Rallye IA à Merzouga. 1 000 talents, 138 idées, 30 lauréats
Clôturé à Merzouga, le Rally IA Future Lab a mobilisé 1 000 jeunes issus de tout le Royaume et généré 138 projets d’intelligence artificielle, dont 30 primés, confirmant l’émergence d’une dynamique économique nationale portée par l’innovation et la transformation numérique.
Mounia Kabiri Kettani
Au total, 1 000 jeunes issus des différentes régions du Royaume ont pris part à cette première édition, donnant naissance à 138 projets autour de 10 thématiques stratégiques.
La première édition du Rally IA Future Lab s’est achevée sur une note de fierté et d’ambition. Pendant quatre jours, ce site emblématique s’est transformé en un véritable laboratoire d’innovation, réunissant jeunes talents, chercheurs, experts et institutions autour d’un même objectif : penser le Maroc numérique de demain.
Porté par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, l’événement a mobilisé une énergie rare, mêlant compétition, collaboration et apprentissage intensif.
Une jeunesse mobilisée et des projets concrets
Dans son discours de clôture, la ministre Amal Fellah Seghrouchni a exprimé sa « profonde fierté » face à l’ampleur de la mobilisation. Selon elle, Merzouga n’a pas seulement accueilli un événement, mais a incarné un espace vivant de création collective. « Durant 4 jours, Merzouga a été bien davantage qu’un lieu d’accueil. Elle est devenue un laboratoire vivant », a-t-elle souligné, saluant l’engagement des participants.
Au total, 1 000 jeunes issus des différentes régions du Royaume ont pris part à cette première édition, donnant naissance à 138 projets autour de 10 thématiques stratégiques, allant de la santé à l’agriculture, en passant par l’énergie, l’éducation et les services publics.
Au-delà des chiffres, l’événement illustre une vision politique claire : celle d’une innovation accessible à tous les territoires. La ministre a insisté sur le fait que l’intelligence artificielle ne doit pas être réservée à une élite technologique ou à quelques centres urbains.
Elle a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans les Hautes Orientations Royales, qui placent le capital humain, l’équité territoriale et la montée en compétences au cœur du projet de développement national. « L’intelligence artificielle ne saurait demeurer l’apanage de quelques experts ou territoires privilégiés », a-t-elle affirmé, en insistant sur son rôle comme levier d’émancipation et de création de valeur.
Des talents révélés
L’un des faits marquants de cette édition reste la diversité des profils et des collaborations. Des équipes mixtes, issues de villes comme Tanger, Nador ou Dakhla, ont travaillé ensemble pour concevoir des solutions innovantes. Cette dynamique a permis de faire émerger des projets concrets, récompensés à l’issue du programme. Parmi les 138 projets, 30 ont été primés, avec des dotations allant de 10 000 à 30 000 dirhams, destinées à encourager le passage à l’action et l’émergence de start-up.
La ministre a également profité de cette clôture pour esquisser la suite du programme. Elle a évoqué le déploiement des instituts « Jazari », appelés à devenir des pôles régionaux d’innovation, de recherche appliquée et de formation. « Douze pôles d’innovation répartis à travers le Royaume permettraient de transformer durablement notre écosystème », a-t-elle expliqué, soulignant l’importance de rapprocher la technologie des territoires.
Au-delà de l’enthousiasme de l’événement, le message central reste celui de la souveraineté numérique. Pour la ministre, celle-ci repose sur trois piliers essentiels : les talents, les infrastructures et la capacité à produire localement des solutions adaptées aux besoins du pays.
Elle a défendu une approche qu’elle qualifie de « troisième voie » : une intelligence artificielle utile, maîtrisée et orientée vers le développement, loin des modèles importés sans adaptation locale.

Porté par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, l’événement a mobilisé une énergie rare, mêlant compétition, collaboration et apprentissage intensif.
Une jeunesse mobilisée et des projets concrets
Dans son discours de clôture, la ministre Amal Fellah Seghrouchni a exprimé sa « profonde fierté » face à l’ampleur de la mobilisation. Selon elle, Merzouga n’a pas seulement accueilli un événement, mais a incarné un espace vivant de création collective. « Durant 4 jours, Merzouga a été bien davantage qu’un lieu d’accueil. Elle est devenue un laboratoire vivant », a-t-elle souligné, saluant l’engagement des participants.
Au total, 1 000 jeunes issus des différentes régions du Royaume ont pris part à cette première édition, donnant naissance à 138 projets autour de 10 thématiques stratégiques, allant de la santé à l’agriculture, en passant par l’énergie, l’éducation et les services publics.
Au-delà des chiffres, l’événement illustre une vision politique claire : celle d’une innovation accessible à tous les territoires. La ministre a insisté sur le fait que l’intelligence artificielle ne doit pas être réservée à une élite technologique ou à quelques centres urbains.
Elle a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans les Hautes Orientations Royales, qui placent le capital humain, l’équité territoriale et la montée en compétences au cœur du projet de développement national. « L’intelligence artificielle ne saurait demeurer l’apanage de quelques experts ou territoires privilégiés », a-t-elle affirmé, en insistant sur son rôle comme levier d’émancipation et de création de valeur.
Des talents révélés
L’un des faits marquants de cette édition reste la diversité des profils et des collaborations. Des équipes mixtes, issues de villes comme Tanger, Nador ou Dakhla, ont travaillé ensemble pour concevoir des solutions innovantes. Cette dynamique a permis de faire émerger des projets concrets, récompensés à l’issue du programme. Parmi les 138 projets, 30 ont été primés, avec des dotations allant de 10 000 à 30 000 dirhams, destinées à encourager le passage à l’action et l’émergence de start-up.
La ministre a également profité de cette clôture pour esquisser la suite du programme. Elle a évoqué le déploiement des instituts « Jazari », appelés à devenir des pôles régionaux d’innovation, de recherche appliquée et de formation. « Douze pôles d’innovation répartis à travers le Royaume permettraient de transformer durablement notre écosystème », a-t-elle expliqué, soulignant l’importance de rapprocher la technologie des territoires.
Au-delà de l’enthousiasme de l’événement, le message central reste celui de la souveraineté numérique. Pour la ministre, celle-ci repose sur trois piliers essentiels : les talents, les infrastructures et la capacité à produire localement des solutions adaptées aux besoins du pays.
Elle a défendu une approche qu’elle qualifie de « troisième voie » : une intelligence artificielle utile, maîtrisée et orientée vers le développement, loin des modèles importés sans adaptation locale.

En marge de la cérémonie de clôture, une convention a été signée entre le ministère de la transition numérique et de la réforme de l'administration avec le conseil régional de Drâa-Tafilalet en vue de la création d’un centre dédié à l’intelligence artificielle à Errachidia.
En marge de la cérémonie de clôture, une convention a été signée entre le ministère de la transition numérique et de la réforme de l'administration avec le conseil régional de Drâa-Tafilalet en vue de la création d’un centre dédié à l’intelligence artificielle à Errachidia. Ce projet s’inscrit dans la dynamique nationale de déploiement territorial de l’innovation et vise à rapprocher les technologies numériques des jeunes talents des régions. Le futur centre ambitionne de devenir un espace de formation, de recherche appliquée et d’incubation de projets, favorisant l’émergence de solutions adaptées aux réalités locales, tout en renforçant l’inclusion numérique et la montée en compétences dans les provinces du Sud-Est.
