Climat : l’Afrique face au manque de financements
L’Afrique devra mobiliser près de 277 milliards de dollars chaque année d’ici 2030 pour mettre en œuvre ses contributions déterminées au niveau national (CDN), a alerté lundi à Addis-Abeba le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete.
Lilia Habboul
S’exprimant lors de la 14e Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique, le responsable a placé la question du financement au cœur des difficultés auxquelles le continent est confronté dans l’application de ses engagements climatiques.
Selon Claver Gatete, les financements climatiques actuellement disponibles ne représentent qu’environ 11 % des besoins estimés. Un écart considérable qui risque de ralentir la mise en œuvre des politiques d’adaptation et d’atténuation à travers le continent.
Un continent peu émetteur, mais fortement exposé
Le paradoxe demeure particulièrement marqué. L’Afrique est à l’origine de moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais figure parmi les régions les plus durement touchées par les conséquences du changement climatique.
Pour le secrétaire exécutif de la CEA, cette situation renforce la nécessité de défendre le principe de justice climatique et d’obtenir un soutien international plus important en faveur des pays africains.
Mais le continent ne part pas sans atouts. Il dispose d’un important potentiel en énergies renouvelables, de ressources en minéraux critiques, d’une population jeune, de marchés en pleine expansion et de capacités technologiques qui progressent rapidement.
L’enjeu consiste désormais à transformer ces ressources en leviers de développement tout en accélérant la transition vers des économies moins carbonées.
Plus de 600 millions d’Africains sans électricité
Le défi climatique est également indissociable de celui de l’accès à l’énergie. Plus de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité, a rappelé Claver Gatete.
Pour la CEA, l’action climatique ne peut donc être dissociée des impératifs de développement. La transition énergétique doit aller de pair avec l’extension de l’accès à l’électricité, l’augmentation des capacités de production et la création d’emplois.
Cette approche place les énergies renouvelables au cœur d’une double ambition : répondre aux besoins énergétiques du continent et créer de nouvelles opportunités économiques.
Transformer les ressources africaines en emplois
Les importantes ressources énergétiques et minières dont dispose l’Afrique pourraient, selon la CEA, servir de moteur à une transformation structurelle des économies.
L’objectif est notamment de développer davantage la transformation locale, de construire des chaînes de valeur régionales et de créer davantage d’emplois sur le continent plutôt que d’exporter principalement les matières premières.
« Les énergies renouvelables et les ressources minérales critiques de l’Afrique nous offrent l’opportunité de dynamiser nos économies, de transformer une plus grande partie de notre production locale, de construire des chaînes de valeur régionales et de créer des emplois », a souligné Claver Gatete.
Pour l’Afrique, le défi climatique apparaît ainsi comme une contrainte majeure, mais aussi comme une occasion d’accélérer la transition énergétique, l’industrialisation et la création d’emplois, à condition que les financements nécessaires puissent être mobilisés.
Selon Claver Gatete, les financements climatiques actuellement disponibles ne représentent qu’environ 11 % des besoins estimés. Un écart considérable qui risque de ralentir la mise en œuvre des politiques d’adaptation et d’atténuation à travers le continent.
Un continent peu émetteur, mais fortement exposé
Le paradoxe demeure particulièrement marqué. L’Afrique est à l’origine de moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais figure parmi les régions les plus durement touchées par les conséquences du changement climatique.
Pour le secrétaire exécutif de la CEA, cette situation renforce la nécessité de défendre le principe de justice climatique et d’obtenir un soutien international plus important en faveur des pays africains.
Mais le continent ne part pas sans atouts. Il dispose d’un important potentiel en énergies renouvelables, de ressources en minéraux critiques, d’une population jeune, de marchés en pleine expansion et de capacités technologiques qui progressent rapidement.
L’enjeu consiste désormais à transformer ces ressources en leviers de développement tout en accélérant la transition vers des économies moins carbonées.
Plus de 600 millions d’Africains sans électricité
Le défi climatique est également indissociable de celui de l’accès à l’énergie. Plus de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité, a rappelé Claver Gatete.
Pour la CEA, l’action climatique ne peut donc être dissociée des impératifs de développement. La transition énergétique doit aller de pair avec l’extension de l’accès à l’électricité, l’augmentation des capacités de production et la création d’emplois.
Cette approche place les énergies renouvelables au cœur d’une double ambition : répondre aux besoins énergétiques du continent et créer de nouvelles opportunités économiques.
Transformer les ressources africaines en emplois
Les importantes ressources énergétiques et minières dont dispose l’Afrique pourraient, selon la CEA, servir de moteur à une transformation structurelle des économies.
L’objectif est notamment de développer davantage la transformation locale, de construire des chaînes de valeur régionales et de créer davantage d’emplois sur le continent plutôt que d’exporter principalement les matières premières.
« Les énergies renouvelables et les ressources minérales critiques de l’Afrique nous offrent l’opportunité de dynamiser nos économies, de transformer une plus grande partie de notre production locale, de construire des chaînes de valeur régionales et de créer des emplois », a souligné Claver Gatete.
Pour l’Afrique, le défi climatique apparaît ainsi comme une contrainte majeure, mais aussi comme une occasion d’accélérer la transition énergétique, l’industrialisation et la création d’emplois, à condition que les financements nécessaires puissent être mobilisés.

