Cinema
MARRAKECHsFF 2026 : des jurys internationaux pour porter le court métrage au-delà des frontières
Du 25 au 30 septembre 2026, le Marrakech Short Film Festival revient pour sa sixième édition avec une ambition qui dépasse largement la projection de courts métrages. À Marrakech, le festival veut devenir un véritable carrefour de circulation des œuvres, des talents et des idées, en renforçant les passerelles entre le Maroc, l’Afrique, la Méditerranée et les scènes internationales.
Kawtar Firdaous
Les membres du Jury de la 6e édition du Marrakech Short Film Festival (MARRAKECHsFF) qui se tient du 25 au 30 septembre 2026.
Le court métrage ne serait-il plus seulement un format à découvrir, mais aussi un point de départ ? C’est en tout cas le pari du Marrakech Short Film Festival (MARRAKECHsFF), qui entend, pour sa sixième édition, inscrire la diffusion des œuvres dans une dynamique plus large de rencontres, de développement professionnel et de diplomatie culturelle.
Du 25 au 30 septembre, cinéastes, producteurs, programmateurs, institutions et publics se retrouveront à Marrakech autour de deux compétitions, de rencontres professionnelles et de nouveaux programmes destinés à accompagner les films et ceux qui les portent bien au-delà du temps du festival.
Des jurys venus de plusieurs horizons
Cette dimension internationale se retrouve d’abord dans la composition des deux jurys du festival.
Le Jury International sera présidé par Tûba Büyüküstün, actrice et artiste turque de renommée internationale et ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF. Elle sera entourée de Charlotte Regan, réalisatrice britannique, d’Alice Kharoubi, directrice de la programmation du Marché du Film - Festival de Cannes, et de Daniela Stephan, scénariste et réalisatrice libanaise.
Le Jury National sera présidé par l’acteur, réalisateur et scénariste marocain Rachid El Ouali, aux côtés de Jalila Talemsi, comédienne et universitaire, et de Hicham Brahimi.
Mais leur rôle ne se limitera pas à départager les films en compétition. Masterclasses, conversations, projections et tables rondes permettront aux membres des jurys d’échanger avec de jeunes cinéastes, des étudiants et le public. Une manière de transformer le jury en espace de transmission et de faire du festival un lieu de dialogue entre différentes générations et cultures cinématographiques.
AMANAR : donner aux projets les moyens de voyager
C’est probablement l’une des évolutions majeures de cette édition. Avec AMANAR, MARRAKECHsFF veut renforcer son rôle dans l’accompagnement des nouvelles générations de cinéastes.
Développé en collaboration avec AFAC et le British Council, le programme associe développement de projets, mentorat, accompagnement, rencontres professionnelles, Industry Talks et Pitch Days.
L’objectif est clairement affiché : ne pas laisser les projets au stade de la présentation ponctuelle dans un festival, mais leur permettre de poursuivre leur trajectoire. Pour les porteurs de projets, les rencontres avec producteurs, programmateurs, institutions et festivals peuvent constituer autant de portes d’entrée vers le financement, la production et la diffusion.
Cette année, AMANAR accueillera notamment des professionnels et représentants du Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, de l’El Gouna Film Festival, du FESPACO et du CNC – Centre national du cinéma et de l’image animée.
À travers ces rencontres, le festival cherche ainsi à créer des connexions concrètes. Le projet est pensé comme une chaîne : faire émerger une idée, l’accompagner, favoriser sa production et, surtout, lui permettre de circuler.
Bridges of Reality : reprendre le contrôle des récits africains
La question de la circulation des images prend une autre dimension avec Bridges of Reality, un nouveau programme consacré au documentaire africain, aux diasporas et aux enjeux de représentation.
Développé en collaboration avec l’Ambassade d’Espagne, le programme est placé sous le commissariat d’Alex Moussa Sawadogo, avec des conversations modérées par Mustapha Sawadogo.
Son fil conducteur, « Quand l’Afrique se raconte elle-même », pose une question essentielle : qui raconte l’Afrique, et depuis quel point de vue ?
À travers projections, échanges et rencontres professionnelles, Bridges of Reality entend mettre en avant des cinéastes qui construisent leurs propres récits à partir de leurs territoires, de leurs expériences et de leurs réalités.
L’enjeu dépasse donc la simple représentation. Il s’agit aussi de faire circuler d’autres regards et de permettre aux récits africains de voyager sans être systématiquement pensés ou produits depuis l’extérieur du continent.
