Confidence dominicale. Abou Wael Rifi met à nu « Forbidden Stories »
Au Maroc, nous sommes désormais habitués à ce type de campagnes menées avec une remarquable désinvolture chaque fois qu’approchent de grandes échéances nationales, écrit Abou Wael Rifi dans « Baouh Al Ahad » (« Confidence dominicale »). Plus le Maroc engrange des succès, plus les campagnes se multiplient et plus s’intensifie la frénésie de ceux qui les orchestrent, précise-t-il dans sa chronique, dont voici de larges extraits.

Ciblage malintentionné
Cette année encore, comme à l’accoutumée, Sa Majesté le Roi et les membres de la Famille Royale constituent la cible prioritaire. Nous avons ainsi vu une campagne consacrée aux sœurs du Souverain, accusées d’investir dans le secteur hôtelier. Or, en quoi cela constitue-t-il une accusation ? Au contraire, ces investissements d’envergure réalisés par des membres de la Famille Royale dans des secteurs stratégiques renforçant la qualité des infrastructures nationales méritent d’être salués, à l’heure où le Royaume se prépare à d’importantes échéances, notamment l’essor du tourisme et l’organisation de la Coupe du Monde.Quiconque connaît le contenu de la Constitution marocaine sait que seul le Roi bénéficie de la liste civile. Les autres membres de la Famille Royale n’y ont aucun droit. S’ils souhaitent assurer leur subsistance et celle de leurs familles, ils sont donc tenus d’investir leurs ressources dans des activités économiques. À défaut, ils ne disposeraient d’aucun moyen pour couvrir leurs dépenses, puisqu’ils ne bénéficient pas de la liste civile prévue par la Constitution.
Ceux qui reprochent aux sœurs du Roi leurs activités économiques et leur engagement dans l’investissement cherchent en réalité à nourrir chez certains Marocains un ressentiment contre l’institution monarchique, en laissant croire que la Famille Royale vivrait exclusivement de l’argent public.
La spécificité de la liste civile marocaine réside précisément dans le fait qu’elle ne concerne que le Roi et le Prince Héritier. Aucun autre membre de la Famille Royale n’en bénéficie. Rien n’interdit donc à ceux-ci d’exercer des activités économiques, lesquelles ne leur confèrent d’ailleurs aucun privilège particulier par rapport aux autres entrepreneurs.
Le succès de leurs investissements s’explique avant tout par la qualité de leur gestion et la pertinence des secteurs dans lesquels ils choisissent d’investir. Le premier bénéficiaire en est l’économie marocaine. Investir dans l’éducation, dans le développement des capacités d’accueil en prévision du Mondial, dans le tourisme ou dans d’autres secteurs revient à servir l’économie nationale et les citoyens marocains.
Plus encore, ces entreprises opèrent dans le strict respect de la loi, remplissent correctement leurs obligations fiscales et offrent de bonnes conditions à leurs salariés. Elles incarnent ainsi le modèle de l’entreprise citoyenne dont le Maroc a besoin pour accélérer son développement économique et renforcer sa cohésion sociale. Elles acquittent leurs factures d’eau et d’électricité et achètent leurs biens sur le marché comme tous les autres Marocains. Elles acquittent aussi leurs impôts comme tous les citoyens marocains, ce que les prétendus « journalistes d’investigation » peuvent aisément vérifier. L’essentiel est que ces entreprises contribuent à l’économie nationale, créent des emplois et sont soumises aux mêmes obligations que toutes les autres sociétés marocaines.
Les dessous de « Forbidden Stories »
Nous reconstituons aujourd’hui les différentes pièces de « Forbidden Stories » afin de comprendre le rôle joué par certains acteurs qui ont accepté de servir de kamikazes au profit d’agendas se réclamant du journalisme d’investigation, alors qu’ils agissent en réalité sous l’influence de lobbies à visée néocoloniale, ciblant certains États avec une sélectivité flagrante tout en fermant les yeux sur d’autres.La France elle-même a reconnu, par la voix de son Président et sur décision de celui-ci, développer un logiciel présenté comme plus puissant encore que Pegasus. Elle a également admis avoir consacré un budget public considérable à ce programme, à l’époque où Bruno Le Maire était ministre des Finances.
