Transport touristique. La flambée des carburants inquiète
Face à la hausse des prix des carburants, la Fédération nationale du transport touristique (FNTT) tire la sonnette d’alarme. Elle estime que le secteur, déjà fragilisé par les dettes, les coûts de financement et la concurrence déloyale, ne dispose plus de marges suffisantes pour absorber de nouvelles charges et appelle le gouvernement à intervenir d’urgence, à l’approche notamment de la Coupe du monde 2030.
Mounia Kabiri Kettani
La FNTT alerte sur la fragilisation du transport touristique par la hausse des carburants et réclame des mesures d’urgence pour préserver la viabilité des entreprises.
La hausse des prix des carburants fait monter la pression sur le transport touristique. Dans un communiqué la Fédération nationale du transport touristique au Maroc (FNTT) fait part de sa « profonde inquiétude » face aux augmentations successives enregistrées sur le marché national, qu’elle juge déconnectées de l’évolution des cours internationaux.
Selon la Fédération, le problème réside également dans l’asymétrie observée entre les hausses et les baisses des prix. Les premières seraient répercutées rapidement et fortement, tandis que les baisses interviendraient plus lentement et dans des proportions jugées insuffisantes.
Pour les professionnels, cette situation intervient alors que les entreprises du transport touristique restent fragilisées par plusieurs années de difficultés. Les séquelles de la crise du Covid-19, l’augmentation du coût du financement, la hausse des prix des pièces détachées, des huiles et des véhicules ont progressivement réduit leurs marges.
Des contrats à prix fixe sous pression
La Fédération met en avant une spécificité du transport touristique : une grande partie des entreprises travaille sur la base de contrats et de partenariats conclus à l’avance avec des agences de voyages nationales et internationales, souvent à des tarifs fixes.
Une hausse brutale du carburant ne peut donc pas être immédiatement répercutée sur les clients. Le surcoût est ainsi directement supporté par les entreprises, réduisant davantage des marges déjà faibles.
La FNTT estime que le carburant représente désormais une part particulièrement importante des charges d’exploitation des entreprises du secteur, au point de menacer leur équilibre financier et leur capacité à honorer leurs engagements contractuels.
Pour la Fédération, la problématique actuelle ne peut toutefois pas être dissociée des autres difficultés structurelles auxquelles fait face le transport touristique.
Le secteur reste notamment confronté à l’endettement accumulé depuis la pandémie, au coût élevé du financement et à la progression des primes d’assurance. À cela s’ajoute, selon les professionnels, une concurrence jugée déloyale provenant du transport informel, de certaines plateformes étrangères de réservation et des applications de transport non réglementées.
La combinaison de ces facteurs réduit les capacités d’investissement des entreprises et complique leur adaptation aux nouvelles exigences du marché.
Cette situation intervient alors que le Maroc entend renforcer son attractivité touristique et se prépare à accueillir de grands événements internationaux, avec en point d’orgue la Coupe du monde 2030.
Pour la Fédération, le transport touristique constitue un maillon essentiel de cette ambition. La solidité financière des opérateurs et leur capacité à renouveler leurs flottes, maintenir leurs véhicules et garantir un service compétitif sont directement liées à la qualité de l’offre touristique nationale.
« Le silence du gouvernement face à cette situation constituerait une acceptation implicite de la disparition d’un secteur qui fait travailler des milliers de professionnels et constitue l’une des premières interfaces de la destination touristique nationale », estime la Fédération.
Quatre mesures pour sauver le secteur
Face à cette situation, la FNTT appelle les pouvoirs publics à mettre en place des mesures d’urgence.
La première concerne le déblocage immédiat d’un soutien exceptionnel et direct au carburant, avec, en parallèle, une résolution des problèmes techniques qui affecteraient la plateforme électronique dédiée au dispositif d’aide et priveraient certaines entreprises de leur soutien.
La Fédération demande également la mise en place d’un « gasoil professionnel » à tarif soutenu, présenté comme une solution structurelle permettant aux entreprises de transport touristique de mieux résister aux fluctuations du marché international et de préserver leur compétitivité.
Troisième revendication : l’activation de mécanismes de plafonnement des marges des sociétés de distribution de carburants, ainsi que l’examen d’allégements fiscaux exceptionnels, notamment sur la TVA appliquée aux carburants, afin de donner davantage de marges de manœuvre aux entreprises.