Faire circuler les films africains au-delà des frontières
Cette ambition constitue l’un des fils rouges de l’édition 2026. Pour MARRAKECHsFF, sélectionner un film ne constitue pas une fin en soi. Encore faut-il lui permettre de rencontrer d’autres publics, d’autres festivals, des programmateurs, des marchés et des partenaires professionnels.
En réunissant à Marrakech des acteurs venus de différents territoires, le festival cherche à contribuer à la structuration d’un réseau professionnel autour du court métrage marocain et africain.
La circulation doit ainsi fonctionner dans plusieurs directions : vers les grands circuits internationaux, mais également à l’intérieur même du continent africain. Une nécessité pour des cinématographies qui disposent de nombreux talents et de nombreux récits, mais dont les œuvres peinent encore parfois à franchir les frontières régionales.
Programmation, développement, production et diffusion sont donc envisagés comme les différentes étapes d’un même parcours.
Malte, invitée d’honneur : le cinéma comme pont culturel
Cette volonté d’ouvrir les frontières se retrouve également dans le choix de Malte comme pays à l’honneur de cette sixième édition.
Après plusieurs collaborations internationales au fil de ses précédentes éditions, MARRAKECHsFF poursuit son travail de diplomatie culturelle en ouvrant un nouveau dialogue entre le Maroc, la Méditerranée et l’Europe.
Le cinéma devient ici un outil de rapprochement entre territoires et institutions, mais aussi entre artistes et nouvelles générations. La diversité des pays représentés dans la programmation et parmi les professionnels invités traduit cette volonté de faire de Marrakech un espace de rencontre entre des cinématographies parfois éloignées géographiquement, mais susceptibles de dialoguer autour des mêmes enjeux.
De festival de diffusion à écosystème cinématographique
Avec ses compétitions nationale et internationale, ses deux jurys, AMANAR, Bridges of Reality, ses rencontres professionnelles et son travail autour de la circulation des œuvres, MARRAKECHsFF semble vouloir franchir une nouvelle étape.
L’ambition n’est plus seulement de montrer des films pendant quelques jours. Elle consiste à créer les conditions pour que ces films continuent leur chemin après Marrakech, que les projets trouvent des partenaires et que les cinéastes puissent intégrer de nouveaux réseaux professionnels.
Du 25 au 30 septembre 2026, Marrakech ne sera donc pas uniquement une ville de projections. Elle entend devenir un point de passage : un lieu où les films se rencontrent, où les projets se construisent, où les professionnels tissent des liens et où les images marocaines et africaines peuvent commencer ou poursuivre leur voyage.
Du 25 au 30 septembre, cinéastes, producteurs, programmateurs, institutions et publics se retrouveront à Marrakech autour de deux compétitions, de rencontres professionnelles et de nouveaux programmes destinés à accompagner les films et ceux qui les portent bien au-delà du temps du festival.
Des jurys venus de plusieurs horizons
Cette dimension internationale se retrouve d’abord dans la composition des deux jurys du festival.
Le Jury International sera présidé par Tûba Büyüküstün, actrice et artiste turque de renommée internationale et ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF. Elle sera entourée de Charlotte Regan, réalisatrice britannique, d’Alice Kharoubi, directrice de la programmation du Marché du Film - Festival de Cannes, et de Daniela Stephan, scénariste et réalisatrice libanaise.
Le Jury National sera présidé par l’acteur, réalisateur et scénariste marocain Rachid El Ouali, aux côtés de Jalila Talemsi, comédienne et universitaire, et de Hicham Brahimi.
Mais leur rôle ne se limitera pas à départager les films en compétition. Masterclasses, conversations, projections et tables rondes permettront aux membres des jurys d’échanger avec de jeunes cinéastes, des étudiants et le public. Une manière de transformer le jury en espace de transmission et de faire du festival un lieu de dialogue entre différentes générations et cultures cinématographiques.
AMANAR : donner aux projets les moyens de voyager
C’est probablement l’une des évolutions majeures de cette édition. Avec AMANAR, MARRAKECHsFF veut renforcer son rôle dans l’accompagnement des nouvelles générations de cinéastes.
Développé en collaboration avec AFAC et le British Council, le programme associe développement de projets, mentorat, accompagnement, rencontres professionnelles, Industry Talks et Pitch Days.