Pourquoi un tel logiciel a-t-il été développé, sinon pour être utilisé à des fins de renseignement ? Et contre qui devait-il servir ? N’existe-t-il pas des mécanismes d’accès à l’information permettant, dans un souci de transparence, de constituer un consortium de journalistes afin d’enquêter sur les victimes potentielles de ce logiciel français ?
Pourquoi Le Monde, France Info ou France 24 n’ont-ils jamais proposé de consacrer leur enquête suivante à ce programme développé par la France ?
Pourquoi également le silence concernant l’Italie, l’Allemagne ou les États-Unis, alors même que Forbidden Stories, Amnesty International et Citizen Lab savent parfaitement — comme en témoignent leurs publications largement diffusées dans seize médias internationaux, parmi lesquels Der Spiegel et The Guardian — que ces pays sont eux aussi impliqués dans des activités d’écoute et de surveillance électronique ?
Tout le monde sait que les communications téléphoniques fixes transitent essentiellement par des câbles sous-marins convergeant vers les États-Unis, à l’exception de deux pays, la Russie et la Chine. On se souvient d’ailleurs que les conversations de l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel avaient été interceptées sur sa ligne fixe. Qui procédait alors à cette surveillance ? Pourquoi Der Spiegel n’a-t-il pas jugé utile d’en faire un véritable sujet d’investigation ?
Observons que, dès le début de cette affaire, le Maroc a toujours défendu une position constante. Le Royaume n’a jamais utilisé Pegasus. D’abord, parce que l’acquisition et l’exploitation de ce logiciel ne relèvent pas de ses priorités stratégiques ; ensuite, parce qu’il ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour en faire l’acquisition ; enfin, parce que sa doctrine en matière de renseignement ne repose pas sur ce type d’outils pour recueillir l’information.
Le succès du« Made in Morocco » sécuritaire dérange
Le Maroc privilégie les compétences humaines de terrain. Cette approche s’est révélée la plus efficace, la plus performante et la plus rapide. C’est elle qui a permis de déjouer, dès leur phase préparatoire, des projets terroristes aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Royaume.À cette occasion, je rappelle brièvement un épisode qui illustre l’efficacité de cette doctrine du renseignement, dont les Marocains devraient être fiers. Je n’en dévoilerai aujourd’hui qu’un aperçu ; le moment viendra d’en raconter tous les détails.
Le responsable des services de renseignement d’un État membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies a contacté Abdelatif Hammouchi afin de le remercier des informations transmises par les services marocains. Grâce à ces renseignements, son pays a échappé à un bain de sang qui devait se produire à la veille d’une importante célébration nationale. Il lui a indiqué avoir informé son chef d’État de cette contribution décisive de la Direction générale de la surveillance du territoire.
L’affaire ne s’est pas arrêtée là. Il a ensuite expliqué que le plus haut responsable de son pays avait pris contact en urgence avec Sa Majesté le Roi pour lui exprimer personnellement sa gratitude et lui témoigner la reconnaissance de son État pour cette coopération, affirmant que son pays resterait redevable au Maroc pour cette action et qu’il mesurait pleinement l’importance de cette contribution à la sécurité de cette grande fête nationale.
Le Maroc n’a pas besoin de Pegasus. Il l’avait affirmé dès le début, expliquant qu’il ne disposait pas des moyens financiers nécessaires à son acquisition. Ce qui est nouveau dans les publications de cette semaine, c’est que leurs auteurs reconnaissent indirectement cette réalité en affirmant désormais que le Maroc n’aurait pas acheté le logiciel, mais l’aurait obtenu auprès d’un autre État.
