Festival Gnaoua d’Essaouira : la Chaire des Transitions explore l’universalité d’un patrimoine vivant
À l’occasion de la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira, la Chaire des Transitions de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) propose, le 27 juin prochain, deux tables rondes consacrées à la culture gnaoua. Chercheurs, anthropologues, historiens et artistes y débattront des enjeux de transmission, de diaspora, de transe et de guérison, dans une réflexion croisée entre patrimoine, création et transformations contemporaines.
Kawtar Firdaous
Raphaël Liogier (France),sociologue, philosophe et directeur de Chaire des Transitions- Festival Gnaoua d'Essaouira 2026.
Au-delà de sa dimension artistique, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira confirme son rôle de plateforme de réflexion sur les grands enjeux culturels et sociétaux de notre époque. Dans le cadre de sa collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), à travers la Chaire des Transitions (UM6P/IAS), le festival organise une nouvelle série de rencontres intellectuelles placées sous le thème : « Gnaoua entre singularité et universalité ».
Prévue le samedi 27 juin 2026 à l’Hôtel Atlas Essaouira Riad Resort, cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions menées par le festival en faveur de la transmission des savoirs, du dialogue interculturel et de la valorisation du patrimoine immatériel. Elle vient compléter d’autres espaces de réflexion tels que le Forum des droits humains ou encore le programme Berklee at Gnaoua and World Music Festival.
À travers deux tables rondes réunissant universitaires, chercheurs, anthropologues, historiens, musiciens et praticiens, les organisateurs souhaitent interroger la capacité de la culture gnaoua à dépasser les frontières géographiques et culturelles tout en préservant son identité profonde.
La première rencontre, intitulée « Gnaoua en diaspora : origines, inventions, dispersions ? », abordera les circulations historiques et contemporaines de la culture gnaoua. Les échanges porteront notamment sur les mécanismes de transmission, les dynamiques diasporiques ainsi que les processus de réinvention qui accompagnent son implantation dans de nouveaux espaces culturels.
La seconde table ronde, « Transe, rituel et guérison : Gnaoua et la question des états de conscience ritualisés dans les sociétés contemporaines », s’intéressera aux dimensions spirituelles, symboliques et thérapeutiques de cette tradition. Les intervenants examineront la place de la transe, des pratiques rituelles et des formes de guérison dans les sociétés contemporaines, à l’heure où les questions liées au bien-être, à la spiritualité et aux identités culturelles suscitent un intérêt croissant.
Les débats réuniront plusieurs personnalités de renom, parmi lesquelles le sociologue et philosophe Raphaël Liogier, directeur de la Chaire des Transitions, le chercheur Marouane Jaouat, le spécialiste des humanités africaines Wendell H. Marsh, le politologue et critique musical Hisham Aidi, l’historien de la culture Nathan Chapman Lean, le professeur d’études critiques et culturelles R.A. Judy, l’historienne et africaniste Kai Mora, l’anthropologue Manoël Pénicaud ainsi que le politologue marocain Mohamed Tozy.
Pour les organisateurs, la culture gnaoua constitue bien davantage qu’un héritage à préserver. Par son histoire, marquée par les circulations entre l’Afrique subsaharienne, le Maghreb et le monde arabe, ainsi que par sa capacité à intégrer de nouvelles influences sans renoncer à ses fondements, elle représente un laboratoire privilégié pour comprendre les dynamiques de transmission, de métissage et de création qui façonnent les sociétés contemporaines.
En favorisant le dialogue entre savoir académique, pratique artistique et expérience vécue, la Chaire des Transitions entend ainsi contribuer à une lecture renouvelée de la culture gnaoua, à la fois patrimoine vivant et source de réflexion sur les mutations culturelles, sociales et humaines du monde actuel.
Prévue le samedi 27 juin 2026 à l’Hôtel Atlas Essaouira Riad Resort, cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions menées par le festival en faveur de la transmission des savoirs, du dialogue interculturel et de la valorisation du patrimoine immatériel. Elle vient compléter d’autres espaces de réflexion tels que le Forum des droits humains ou encore le programme Berklee at Gnaoua and World Music Festival.
À travers deux tables rondes réunissant universitaires, chercheurs, anthropologues, historiens, musiciens et praticiens, les organisateurs souhaitent interroger la capacité de la culture gnaoua à dépasser les frontières géographiques et culturelles tout en préservant son identité profonde.
La première rencontre, intitulée « Gnaoua en diaspora : origines, inventions, dispersions ? », abordera les circulations historiques et contemporaines de la culture gnaoua. Les échanges porteront notamment sur les mécanismes de transmission, les dynamiques diasporiques ainsi que les processus de réinvention qui accompagnent son implantation dans de nouveaux espaces culturels.
La seconde table ronde, « Transe, rituel et guérison : Gnaoua et la question des états de conscience ritualisés dans les sociétés contemporaines », s’intéressera aux dimensions spirituelles, symboliques et thérapeutiques de cette tradition. Les intervenants examineront la place de la transe, des pratiques rituelles et des formes de guérison dans les sociétés contemporaines, à l’heure où les questions liées au bien-être, à la spiritualité et aux identités culturelles suscitent un intérêt croissant.
Les débats réuniront plusieurs personnalités de renom, parmi lesquelles le sociologue et philosophe Raphaël Liogier, directeur de la Chaire des Transitions, le chercheur Marouane Jaouat, le spécialiste des humanités africaines Wendell H. Marsh, le politologue et critique musical Hisham Aidi, l’historien de la culture Nathan Chapman Lean, le professeur d’études critiques et culturelles R.A. Judy, l’historienne et africaniste Kai Mora, l’anthropologue Manoël Pénicaud ainsi que le politologue marocain Mohamed Tozy.
Pour les organisateurs, la culture gnaoua constitue bien davantage qu’un héritage à préserver. Par son histoire, marquée par les circulations entre l’Afrique subsaharienne, le Maghreb et le monde arabe, ainsi que par sa capacité à intégrer de nouvelles influences sans renoncer à ses fondements, elle représente un laboratoire privilégié pour comprendre les dynamiques de transmission, de métissage et de création qui façonnent les sociétés contemporaines.
En favorisant le dialogue entre savoir académique, pratique artistique et expérience vécue, la Chaire des Transitions entend ainsi contribuer à une lecture renouvelée de la culture gnaoua, à la fois patrimoine vivant et source de réflexion sur les mutations culturelles, sociales et humaines du monde actuel.