L’objectif est clairement affiché : ne pas laisser les projets au stade de la présentation ponctuelle dans un festival, mais leur permettre de poursuivre leur trajectoire. Pour les porteurs de projets, les rencontres avec producteurs, programmateurs, institutions et festivals peuvent constituer autant de portes d’entrée vers le financement, la production et la diffusion.
Cette année, AMANAR accueillera notamment des professionnels et représentants du Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, de l’El Gouna Film Festival, du FESPACO et du CNC – Centre national du cinéma et de l’image animée.
À travers ces rencontres, le festival cherche ainsi à créer des connexions concrètes. Le projet est pensé comme une chaîne : faire émerger une idée, l’accompagner, favoriser sa production et, surtout, lui permettre de circuler.
Bridges of Reality : reprendre le contrôle des récits africains
La question de la circulation des images prend une autre dimension avec Bridges of Reality, un nouveau programme consacré au documentaire africain, aux diasporas et aux enjeux de représentation.
Développé en collaboration avec l’Ambassade d’Espagne, le programme est placé sous le commissariat d’Alex Moussa Sawadogo, avec des conversations modérées par Mustapha Sawadogo.
Son fil conducteur, « Quand l’Afrique se raconte elle-même », pose une question essentielle : qui raconte l’Afrique, et depuis quel point de vue ?
À travers projections, échanges et rencontres professionnelles, Bridges of Reality entend mettre en avant des cinéastes qui construisent leurs propres récits à partir de leurs territoires, de leurs expériences et de leurs réalités.
L’enjeu dépasse donc la simple représentation. Il s’agit aussi de faire circuler d’autres regards et de permettre aux récits africains de voyager sans être systématiquement pensés ou produits depuis l’extérieur du continent.
Faire circuler les films africains au-delà des frontières
Cette ambition constitue l’un des fils rouges de l’édition 2026. Pour MARRAKECHsFF, sélectionner un film ne constitue pas une fin en soi. Encore faut-il lui permettre de rencontrer d’autres publics, d’autres festivals, des programmateurs, des marchés et des partenaires professionnels.
En réunissant à Marrakech des acteurs venus de différents territoires, le festival cherche à contribuer à la structuration d’un réseau professionnel autour du court métrage marocain et africain.
La circulation doit ainsi fonctionner dans plusieurs directions : vers les grands circuits internationaux, mais également à l’intérieur même du continent africain. Une nécessité pour des cinématographies qui disposent de nombreux talents et de nombreux récits, mais dont les œuvres peinent encore parfois à franchir les frontières régionales.
Programmation, développement, production et diffusion sont donc envisagés comme les différentes étapes d’un même parcours.
Malte, invitée d’honneur : le cinéma comme pont culturel
Cette volonté d’ouvrir les frontières se retrouve également dans le choix de Malte comme pays à l’honneur de cette sixième édition.
Après plusieurs collaborations internationales au fil de ses précédentes éditions, MARRAKECHsFF poursuit son travail de diplomatie culturelle en ouvrant un nouveau dialogue entre le Maroc, la Méditerranée et l’Europe.
Le cinéma devient ici un outil de rapprochement entre territoires et institutions, mais aussi entre artistes et nouvelles générations. La diversité des pays représentés dans la programmation et parmi les professionnels invités traduit cette volonté de faire de Marrakech un espace de rencontre entre des cinématographies parfois éloignées géographiquement, mais susceptibles de dialoguer autour des mêmes enjeux.
De festival de diffusion à écosystème cinématographique
Avec ses compétitions nationale et internationale, ses deux jurys, AMANAR, Bridges of Reality, ses rencontres professionnelles et son travail autour de la circulation des œuvres, MARRAKECHsFF semble vouloir franchir une nouvelle étape.
L’ambition n’est plus seulement de montrer des films pendant quelques jours. Elle consiste à créer les conditions pour que ces films continuent leur chemin après Marrakech, que les projets trouvent des partenaires et que les cinéastes puissent intégrer de nouveaux réseaux professionnels.
Du 25 au 30 septembre 2026, Marrakech ne sera donc pas uniquement une ville de projections. Elle entend devenir un point de passage : un lieu où les films se rencontrent, où les projets se construisent, où les professionnels tissent des liens et où les images marocaines et africaines peuvent commencer ou poursuivre leur voyage.