Pourquoi ne reconnaissent-ils pas tout simplement qu’ils se sont trompés lors de leurs premières accusations ? Pourquoi n’admettent-ils pas que la version défendue par le Maroc depuis plusieurs années était la bonne ? Et quelle garantie avons-nous que, dans cinq ans, nous ne découvrirons pas que d’autres éléments de leur dossier relevaient eux aussi de la désinformation ?
Les services marocains de renseignement n’auraient-ils donc rien de plus important à faire que de suivre une personne clairement exposée, d’espionner son téléphone, celui de sa mère, celui de la personne qui lui vend ses cigarettes ou son cannabis, celui du gardien de parking, du serveur du café qu’il fréquente ou encore de tous ceux qui s’assoient à sa table ?
Faut-il croire qu’un individu dont tout le monde connaît le parcours justifierait un dispositif aussi coûteux, alors même que chacun sait que le prix de ces technologies est si élevé que des puissances comme la France ont elles-mêmes renoncé à les acquérir ?
Faudrait-il également consacrer des moyens comparables à un simple instituteur compromis, vivant à l’autre extrémité du pays, alors que rien dans son parcours ne justifierait qu’il devienne une cible prioritaire ? L’auteur poursuit ici en estimant que cet individu a volontairement accepté de servir certains intérêts afin d’obtenir des avantages personnels, au prix, selon lui, des souffrances infligées à plusieurs familles.
Les informations disponibles sur Pegasus indiquent que l’accès au logiciel pour un nombre limité de cibles représente déjà une dépense d’environ 80 millions de dollars. L’élargissement du nombre de personnes surveillées exige des sommes encore bien supérieures.
Or, le Maroc ne dispose ni des moyens financiers nécessaires pour supporter de tels coûts ni du moindre intérêt à le faire. Fort de plusieurs décennies d’expérience dans la collecte du renseignement, le Royaume figure aujourd’hui parmi les services les plus performants au monde, comme en témoignent les nombreuses reconnaissances internationales dont il fait régulièrement l’objet.
Les spécialistes savent également que les équipements utilisés par les services marocains ne proviennent pas d’Israël ni de sociétés israéliennes. Ils sont d’origine américaine et ont été acquis peu après l’accession de Mohammed VI au Trône, avant même la nomination d’Abdelatif Hammouchi à la tête de cette institution.
Il s’agit des mêmes technologies que celles employées à la Maison-Blanche, au Pentagone et dans plusieurs institutions souveraines américaines, mais exploitées au Maroc grâce à un système de chiffrement développé exclusivement par des compétences marocaines. Leur maintenance est assurée par des techniciens appartenant eux-mêmes à l’institution, car ces équipements relèvent directement de la sécurité nationale et ne sauraient tolérer la moindre faille.
Il est donc naturel que même les systèmes techniques les plus ordinaires installés dans les locaux de la Direction générale de la surveillance du territoire — y compris les installations de climatisation, les équipements sanitaires, les réseaux téléphoniques internes, les communications filaires ou radio, le courrier interne servant à transmettre les rapports de renseignement ou encore les standards téléphoniques sécurisés — soient entretenus exclusivement par des personnels appartenant à l’institution.
Cette règle s’applique également à la Direction générale de la sûreté nationale, au ministère de l’Intérieur et à la Gendarmerie royale. C’est précisément cette maîtrise intégrale des infrastructures sensibles qui constitue l’une des principales forces du système sécuritaire marocain et le met à l’abri de toute infiltration étrangère.
Dans ce contexte, le fait que Forbidden Stories publie les photographies, les noms et les fonctions des personnes chargées de la maintenance de l’ensemble de cette infrastructure ne constitue la preuve d’absolument rien.
Leurs identités sont connues, leurs visages sont connus et leurs missions le sont également. Même si les informations diffusées par Forbidden Stories provenaient de certains techniciens ayant autrefois travaillé à leurs côtés avant de quitter l’institution — comme ce technicien originaire d’une région frontalière avec le pays voisin de l’Est qui, après sa formation, fut affecté à Laâyoune avant de démissionner, de quitter le Maroc pour une capitale maghrébine, puis de rejoindre clandestinement la France — cela ne changerait rien à la réalité des faits.
