doigts ont fait naître des harmonies délicates et envoûtantes, mêlant héritage ancestral et sensibilité contemporaine.
Dans une présence scénique empreinte de douceur, l’artiste, vêtue d’un ensemble monochrome agrémenté de bijoux traditionnels, a puisé dans son vécu et ses racines pour nourrir une œuvre profondément engagée. Son attachement au village de Tataguine, où elle a grandi, transparaît dans une démarche artistique qui célèbre autant la mémoire que l’ouverture au monde.
Le concert a été jalonné de titres porteurs de messages humanistes. Après avoir salué chaleureusement le public rabati, elle a interprété Bolo, une ode à l’unité et au vivre-ensemble. Puis vint Dialé, morceau chargé d’émotion qu’elle a dédié aux jeunes victimes de la migration clandestine, évoquant avec sincérité une douleur personnelle devenue engagement artistique.
L’un des temps forts de la soirée fut sans conteste l’interprétation de NIIT (« l’humain »), une réflexion poignante sur la condition humaine et la quête de paix. À travers ce titre, la chanteuse interroge les paradoxes de l’homme, à la fois remède et prison de son semblable, tout en lançant un appel vibrant à la fraternité.
Accompagnée sur scène par Ibrahim aux calebasses et Mehdi, alternant saxophone et flûte selon les ambiances musicales, Senny Camara a également présenté Yéné Nala, morceau éponyme de son nouvel album. Cette expression wolof, qui signifie « je vous souhaite le meilleur », a résonné comme un message d’espoir adressé au public.
Portée par un rythme entraînant, la performance a progressivement transformé l’assistance en un vaste chœur. Dans un moment de tendre complicité, l’artiste a invité une jeune spectatrice à la rejoindre sur scène pour reprendre avec elle le refrain, suscitant une vive émotion parmi les festivaliers.
La soirée s’est achevée dans une atmosphère festive et lumineuse, sous les applaudissements nourris d’un public conquis. Une prestation à l’image de l’esprit de Mawazine : un espace de dialogue entre les cultures où la musique devient, le temps d’un concert, un langage universel au service de la paix et du rapprochement des peuples.
Durant près d’une heure, la musicienne a transporté son auditoire au cœur des traditions mandingues et wolof, abolissant les frontières linguistiques au profit d’un langage commun fait de mélodies, de partage et d’émotions. Sous la lumière dorée d’un soleil couchant qu’elle a elle-même qualifié de « cadeau », l’artiste a déroulé un répertoire inspiré du Ndeup, ces chants thérapeutiques hérités de sa grand-mère, destinés à apaiser les blessures visibles et invisibles.
Figure rare dans l’univers de la kora, instrument traditionnellement réservé aux griots masculins, Senny Camara s’est imposée par une maîtrise remarquable de cet instrument à 21 cordes. Ses doigts ont fait naître des harmonies délicates et envoûtantes, mêlant héritage ancestral et sensibilité contemporaine.
Dans une présence scénique empreinte de douceur, l’artiste, vêtue d’un ensemble monochrome agrémenté de bijoux traditionnels, a puisé dans son vécu et ses racines pour nourrir une œuvre profondément engagée. Son attachement au village de Tataguine, où elle a grandi, transparaît dans une démarche artistique qui célèbre autant la mémoire que l’ouverture au monde.
Le concert a été jalonné de titres porteurs de messages humanistes. Après avoir salué chaleureusement le public rabati, elle a interprété Bolo, une ode à l’unité et au vivre-ensemble. Puis vint Dialé, morceau chargé d’émotion qu’elle a dédié aux jeunes victimes de la migration clandestine, évoquant avec sincérité une douleur personnelle devenue engagement artistique.
L’un des temps forts de la soirée fut sans conteste l’interprétation de NIIT (« l’humain »), une réflexion poignante sur la condition humaine et la quête de paix. À travers ce titre, la chanteuse interroge les paradoxes de l’homme, à la fois remède et prison de son semblable, tout en lançant un appel vibrant à la fraternité.
Accompagnée sur scène par Ibrahim aux calebasses et Mehdi, alternant saxophone et flûte selon les ambiances musicales, Senny Camara a également présenté Yéné Nala, morceau éponyme de son nouvel album. Cette expression wolof, qui signifie « je vous souhaite le meilleur », a résonné comme un message d’espoir adressé au public.
Portée par un rythme entraînant, la performance a progressivement transformé l’assistance en un vaste chœur. Dans un moment de tendre complicité, l’artiste a invité une jeune spectatrice à la rejoindre sur scène pour reprendre avec elle le refrain, suscitant une vive émotion parmi les festivaliers.
La soirée s’est achevée dans une atmosphère festive et lumineuse, sous les applaudissements nourris d’un public conquis. Une prestation à l’image de l’esprit de Mawazine : un espace de dialogue entre les cultures où la musique devient, le temps d’un concert, un langage universel au service de la paix et du rapprochement des peuples.
