Au-delà d’un Parcours
Il y a, dans le parcours de Faouzi Lekjaa, quelque chose qui dépasse largement Faouzi Lekjaa lui-même.

Il faut, pour le comprendre, commencer par rappeler d’où il vient. Non pas pour construire une légende personnelle, mais parce que son origine dit quelque chose du Maroc et de ce que ce pays peut produire.
Faouzi Lekjaa vient de Berkane, de ce Maroc des régions, loin des grands centres de décision. Il appartient à cette génération de Marocains qui a avancé par les études, le travail et le service de l’État, avant d’accéder à des responsabilités de premier plan.
C’est en cela que son parcours est intéressant. Lekjaa est un produit de la société marocaine, de ses institutions et de son ascenseur social. Son parcours montre ce que le mérite, le travail et la volonté peuvent permettre.
Son passage par les finances publiques lui a donné une connaissance fine de l’État, de ses contraintes, de ses équilibres et de son fonctionnement. Il a ensuite acquis une autre dimension dans un domaine qui, entre-temps, a profondément changé de statut au Maroc : le football.
Car le football n’est plus seulement une affaire de sport. Sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, il est devenu un secteur stratégique, avec des enjeux économiques, sociaux, territoriaux et de rayonnement international. Les infrastructures, les performances des équipes nationales et l’accueil des grandes compétitions participent désormais à une ambition beaucoup plus large pour le Royaume.
Sur ce terrain, le bilan de Faouzi Lekjaa est difficile à contester. Il a su traduire une vision royale en action et en résultats. Le Maroc s’est installé parmi les nations qui comptent et les succès de ces dernières années ont surtout fait rêver toute une génération.
Aujourd’hui, son engagement au PAM ouvre une nouvelle étape. Et avec elle, naturellement, un autre débat.
Les voix se font plus nombreuses. Elles ne disent pas toutes la même chose et, surtout, elles ne procèdent pas toutes des mêmes intentions.
Il y a ceux qui critiquent Lekjaa précisément parce qu’ils souhaitent le voir réussir. Ils voient dans cet homme venu du Maroc profond un parcours qui mérite d’aller plus loin, mais qui doit aussi rester exemplaire. Leurs critiques peuvent être exigeantes, parfois sévères. Elles ne cherchent pas nécessairement à le diminuer. Elles peuvent aussi être une manière de lui dire : vous avez réussi jusqu’ici, ne décevez pas maintenant.
Et puis il y a ceux qui l’attaqueront pour d’autres raisons. C’est la politique. Elle crée des rivalités, dérange des intérêts, oppose des ambitions. En choisissant d’entrer dans cet espace, Faouzi Lekjaa savait que le regard porté sur lui changerait.
Au fond, ce n’est pas très grave. C’est même la règle du jeu. Le véritable sujet est ailleurs.
Car, au-delà du cas de Faouzi Lekjaa, une question plus large se pose.
La politique marocaine a besoin de renouvellement. Elle a besoin de sang neuf, de femmes et d’hommes capables d’y apporter ce qu’ils ont appris et réussi ailleurs : de l’expertise, de l’intelligence, de la compétence, mais aussi du patriotisme, de l’abnégation et le sens de l’État.
Il ne s’agit pas d’opposer les générations. L’expérience politique compte. Mais la politique ne peut pas non plus fonctionner en circuit fermé. Elle doit pouvoir attirer des profils nouveaux, issus de l’administration, de l’entreprise, de la société civile, des territoires, des universités ou du sport, qui ont fait leurs preuves et qui décident, à un moment de leur parcours, de mettre leur expérience au service de la chose publique.
C’est peut-être cela que le parcours de Faouzi Lekjaa peut désormais contribuer à démontrer.
Pas seul, bien sûr. D’autres viendront, d’autres profils émergeront. Et c’est souhaitable.
Les années à venir diront si Lekjaa et cette nouvelle génération sauront faire la preuve qu’au Maroc, une autre équation politique est possible : celle qui réunit l’expertise et l’engagement, l’ambition et l’abnégation, l’intelligence et le patriotisme.