Enfin, la Fédération réclame l’ouverture immédiate d’un dialogue avec les départements concernés afin d’élaborer un plan de sauvegarde du secteur. « Le carburant ne peut plus être une variable que l’entreprise absorbe seule »
La Fédération considère en effet que les entreprises ne disposent plus de marges suffisantes pour absorber seules les nouvelles hausses de leurs coûts d’exploitation. Elle redoute, à terme, des défaillances d’entreprises, une réduction des capacités de transport et des difficultés à répondre à la croissance attendue du nombre de visiteurs.
Selon la Fédération, le problème réside également dans l’asymétrie observée entre les hausses et les baisses des prix. Les premières seraient répercutées rapidement et fortement, tandis que les baisses interviendraient plus lentement et dans des proportions jugées insuffisantes.
Pour les professionnels, cette situation intervient alors que les entreprises du transport touristique restent fragilisées par plusieurs années de difficultés. Les séquelles de la crise du Covid-19, l’augmentation du coût du financement, la hausse des prix des pièces détachées, des huiles et des véhicules ont progressivement réduit leurs marges.
Des contrats à prix fixe sous pression
La Fédération met en avant une spécificité du transport touristique : une grande partie des entreprises travaille sur la base de contrats et de partenariats conclus à l’avance avec des agences de voyages nationales et internationales, souvent à des tarifs fixes.
Une hausse brutale du carburant ne peut donc pas être immédiatement répercutée sur les clients. Le surcoût est ainsi directement supporté par les entreprises, réduisant davantage des marges déjà faibles.
La FNTT estime que le carburant représente désormais une part particulièrement importante des charges d’exploitation des entreprises du secteur, au point de menacer leur équilibre financier et leur capacité à honorer leurs engagements contractuels.
Pour la Fédération, la problématique actuelle ne peut toutefois pas être dissociée des autres difficultés structurelles auxquelles fait face le transport touristique.
Le secteur reste notamment confronté à l’endettement accumulé depuis la pandémie, au coût élevé du financement et à la progression des primes d’assurance. À cela s’ajoute, selon les professionnels, une concurrence jugée déloyale provenant du transport informel, de certaines plateformes étrangères de réservation et des applications de transport non réglementées.
La combinaison de ces facteurs réduit les capacités d’investissement des entreprises et complique leur adaptation aux nouvelles exigences du marché.
Cette situation intervient alors que le Maroc entend renforcer son attractivité touristique et se prépare à accueillir de grands événements internationaux, avec en point d’orgue la Coupe du monde 2030.
Pour la Fédération, le transport touristique constitue un maillon essentiel de cette ambition. La solidité financière des opérateurs et leur capacité à renouveler leurs flottes, maintenir leurs véhicules et garantir un service compétitif sont directement liées à la qualité de l’offre touristique nationale.
« Le silence du gouvernement face à cette situation constituerait une acceptation implicite de la disparition d’un secteur qui fait travailler des milliers de professionnels et constitue l’une des premières interfaces de la destination touristique nationale », estime la Fédération.
Quatre mesures pour sauver le secteur
Face à cette situation, la FNTT appelle les pouvoirs publics à mettre en place des mesures d’urgence.
La première concerne le déblocage immédiat d’un soutien exceptionnel et direct au carburant, avec, en parallèle, une résolution des problèmes techniques qui affecteraient la plateforme électronique dédiée au dispositif d’aide et priveraient certaines entreprises de leur soutien.
La Fédération demande également la mise en place d’un « gasoil professionnel » à tarif soutenu, présenté comme une solution structurelle permettant aux entreprises de transport touristique de mieux résister aux fluctuations du marché international et de préserver leur compétitivité.
Troisième revendication : l’activation de mécanismes de plafonnement des marges des sociétés de distribution de carburants, ainsi que l’examen d’allégements fiscaux exceptionnels, notamment sur la TVA appliquée aux carburants, afin de donner davantage de marges de manœuvre aux entreprises.
Enfin, la Fédération réclame l’ouverture immédiate d’un dialogue avec les départements concernés afin d’élaborer un plan de sauvegarde du secteur. « Le carburant ne peut plus être une variable que l’entreprise absorbe seule »
La Fédération considère en effet que les entreprises ne disposent plus de marges suffisantes pour absorber seules les nouvelles hausses de leurs coûts d’exploitation. Elle redoute, à terme, des défaillances d’entreprises, une réduction des capacités de transport et des difficultés à répondre à la croissance attendue du nombre de visiteurs.
