Justice
« Escobar du Sahara » : Said Naciri condamné à 10 de prison
La chambre criminelle de la cour d'appel de Casablanca a rendu jeudi soir un verdict sévère dans l'une des affaires les plus retentissantes de ces dernières années. Douze prévenus, dont l'ancien président du Wydad Athletic Club Saïd Naciri et le président de la région de l'Oriental Abdenbi Bioui, ont été condamnés à de lourdes peines de prison ferme assorties de confiscations et d'amendes se chiffrant en milliards de dirhams.

Said Naciri et Abdenbi Bioui
Après des mois d'audiences, de confrontations et de plaidoiries, la chambre criminelle de première instance chargée des crimes financiers près la cour d'appel de Casablanca a tranché. Le verdict, tombé jeudi soir, est lourd : les prévenus poursuivis dans ce dossier tentaculaire sont reconnus coupables et ont écoupé de peines de prison ferme assorties de confiscations et d'amendes en milliards de dirhams.
La peine la plus lourde échoit à Abdenbi Bioui, condamné à 12 ans de réclusion criminelle et 150.000 dirhams d'amende. Saïd Naciri et Belkacem Mir écopent chacun de 10 ans de prison ferme tandis que Abderrahim Bioui, Larbi Taybi et Ismaïl El Mallem se voient infliger 9 ans de réclusion et 250.000 dirhams d'amende. Enfin, Allal Haji, Ahmed Haji, Souleimane Haji, Abdelkader Abdellaoui, Abdelkader Ben Aouda et Jamal Mohajer ont été condamnés à 8 ans de prison ferme et 700.000 dirhams d'amende chacun.
Rappelons que tout au long de la procédure, Saïd Naciri a proclamé son innocence, rejetant catégoriquement chacune des accusations portées contre lui. La chambre criminelle n'a pas été convaincue par cette ligne de défense et a suivi les réquisitions du parquet général.
Confiscations et destruction de pièces falsifiées
La cour a ordonné par ailleurs la destruction des documents falsifiés versés au dossier et la confiscation de plusieurs avoirs. Abdenbi Bioui se voit confisquer 10 millions de dirhams, son frère Abderrahim 8 millions. Saïd Naciri perd 6 millions de dirhams, Larbi Taybi 4 millions, tandis qu'Ismaïl El Mallem et Belkacem Mir voient chacun 3 millions de dirhams saisis.
Sur requête de l'Administration des douanes et impôts indirects, la cour a condamné solidairement plusieurs prévenus à des montants astronomiques, calculés au prorata des quantités de résine de cannabis saisies. Les condamnations s'échelonnent de 1,55 million de dirhams pour une cargaison de 77,5 kg à 4 milliards de dirhams pour une quantité estimée à 200 tonnes de chira. D'autres cargaisons (10, 15, 40, 50 et 80 tonnes) portent le total des condamnations financières à plusieurs milliards de dirhams.
Trafic d'or et infractions de change
Dans le volet relatif aux infractions à la réglementation des changes, Abdenbi Bioui a été condamné à des amendes totalisant plus de 480 millions de dirhams pour des opérations portant sur plusieurs millions d'euros. Saïd Naciri est également visé par des amendes liées à des transferts de fonds en dirhams et en euros.
Sur le volet du trafic d'or, Belkacem Mir est condamné à verser 182,5 millions de dirhams à l'Administration des douanes et 1,288 milliard de dirhams au titre des infractions de change. Ses biens saisis sont confisqués.
Volet civil
Sur le plan civil, la cour a enregistré le désistement de plusieurs parties civiles. Parmi les demandes jugées recevables, elle a accordé 300.000 dirhams d'indemnisation à Abdelatif Moussa et 1 million de dirhams à El Haj Ahmed Benbrahim, à la charge solidaire de certains condamnés. D'autres demandes ont été rejetées pour irrecevabilité.
Ce jugement, qui intervient au terme d'une procédure longue et très médiatisée, marque une étape judiciaire majeure dans l'un des dossiers de trafic de stupéfiants les plus complexes jamais instruits au Maroc. Les condamnés disposent de la faculté de former un pourvoi en cassation devant la Cour suprême.
La peine la plus lourde échoit à Abdenbi Bioui, condamné à 12 ans de réclusion criminelle et 150.000 dirhams d'amende. Saïd Naciri et Belkacem Mir écopent chacun de 10 ans de prison ferme tandis que Abderrahim Bioui, Larbi Taybi et Ismaïl El Mallem se voient infliger 9 ans de réclusion et 250.000 dirhams d'amende. Enfin, Allal Haji, Ahmed Haji, Souleimane Haji, Abdelkader Abdellaoui, Abdelkader Ben Aouda et Jamal Mohajer ont été condamnés à 8 ans de prison ferme et 700.000 dirhams d'amende chacun.
Rappelons que tout au long de la procédure, Saïd Naciri a proclamé son innocence, rejetant catégoriquement chacune des accusations portées contre lui. La chambre criminelle n'a pas été convaincue par cette ligne de défense et a suivi les réquisitions du parquet général.
Confiscations et destruction de pièces falsifiées
La cour a ordonné par ailleurs la destruction des documents falsifiés versés au dossier et la confiscation de plusieurs avoirs. Abdenbi Bioui se voit confisquer 10 millions de dirhams, son frère Abderrahim 8 millions. Saïd Naciri perd 6 millions de dirhams, Larbi Taybi 4 millions, tandis qu'Ismaïl El Mallem et Belkacem Mir voient chacun 3 millions de dirhams saisis.
Sur requête de l'Administration des douanes et impôts indirects, la cour a condamné solidairement plusieurs prévenus à des montants astronomiques, calculés au prorata des quantités de résine de cannabis saisies. Les condamnations s'échelonnent de 1,55 million de dirhams pour une cargaison de 77,5 kg à 4 milliards de dirhams pour une quantité estimée à 200 tonnes de chira. D'autres cargaisons (10, 15, 40, 50 et 80 tonnes) portent le total des condamnations financières à plusieurs milliards de dirhams.
Trafic d'or et infractions de change
Dans le volet relatif aux infractions à la réglementation des changes, Abdenbi Bioui a été condamné à des amendes totalisant plus de 480 millions de dirhams pour des opérations portant sur plusieurs millions d'euros. Saïd Naciri est également visé par des amendes liées à des transferts de fonds en dirhams et en euros.
Sur le volet du trafic d'or, Belkacem Mir est condamné à verser 182,5 millions de dirhams à l'Administration des douanes et 1,288 milliard de dirhams au titre des infractions de change. Ses biens saisis sont confisqués.
Volet civil
Sur le plan civil, la cour a enregistré le désistement de plusieurs parties civiles. Parmi les demandes jugées recevables, elle a accordé 300.000 dirhams d'indemnisation à Abdelatif Moussa et 1 million de dirhams à El Haj Ahmed Benbrahim, à la charge solidaire de certains condamnés. D'autres demandes ont été rejetées pour irrecevabilité.
Ce jugement, qui intervient au terme d'une procédure longue et très médiatisée, marque une étape judiciaire majeure dans l'un des dossiers de trafic de stupéfiants les plus complexes jamais instruits au Maroc. Les condamnés disposent de la faculté de former un pourvoi en cassation devant la Cour suprême.