Ce serait alors bien plus que la réussite d’un homme. Ce serait une bonne nouvelle pour la politique marocaine.
Faouzi Lekjaa vient de Berkane, de ce Maroc des régions, loin des grands centres de décision. Il appartient à cette génération de Marocains qui a avancé par les études, le travail et le service de l’État, avant d’accéder à des responsabilités de premier plan.
C’est en cela que son parcours est intéressant. Lekjaa est un produit de la société marocaine, de ses institutions et de son ascenseur social. Son parcours montre ce que le mérite, le travail et la volonté peuvent permettre.
Son passage par les finances publiques lui a donné une connaissance fine de l’État, de ses contraintes, de ses équilibres et de son fonctionnement. Il a ensuite acquis une autre dimension dans un domaine qui, entre-temps, a profondément changé de statut au Maroc : le football.
Car le football n’est plus seulement une affaire de sport. Sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, il est devenu un secteur stratégique, avec des enjeux économiques, sociaux, territoriaux et de rayonnement international. Les infrastructures, les performances des équipes nationales et l’accueil des grandes compétitions participent désormais à une ambition beaucoup plus large pour le Royaume.
Sur ce terrain, le bilan de Faouzi Lekjaa est difficile à contester. Il a su traduire une vision royale en action et en résultats. Le Maroc s’est installé parmi les nations qui comptent et les succès de ces dernières années ont surtout fait rêver toute une génération.
Aujourd’hui, son engagement au PAM ouvre une nouvelle étape. Et avec elle, naturellement, un autre débat.
Les voix se font plus nombreuses. Elles ne disent pas toutes la même chose et, surtout, elles ne procèdent pas toutes des mêmes intentions.
Il y a ceux qui critiquent Lekjaa précisément parce qu’ils souhaitent le voir réussir. Ils voient dans cet homme venu du Maroc profond un parcours qui mérite d’aller plus loin, mais qui doit aussi rester exemplaire. Leurs critiques peuvent être exigeantes, parfois sévères. Elles ne cherchent pas nécessairement à le diminuer. Elles peuvent aussi être une manière de lui dire : vous avez réussi jusqu’ici, ne décevez pas maintenant.
Et puis il y a ceux qui l’attaqueront pour d’autres raisons. C’est la politique. Elle crée des rivalités, dérange des intérêts, oppose des ambitions. En choisissant d’entrer dans cet espace, Faouzi Lekjaa savait que le regard porté sur lui changerait.
Au fond, ce n’est pas très grave. C’est même la règle du jeu. Le véritable sujet est ailleurs.
Car, au-delà du cas de Faouzi Lekjaa, une question plus large se pose.
La politique marocaine a besoin de renouvellement. Elle a besoin de sang neuf, de femmes et d’hommes capables d’y apporter ce qu’ils ont appris et réussi ailleurs : de l’expertise, de l’intelligence, de la compétence, mais aussi du patriotisme, de l’abnégation et le sens de l’État.
Il ne s’agit pas d’opposer les générations. L’expérience politique compte. Mais la politique ne peut pas non plus fonctionner en circuit fermé. Elle doit pouvoir attirer des profils nouveaux, issus de l’administration, de l’entreprise, de la société civile, des territoires, des universités ou du sport, qui ont fait leurs preuves et qui décident, à un moment de leur parcours, de mettre leur expérience au service de la chose publique.
C’est peut-être cela que le parcours de Faouzi Lekjaa peut désormais contribuer à démontrer.
Pas seul, bien sûr. D’autres viendront, d’autres profils émergeront. Et c’est souhaitable.
Les années à venir diront si Lekjaa et cette nouvelle génération sauront faire la preuve qu’au Maroc, une autre équation politique est possible : celle qui réunit l’expertise et l’engagement, l’ambition et l’abnégation, l’intelligence et le patriotisme.
Ce serait alors bien plus que la réussite d’un homme. Ce serait une bonne nouvelle pour la politique marocaine.
