Le Burkina Faso, le Mali et le Niger affichent leur volonté d’accélérer la transformation locale de leurs ressources naturelles afin de renforcer leur souveraineté économique.
Réunis lundi à Ouagadougou, les ministres chargés des Mines, de l’Énergie et des Hydrocarbures des trois pays ont insisté sur la nécessité de mieux maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’exploitation des ressources jusqu’à leur transformation.
«Il ne s’agit pas seulement d’avoir des ressources minérales, mais surtout d’arriver à les transformer », a déclaré le ministre malien des Mines, Amadou Keita, lors d’une conférence publique à l’Université Joseph Ki-Zerbo.
Cette rencontre a marqué le lancement de la première Semaine de l’énergie, des mines et des hydrocarbures de l’Alliance des États du Sahel (SEMH-AES), organisée en marge de la 8e édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO).
Riches en or, uranium, lithium, pétrole, gaz et fer, les trois pays ambitionnent désormais de tirer davantage de valeur de leurs ressources en développant les capacités nationales de transformation.
Pour le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, ces ressources doivent devenir « un levier de souveraineté, de développement et d’intégration régionale ».
Au Burkina Faso, le ministre de l’Énergie et des Mines, Yacouba Zabré Gouba, a également appelé à faire de la transformation locale un « levier essentiel » de la souveraineté de la Confédération des États du Sahel.