Un tel parcours pourrait expliquer qu’un ancien employé nourrisse du ressentiment envers ses anciens supérieurs et soit tenté d’inventer des récits dignes d’un scénario hitchcockien.
Forbidden Stories a ensuite enrichi ces récits en y ajoutant notamment une date précise — le 10 septembre — afin de donner à son enquête une apparence de rigueur.
La rédaction de Forbidden Stories prend systématiquement soin de ménager une porte de sortie en concluant chacune de ses narrations par une formule indiquant qu’aucun élément ne permet finalement de confirmer avec certitude les faits avancés.
Comme nous l’affirmions déjà il y a cinq ans, le Maroc met au défi ses accusateurs de produire une seule preuve scientifique irréfutable, plutôt que de se contenter d’expertises composées de formulations générales et de photographies de fonctionnaires parfaitement identifiés.
Parmi eux figure notamment un responsable dont la mission principale consiste à former les unités spéciales mises à la disposition du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), à perfectionner leurs capacités en matière de neutralisation d’explosifs au moyen de robots et à présenter chaque année ces démonstrations lors des Journées portes ouvertes de la Direction générale de la sûreté nationale.
Ces exercices, largement relayés par les médias nationaux et internationaux, se déroulent devant des représentants des services de sécurité du monde entier, notamment français et espagnols, ainsi que devant les plus hautes autorités marocaines, parmi lesquelles le ministre de l’Intérieur, l’Inspecteur général des Forces armées royales, le directeur général des Études et de la Documentation, le commandant de la Gendarmerie royale, le ministre de la Justice, le Premier président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, le Procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du ministère public, ainsi que des représentants du Conseil national des droits de l’Homme.
Tous assistent à ces démonstrations des forces spéciales marocaines, qui constituent l’une des grandes fiertés du Royaume et assurent également la protection des ambassades étrangères ainsi que des dirigeants internationaux en visite au Maroc.
Dès lors, comment des organisations et des médias qui prétendent respecter les exigences de la rigueur scientifique et les règles déontologiques du journalisme peuvent-ils publier, sous couvert d’investigation, des allégations dénuées de tout fondement scientifique ?
L’auteur lance dans sa chronique un nouveau défi à Citizen Lab, qu’il accuse de poursuivre depuis cinq ans une illusion.
Il lui propose de réaliser une expérience publique, sous le contrôle d’instances internationales issues des principales puissances mondiales, afin de vérifier si ce que Citizen Lab présente comme des « traces numériques résiduelles » retrouvées sur certains smartphones ne correspond pas, en réalité, à des résidus laissés par des logiciels librement utilisés dans les pays mêmes dont sont issus les médias ayant relayé ces accusations.
Selon lui, ces traces n’ont aucun lien avec un logiciel espion malveillant, contrairement à ce qu’affirment les experts de Citizen Lab, qu’il dit avoir déjà mis en défaut il y a cinq ans.
Le Maroc, rappelle-t-il, n’a jamais développé le moindre logiciel commercialisé à travers le monde.
Toutes les principales applications de communication instantanée proviennent, selon lui, des pays occidentaux ou d’autres grandes puissances, parmi lesquelles WhatsApp, Facebook, Telegram, WeChat, Signal et bien d’autres encore.
Dès lors, poursuit-il, pourquoi vouloir faire porter au Maroc la responsabilité des insuffisances scientifiques de ces pays ou de leur incapacité à produire des preuves matérielles convaincantes susceptibles de persuader la communauté internationale d’experts ?
Pourquoi, ajoute-t-il, ne pas consacrer ces investigations aux logiciels espions développés par leurs propres États, utilisés publiquement sous contrôle judiciaire et même présentés à la vente lors des salons internationaux consacrés aux technologies destinées aux services chargés de l’application de la loi ?
