Emplois et croissance : les ambitions numériques du Congo

Selon un rapport publié le 22 juin par GSMA, la numérisation de l’économie congolaise pourrait générer près de 870 milliards de FCFA (1,5 milliard de dollars) de valeur ajoutée d’ici 2030, tout en créant plus de 144 000 emplois.
Intitulée « Drive Digital Transformation of the Economy in the Republic of Congo », l’étude souligne également que près de 540 000 personnes supplémentaires pourraient accéder à l’Internet mobile à l’horizon 2030, renforçant ainsi l’inclusion numérique et l’accès aux services essentiels.
Si le pays bénéficie déjà d’une couverture 4G relativement étendue, atteignant environ 86 % de la population, l’adoption reste limitée. Seuls 19 % des Congolais utilisent actuellement l’Internet mobile, alors qu’une large majorité de la population couverte demeure encore déconnectée.
Pour la GSMA, ce décalage met en lumière un défi majeur : transformer l’accès aux infrastructures en usage réel. L’organisation appelle à des réformes coordonnées sur les plans réglementaire, fiscal et économique afin de stimuler la demande et d’encourager les investissements dans le secteur numérique.
Selon les projections du rapport, le nombre d’utilisateurs de l’Internet mobile pourrait atteindre 2,2 millions de personnes d’ici 2030, soit près d’un tiers de la population. Cette progression devrait également renforcer les finances publiques grâce à une augmentation des recettes fiscales, estimées à 174 milliards de FCFA sur la période.
L’impact de la transformation numérique devrait se faire sentir dans de nombreux secteurs, notamment l’agriculture, l’industrie, le commerce, les transports, les services financiers et l’administration publique. Le développement du mobile money et des services numériques pourrait favoriser l’inclusion financière, améliorer la productivité des entreprises et réduire les coûts de transaction.
Pour concrétiser ces perspectives, la GSMA recommande d’accélérer les réformes structurelles, notamment en facilitant l’accès aux smartphones, en réduisant le coût des données mobiles, en renforçant les compétences numériques et en développant un cadre de cybersécurité capable d’instaurer la confiance des utilisateurs.

