Société
Profession d’avocat : la grève se poursuit
Le conflit opposant la profession d'avocat au gouvernement n’est pas prêt de s’apaiser. Réunis lundi à Rabat, les membres du bureau de l'Association des barreaux du Maroc ont tranché : la grève se poursuit, et avec elle l'arrêt intégral de toutes les prestations professionnelles, sans limite de temps annoncée.
Hayat Kamal Idrissi
Les avocats ne lâchent pas du lest
Le renvoi du texte devant la Cour constitutionnelle, présenté comme une avancée procédurale, n'a pas convaincu les représentants des avocats. Pour l'Association des barreaux du Maroc, il s'agit là d'une étape classique du parcours législatif. A ses yeux, ce passage devant les juges constitutionnels ne règle en rien le cœur du désaccord. Le fond du problème, insiste l'organisation, «reste entier».
Au-delà de la grève générale, le bureau a annoncé la suspension du travail lié à l'assistance judiciaire. Concrètement, plus aucune nouvelle désignation d'avocat n'est traitée dans ce cadre, et les dossiers déjà confiés à des avocats sont eux aussi gelés. Ce dispositif, rappelons-le, est censé garantir à des justiciables sans moyens financiers suffisants l'accès à une défense.
Pour l'Association des barreaux, la crise ne se résume pas à des désaccords sur tel ou tel article du texte. Elle trouve d'abord sa source dans la manière dont le projet a été construit. Les représentants de la profession disent avoir été tenus à l'écart des discussions, et dénoncent un net recul des pratiques de dialogue et de concertation qui, selon eux, auraient dû être adoptés lors l'élaboration d'un texte les concernant directement.
À cela s'ajoute une inquiétude de fond : plusieurs dispositions du projet menaceraient, selon les avocats, l'indépendance de leur profession et l'autonomie de leurs propres institutions. Des garanties qu'ils jugent indissociables du bon fonctionnement de la justice et de la protection des droits des citoyens qui font appel à leurs services.
L'Association annonce par ailleurs poursuivre ses démarches auprès des institutions concernées et engager, en parallèle, des actions juridiques aussi bien devant les instances marocaines qu'à l'échelle internationale. L'objectif affiché : défendre le statut de l'avocat et le rôle qu'il joue, selon l'organisation, dans la consolidation de l'État de droit au Maroc.
Au-delà de la grève générale, le bureau a annoncé la suspension du travail lié à l'assistance judiciaire. Concrètement, plus aucune nouvelle désignation d'avocat n'est traitée dans ce cadre, et les dossiers déjà confiés à des avocats sont eux aussi gelés. Ce dispositif, rappelons-le, est censé garantir à des justiciables sans moyens financiers suffisants l'accès à une défense.
Pour l'Association des barreaux, la crise ne se résume pas à des désaccords sur tel ou tel article du texte. Elle trouve d'abord sa source dans la manière dont le projet a été construit. Les représentants de la profession disent avoir été tenus à l'écart des discussions, et dénoncent un net recul des pratiques de dialogue et de concertation qui, selon eux, auraient dû être adoptés lors l'élaboration d'un texte les concernant directement.
À cela s'ajoute une inquiétude de fond : plusieurs dispositions du projet menaceraient, selon les avocats, l'indépendance de leur profession et l'autonomie de leurs propres institutions. Des garanties qu'ils jugent indissociables du bon fonctionnement de la justice et de la protection des droits des citoyens qui font appel à leurs services.
L'Association annonce par ailleurs poursuivre ses démarches auprès des institutions concernées et engager, en parallèle, des actions juridiques aussi bien devant les instances marocaines qu'à l'échelle internationale. L'objectif affiché : défendre le statut de l'avocat et le rôle qu'il joue, selon l'organisation, dans la consolidation de l'État de droit au Maroc.