Les vrais raisons de la cabale
L’auteur souligne que cette campagne démontre également que son véritable objectif n’a jamais été Pegasus, ni la surveillance des personnes présentées comme des opposants, ni même la recherche de la vérité.Il en veut pour preuve le fait que le Maroc n’ait été sollicité que très tardivement pour répondre à quelques questions, sans disposer des éléments détaillés du dossier, à seulement deux jours de la publication de l’enquête, alors que de nombreux acteurs connaissaient déjà son contenu.
À ses yeux, il ne s’agissait nullement de recueillir la position officielle du Royaume afin de l’intégrer loyalement à ce qui était présenté comme une enquête journalistique.
L’objectif était plutôt d’éviter les critiques portant sur le manque de professionnalisme d’une investigation ayant mobilisé plusieurs mois de travail sans que ses auteurs prennent la peine de contacter suffisamment tôt la principale partie concernée pour lui communiquer les éléments nécessaires à une réponse équilibrée, conformément aux exigences de la déontologie journalistique.
Selon lui, les auteurs cherchent simplement à pouvoir conclure leur publication par la formule habituelle : « Nous avons sollicité le Maroc, mais celui-ci n’a pas répondu. » Une manière, estime-t-il, de donner à un travail qu’il qualifie d’hostile l’apparence d’une enquête professionnelle.
Il considère toutefois que cette stratégie n’a pas convaincu les lecteurs, qu’il juge capables d’exercer leur propre discernement et d’apprécier la crédibilité des médias qui publient ce type de travaux.
Selon l’auteur, puisqu’il s’agissait de nuire au Maroc à l’approche de la Fête du Trône, il fallait également exploiter le dossier de l’immigration irrégulière en accusant le Royaume de laisser volontairement les migrants rejoindre Ceuta.
Quel rapport, demande-t-il, existe-t-il entre Pegasus et l’immigration ? Où sont les preuves permettant d’établir un tel lien ?
Il affirme que les statistiques ainsi que les témoignages des responsables espagnols et européens démontrent au contraire la coopération du Maroc dans la lutte contre l’immigration irrégulière, conformément aux lois et aux conventions internationales.
Le Maroc, écrit-il, n’est le gendarme de personne. Il considère que les causes profondes des migrations résident dans les déséquilibres entre le Nord et le Sud, dans les guerres et dans le terrorisme. Conscient de ces réalités, le Royaume gère cette question avec pragmatisme tout en développant des alternatives, même s’il estime ne pas être traité avec toute l’équité qu’exigerait un dossier partagé par plusieurs États.
L’auteur estime par ailleurs que le témoignage d’un membre de la Guardia Civil espagnole n’apporte aucun élément décisif. Selon lui, le Maroc n’a nul besoin de formateurs issus de cette institution, puisqu’il dispose de compétences capables, au contraire, de former elles-mêmes les forces de sécurité de plusieurs pays européens dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.
La meilleure preuve de cette réussite réside dans les décorations et les distinctions officielles décernées par l’Espagne, la France et d’autres États aux responsables marocains. Ces reconnaissances suffisent à reléguer les publications de Forbidden Stories au rang de simples allégations destinées à prendre leur revanche contre un Maroc qui a refusé de céder aux pressions et qui a choisi de répondre devant les médias, les tribunaux et l’opinion publique en exigeant des preuves que ses accusateurs n’auraient jamais été en mesure de produire.
L’auteur affirme que cette incapacité a progressivement affaibli la crédibilité de ces organisations. Il estime qu’elles craignent désormais que d’autres États adoptent la même stratégie de contestation que le Maroc.
Les clés du succès de Hammouchi
Abdelatif Hammouchi est devenu la cible privilégiée des adversaires du Royaume, lesquels sont prêts à employer tous les moyens pour tenter de le discréditer, constate Abou Wael Rifi.L’auteur rappelle qu’il avait déjà évoqué, dans une précédente chronique, les accusations formulées depuis le Canada concernant de prétendus comptes bancaires détenus à l’étranger par Abdelatif Hammouchi.
Si de tels comptes avaient réellement existé, affirme-t-il, leurs références auraient pu être publiées. Or, aucune preuve de comptes bancaires ni de biens immobiliers appartenant à Abdelatif Hammouchi à l’étranger n’a jamais été produite.
