Cybersécurité : le Liberia muscle son arsenal juridique
Le Liberia franchit une nouvelle étape dans la sécurisation de sa transformation numérique.
Lilia Habboul
Le président de la République, Joseph Boakai, a promulgué deux lois majeures consacrées à la cybercriminalité et à la protection des données personnelles. L’annonce a été faite par les autorités, qui entendent ainsi renforcer le cadre légal de la cybersécurité dans le pays.
Selon le ministère des Postes et Télécommunications, la nouvelle loi sur la cybercriminalité établit une base juridique plus solide pour prévenir, enquêter et poursuivre les infractions commises à travers les technologies de l’information et de la communication (TIC).
Le second texte porte sur la protection des données personnelles. Il vise à encadrer davantage la collecte, le traitement, le stockage et l’utilisation des informations personnelles, tout en renforçant la responsabilité des acteurs qui les manipulent.
Protéger les citoyens et accompagner l’économie numérique
Pour le ministre des Postes et Télécommunications, Sekou Kromah, l’adoption de ces deux textes intervient à un moment stratégique pour le pays.
«Alors que nous élargissons l’accès aux services numériques et renforçons notre économie numérique, nous devons également veiller à protéger nos populations, nos institutions, nos entreprises et nos systèmes nationaux », a-t-il déclaré.
Le gouvernement entend ainsi faire de la sécurité numérique un élément essentiel de sa stratégie de transformation digitale, alors que l’utilisation des services numériques progresse au Liberia.
Une maturité numérique encore à renforcer
Malgré ces avancées législatives, le Liberia reste confronté à d’importants défis en matière de cybersécurité. Dans son Indice global de cybersécurité 2024, l’Union internationale des télécommunications (UIT) classe le pays au deuxième niveau le plus faible de son échelle de maturité.
L’organisation relève des progrès réalisés notamment dans les domaines juridique et de la coopération, mais souligne que des efforts restent nécessaires pour renforcer les capacités techniques, les structures organisationnelles et les compétences spécialisées.
Le défi plus large de la transformation numérique
Le retard du Liberia ne concerne pas uniquement la cybersécurité. Le pays doit également accélérer le développement de ses services numériques et de son administration électronique.
Selon les données du Département des affaires économiques et sociales des Nations unies, le Liberia occupait en 2024 le 47e rang sur 54 pays africains et le 182e sur 193 à l’échelle mondiale pour le développement de l’e-gouvernement. Avec un score de 0,2513 sur 1, le pays se situait alors nettement sous les moyennes africaine et mondiale.
La promulgation de ces deux lois apparaît donc comme une étape importante pour Monrovia. Au-delà du renforcement de la lutte contre la cybercriminalité, le gouvernement cherche à instaurer un environnement numérique plus sûr, capable d’accompagner le développement des services en ligne et de soutenir l’essor de l’économie numérique.
Selon le ministère des Postes et Télécommunications, la nouvelle loi sur la cybercriminalité établit une base juridique plus solide pour prévenir, enquêter et poursuivre les infractions commises à travers les technologies de l’information et de la communication (TIC).
Le second texte porte sur la protection des données personnelles. Il vise à encadrer davantage la collecte, le traitement, le stockage et l’utilisation des informations personnelles, tout en renforçant la responsabilité des acteurs qui les manipulent.
Protéger les citoyens et accompagner l’économie numérique
Pour le ministre des Postes et Télécommunications, Sekou Kromah, l’adoption de ces deux textes intervient à un moment stratégique pour le pays.
«Alors que nous élargissons l’accès aux services numériques et renforçons notre économie numérique, nous devons également veiller à protéger nos populations, nos institutions, nos entreprises et nos systèmes nationaux », a-t-il déclaré.
Le gouvernement entend ainsi faire de la sécurité numérique un élément essentiel de sa stratégie de transformation digitale, alors que l’utilisation des services numériques progresse au Liberia.
Une maturité numérique encore à renforcer
Malgré ces avancées législatives, le Liberia reste confronté à d’importants défis en matière de cybersécurité. Dans son Indice global de cybersécurité 2024, l’Union internationale des télécommunications (UIT) classe le pays au deuxième niveau le plus faible de son échelle de maturité.
L’organisation relève des progrès réalisés notamment dans les domaines juridique et de la coopération, mais souligne que des efforts restent nécessaires pour renforcer les capacités techniques, les structures organisationnelles et les compétences spécialisées.
Le défi plus large de la transformation numérique
Le retard du Liberia ne concerne pas uniquement la cybersécurité. Le pays doit également accélérer le développement de ses services numériques et de son administration électronique.
Selon les données du Département des affaires économiques et sociales des Nations unies, le Liberia occupait en 2024 le 47e rang sur 54 pays africains et le 182e sur 193 à l’échelle mondiale pour le développement de l’e-gouvernement. Avec un score de 0,2513 sur 1, le pays se situait alors nettement sous les moyennes africaine et mondiale.
La promulgation de ces deux lois apparaît donc comme une étape importante pour Monrovia. Au-delà du renforcement de la lutte contre la cybercriminalité, le gouvernement cherche à instaurer un environnement numérique plus sûr, capable d’accompagner le développement des services en ligne et de soutenir l’essor de l’économie numérique.

