Élisabeth Grâce Brya : « L’Afrique a les ressources pour devenir un moteur de croissance mondiale »
En marge de la 4ᵉ édition de l’Africa Economic Symposium organisée par le Policy Center for the New South (PCNS), la chercheuse associée à l’Institut des politiques et initiatives sociales de l’Université catholique d’Afrique centrale, Élisabeth Grâce Brya, estime que l’Afrique dispose désormais des atouts nécessaires pour accélérer son développement. À condition, toutefois, de relever les défis de la gouvernance et de renforcer l’intégration économique du continent.
Mounia Kabiri Kettani
Élisabeth Grâce Brya, chercheuse associée à l’Institut des politiques et initiatives sociales de l’Université catholique d’Afrique centrale.
L’Afrique n’est plus seulement un continent riche en ressources naturelles. Elle prend progressivement conscience de son potentiel et cherche désormais à transformer cette richesse en levier de développement économique. C’est le constat dressé par Élisabeth Grâce Brya, chercheuse associée à l’Institut des politiques et initiatives sociales de l’Université catholique d’Afrique centrale, en marge de la quatrième édition de l’Africa Economic Symposium organisée par le Policy Center for the New South (PCNS).
Pour la chercheuse, le continent dispose d’un avantage comparatif majeur. « L’Afrique a compris qu’elle détient plus de ressources que n’importe quel autre continent et qu’elle peut s’appuyer sur ces ressources pour se développer », affirme-t-elle. Selon elle, cette transformation passe avant tout par le renforcement du capital humain. « Si les ressources humaines sont bien formées, l’Afrique pourra transformer elle-même ses richesses et en tirer davantage de valeur », explique-t-elle.
Si les perspectives sont encourageantes, plusieurs obstacles demeurent. Élisabeth Grâce Brya cite en priorité les défis liés à la gouvernance ainsi que les effets du changement climatique, qui fragilisent les économies africaines. Elle relève toutefois que « la résilience est désormais au cœur des politiques publiques » dans de nombreux pays, signe d’une évolution des priorités de développement.
L’universitaire insiste également sur le rôle stratégique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour elle, l’intégration économique constitue une condition essentielle pour permettre au continent de renforcer sa compétitivité. « L’intégration du marché, au niveau régional comme international, ne pourra pas se faire si chaque pays agit isolément. C’est ensemble que l’Afrique pourra avancer », souligne-t-elle.
Tout en reconnaissant que la mise en œuvre de la ZLECAf n’en est qu’à ses débuts, Élisabeth Grâce Brya se montre optimiste. Elle estime que cette dynamique devrait progressivement favoriser la transformation locale des ressources, renforcer les échanges intra-africains et consolider la place du continent dans l’économie mondiale. Pour elle, la réussite de cette ambition dépendra principalement d’une amélioration durable de la gouvernance et de la capacité des États africains à agir de manière concertée.
Pour la chercheuse, le continent dispose d’un avantage comparatif majeur. « L’Afrique a compris qu’elle détient plus de ressources que n’importe quel autre continent et qu’elle peut s’appuyer sur ces ressources pour se développer », affirme-t-elle. Selon elle, cette transformation passe avant tout par le renforcement du capital humain. « Si les ressources humaines sont bien formées, l’Afrique pourra transformer elle-même ses richesses et en tirer davantage de valeur », explique-t-elle.
Si les perspectives sont encourageantes, plusieurs obstacles demeurent. Élisabeth Grâce Brya cite en priorité les défis liés à la gouvernance ainsi que les effets du changement climatique, qui fragilisent les économies africaines. Elle relève toutefois que « la résilience est désormais au cœur des politiques publiques » dans de nombreux pays, signe d’une évolution des priorités de développement.
L’universitaire insiste également sur le rôle stratégique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour elle, l’intégration économique constitue une condition essentielle pour permettre au continent de renforcer sa compétitivité. « L’intégration du marché, au niveau régional comme international, ne pourra pas se faire si chaque pays agit isolément. C’est ensemble que l’Afrique pourra avancer », souligne-t-elle.
Tout en reconnaissant que la mise en œuvre de la ZLECAf n’en est qu’à ses débuts, Élisabeth Grâce Brya se montre optimiste. Elle estime que cette dynamique devrait progressivement favoriser la transformation locale des ressources, renforcer les échanges intra-africains et consolider la place du continent dans l’économie mondiale. Pour elle, la réussite de cette ambition dépendra principalement d’une amélioration durable de la gouvernance et de la capacité des États africains à agir de manière concertée.