L’auteur ajoute ensuite un nouvel élément concernant le logement du directeur général de la DGSN-DGST.
Selon lui, tous ceux qui connaissent Abdelatif Hammouchi et sa famille savent qu’il a longtemps vécu dans un simple appartement, adapté à son niveau de rémunération.
Il affirme que Sa Majesté le Roi lui a ensuite accordé, à titre de donation personnelle, un terrain appartenant au domaine privé royal afin qu’il puisse y construire une maison destinée à sa famille.
Toujours selon l’auteur, cette donation a été considérée par les proches de M. Hammouchi comme le plus précieux des présents, précisément parce qu’elle provenait du patrimoine privé du Souverain et non des finances publiques.
Le chroniqueur lance alors un nouveau défi à ceux qui mettent en cause Abdelatif Hammouchi, en les invitant à produire la moindre preuve établissant une relation privilégiée entre celui-ci et un entrepreneur susceptible de lui avoir procuré des avantages indus.
Il les invite également à démontrer que le terrain sur lequel sa résidence a été construite n’appartient pas au domaine privé de Sa Majesté le Roi.
L’auteur estime que la personne qui connaît le mieux le travail accompli par Abdelatif Hammouchi est précisément le Roi Mohammed VI.
Le Souverain mesure pleinement son engagement au service du Trône, des institutions et des citoyens, ainsi que les sacrifices personnels qu’il aurait consentis, tant sur le plan familial que personnel, afin de préserver la stabilité et la sécurité du Royaume.
L’auteur invite le lecteur à imaginer Abdelatif Hammouchi, tard dans la nuit, seul dans son bureau, entouré de dossiers qu’il examine minutieusement, muni d’un simple stylo à bille de marque Bic ne coûtant qu’un dirham, étudiant les rapports, arrêtant les décisions nécessaires et préparant les documents destinés à être soumis au Roi dès le lendemain matin.
Il ajoute que Hammouchi accomplit ce travail dans un esprit de recueillement, nourri par la prière et l’invocation de Dieu.
C’est pour récompenser cette loyauté que le Roi adresse ses encouragements à Hammouchi et lui demande de transmettre sa satisfaction aux agents de la Direction générale de la surveillance du territoire, saluant leur contribution au rayonnement du Maroc parmi les nations.
L’auteur estime que les hauts responsables de l’État connaissent parfaitement la portée d’une telle marque de confiance royale, compte tenu des exigences particulièrement élevées de SM le Roi Mohammed VI et de son souci constant de la qualité et de son attention aux moindres détails concernant les affaires nationales comme internationales.
Selon lui, la confiance renouvelée du Souverain envers Abdelatif Hammouchi renforce encore davantage chez ce dernier le sentiment de l’importance de sa mission au service du Maroc.
La marche continue...
L’auteur conclut en affirmant que le Maroc est un État ancien, fort de ses institutions et d’une longue expérience historique. Selon lui, les attaques menées « sous la ceinture » ne sauraient interrompre la marche du Royaume ni ébranler sa stabilité.Il estime que les responsables du Royaume demeurent pleinement mobilisés, veillant jour et nuit à la préservation de la sécurité nationale et de la stabilité du pays. Il en conclut que les campagnes médiatiques dont le Maroc fait l’objet sont vouées à l’échec et ne parviendront pas à fragiliser ses institutions ni ceux qui en assurent la protection.
L’auteur énumère ensuite les objectifs qu’il prête aux initiateurs de cette campagne.
Selon lui, leur premier objectif est de perturber les célébrations de la Fête du Trône. Il affirme qu’ils constateront, le moment venu, l’ampleur de l’attachement unissant le Roi et le peuple marocain.
Le deuxième objectif consiste à tenter de brouiller le climat entourant une prochaine visite d’État royale prévue à l’automne, à l’occasion de laquelle devrait être signé un traité bilatéral entre le Maroc et la France. Il rappelle que le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a lui-même comparé ce futur accord au traité d’Aix-la-Chapelle conclu entre la France et l’Allemagne.
Le troisième objectif est de porter atteinte aux partenariats stratégiques du Maroc avec la France, l’Espagne et d’autres pays, en particulier après le succès du récent sommet bilatéral maroco-français.
Il estime toutefois que ces tentatives resteront sans effet, dans la mesure où ces partenariats répondent à des intérêts mutuels, reposent sur une logique de bénéfices réciproques et où le Maroc dispose d’un large éventail d’autres options de coopération internationale si l’équilibre de certaines relations venait à être remis en cause.
Le quatrième objectif vise à redonner de l’élan à certains opposants marocains après leurs revers successifs. Il affirme que le choix du Royaume de mettre fin aux privilèges fondés sur le statut personnel est désormais irréversible et qu’aucune infraction à la loi ne saurait être tolérée, quels qu’en soient l’auteur ou la nature.
Le cinquième objectif est de rendre service au « voisin de l’Est » afin de l’aider à sortir d’une situation de découragement.
L’auteur rappelle que le Royaume a pris une avance importante et qu’il sera désormais difficile à ce voisin de le rattraper.
Enfin, le sixième objectif attribué à cette campagne est de détourner l’attention des Marocains afin qu’ils ne célèbrent pas les succès enregistrés par leur pays, notamment sur la question de son intégrité territoriale et dans le domaine sportif.
L’auteur se dit convaincu que cette stratégie échouera, estimant que les Marocains disposent d’un sens critique suffisant pour ne pas se laisser influencer par ceux qui remettent en cause les réussites de leur État.
Il évoque ensuite le cas d’un journaliste espagnol connu pour son inimitié à l’encontre du Maroc, affirmant que les publications qu’il diffuse auprès de certains opposants marocains resteront sans effet.
Selon lui, celui-ci se croit encore influent dans la vie politique marocaine et cherche, comme par le passé, à se rapprocher de certains opposants, partageant avec eux ce que l’auteur qualifie de « divagations ».
Il estime que ce journaliste ferait mieux de s’intéresser aux affaires de son propre pays, l’Espagne, plutôt que de consacrer quotidiennement ses écrits à la monarchie marocaine et aux responsables de l’État.
Abou Wael Rifi conclut en affirmant que le Maroc est un État pleinement souverain, attaché à son indépendance décisionnelle et refusant toute atteinte à sa souveraineté, quelle qu’en soit l’origine.
Il soutient que cette résistance trouve son fondement dans une monarchie proche du peuple, profondément enracinée dans l’histoire nationale et soutenue par des institutions prêtes à tous les sacrifices pour préserver la stabilité et la sécurité du Royaume.
Ces institutions, écrit-il, puisent elles-mêmes leur force dans un peuple prêt à se mobiliser pour défendre son pays.
Enfin, l’auteur termine sa chronique sur une note personnelle en rendant hommage aux forces vives qui font la force du pays.
Ce faisant, Abou Wael Rifi rend hommage à Med Radio, qui est aussi ciblée par des attaques récurrentes, en saluant en particulier Ridouane Ramdani, qu’il présente comme un fils du Maroc profond.
L’auteur met en avant le parcours de ce journaliste, sa proximité avec les préoccupations des citoyens.
Abou Wael Rifi salue également l’émission « Le VAR », animée aux côtés de Younes Dafqir et Omar Cherkaoui. Il souligne la complémentarité des intervenants, la liberté de ton qui caractérise leurs échanges et leur volonté de confronter les idées sans détour. Pour lui, cette émission occupe une place singulière dans le paysage médiatique marocain, en combinant analyse, débat, regard critique et proximité avec l’opinion publique.
À travers cet hommage, l’auteur ne célèbre pas seulement des journalistes ou une émission. Il rend aussi hommage à une radio qui, faisant fi des attaques infondées et malintentionnées, a su construire une identité propre, fondée sur la discussion, la pluralité des points de vue et l’attention portée aux préoccupations nationales.

