Musique
Nass El Ghiwane à Casablanca : le groupe mythique face à la mémoire de plusieurs générations
Le groupe emblématique de Hay Mohammadi retrouvera le public casablancais le samedi 26 septembre au Théâtre l’Hermitage. Une soirée annoncée comme un retour aux sources, autour d’un répertoire qui, depuis plus d’un demi-siècle, accompagne la mémoire culturelle et musicale du Maroc.
Kawtar Firdaous
Le groupe mythique Nass El Ghiwane donnera un concert le 26 septembre 2026 au Théâtre l’Hermitage à Casablanca.
Plus de cinq décennies après ses premiers pas dans les quartiers populaires de Casablanca, Nass El Ghiwane continue de faire résonner une musique qui a largement dépassé le cadre d’une simple formation artistique. Le groupe est attendu samedi 26 septembre 2026 à 20h00 au Théâtre l’Hermitage, pour une soirée placée sous le signe de la mémoire, de la transmission et de l’émotion.
Né à Hay Mohammadi, à Casablanca, au tournant des années 1970, Nass El Ghiwane s’est imposé comme l’un des phénomènes majeurs de la chanson marocaine contemporaine. Dès ses débuts, la formation se distingue par une approche qui rompt avec les codes dominants de la chanson de l’époque : des instruments issus du patrimoine populaire, des rythmes puisés dans différentes traditions marocaines et des textes qui donnent une place centrale à la poésie, à la vie quotidienne et aux préoccupations de la société.
Le patrimoine marocain comme matière musicale
La singularité de Nass El Ghiwane réside notamment dans cette capacité à faire dialoguer différentes traditions. Leur univers musical s’inspire notamment du malhoun, de l’aïta, du gnaoua et de différentes traditions populaires et spirituelles marocaines. Cette combinaison contribue à donner naissance à une sonorité immédiatement reconnaissable.
Cette démarche a également permis au groupe de toucher un public qui dépassait largement les frontières de Casablanca. Au fil des décennies, Nass El Ghiwane s’est constitué un public au Maroc, dans le Maghreb et auprès des communautés marocaines et maghrébines à l’étranger.
Des textes devenus mémoire collective
L’autre dimension essentielle de l’identité ghiwane réside dans les textes. Les chansons de la formation abordent la condition humaine, la dignité, la spiritualité, les difficultés de la vie quotidienne ou encore les interrogations d’une société en pleine transformation.
Nombre de chansons ont été composées par Boujemâa et Larbi Batma. Ces textes, conçus avant tout pour être chantés, sont profondément liés à la tradition orale et au zajal.
Cette dimension explique en partie pourquoi le répertoire de Nass El Ghiwane continue de circuler entre les générations. Les chansons ne sont pas seulement conservées comme des œuvres musicales : elles sont également associées à une époque, à des lieux et à une mémoire collective.
De Hay Mohammadi aux scènes internationales
Le rayonnement de Nass El Ghiwane ne s’est pas limité au Maroc. Le groupe s’est produit à plusieurs reprises en France et sur d’autres scènes internationales. Au fil de ses apparitions à l’étranger, la formation a retrouvé un public fidèle, auquel se sont progressivement ajoutées de nouvelles générations de spectateurs.
Cette capacité à réunir des publics d’âges différents constitue l’une des caractéristiques les plus remarquables de l’aventure ghiwane. Les chansons continuent ainsi à être découvertes, reprises et transmises bien au-delà de la génération qui les a vues naître.
Au Maroc également, la formation a continué à retrouver régulièrement son public. Ses concerts réunissent plusieurs générations autour de titres devenus emblématiques du patrimoine musical marocain.
Une soirée sous le signe de la transmission
Le rendez-vous du 26 septembre 2026 s’inscrit dans cette histoire particulière. Pour le public casablancais, le concert constitue l’occasion de retrouver sur scène un répertoire profondément associé à la ville qui a vu naître l’aventure ghiwane.
Les titres qui ont accompagné plusieurs générations devraient ainsi retrouver leur dimension collective : celle d’une musique conçue pour être partagée, reprise et transmise.
Plus qu’un simple rendez-vous musical, cette soirée entend renouer avec une page importante de l’histoire culturelle marocaine. Une histoire qui commence dans les quartiers populaires de Casablanca, se nourrit de la poésie et du patrimoine musical du Maroc, puis franchit progressivement les frontières.
Né à Hay Mohammadi, à Casablanca, au tournant des années 1970, Nass El Ghiwane s’est imposé comme l’un des phénomènes majeurs de la chanson marocaine contemporaine. Dès ses débuts, la formation se distingue par une approche qui rompt avec les codes dominants de la chanson de l’époque : des instruments issus du patrimoine populaire, des rythmes puisés dans différentes traditions marocaines et des textes qui donnent une place centrale à la poésie, à la vie quotidienne et aux préoccupations de la société.
Le patrimoine marocain comme matière musicale
La singularité de Nass El Ghiwane réside notamment dans cette capacité à faire dialoguer différentes traditions. Leur univers musical s’inspire notamment du malhoun, de l’aïta, du gnaoua et de différentes traditions populaires et spirituelles marocaines. Cette combinaison contribue à donner naissance à une sonorité immédiatement reconnaissable.
Cette démarche a également permis au groupe de toucher un public qui dépassait largement les frontières de Casablanca. Au fil des décennies, Nass El Ghiwane s’est constitué un public au Maroc, dans le Maghreb et auprès des communautés marocaines et maghrébines à l’étranger.
Des textes devenus mémoire collective
L’autre dimension essentielle de l’identité ghiwane réside dans les textes. Les chansons de la formation abordent la condition humaine, la dignité, la spiritualité, les difficultés de la vie quotidienne ou encore les interrogations d’une société en pleine transformation.
Nombre de chansons ont été composées par Boujemâa et Larbi Batma. Ces textes, conçus avant tout pour être chantés, sont profondément liés à la tradition orale et au zajal.
Cette dimension explique en partie pourquoi le répertoire de Nass El Ghiwane continue de circuler entre les générations. Les chansons ne sont pas seulement conservées comme des œuvres musicales : elles sont également associées à une époque, à des lieux et à une mémoire collective.
De Hay Mohammadi aux scènes internationales
Le rayonnement de Nass El Ghiwane ne s’est pas limité au Maroc. Le groupe s’est produit à plusieurs reprises en France et sur d’autres scènes internationales. Au fil de ses apparitions à l’étranger, la formation a retrouvé un public fidèle, auquel se sont progressivement ajoutées de nouvelles générations de spectateurs.
Cette capacité à réunir des publics d’âges différents constitue l’une des caractéristiques les plus remarquables de l’aventure ghiwane. Les chansons continuent ainsi à être découvertes, reprises et transmises bien au-delà de la génération qui les a vues naître.
Au Maroc également, la formation a continué à retrouver régulièrement son public. Ses concerts réunissent plusieurs générations autour de titres devenus emblématiques du patrimoine musical marocain.
Une soirée sous le signe de la transmission
Le rendez-vous du 26 septembre 2026 s’inscrit dans cette histoire particulière. Pour le public casablancais, le concert constitue l’occasion de retrouver sur scène un répertoire profondément associé à la ville qui a vu naître l’aventure ghiwane.
Les titres qui ont accompagné plusieurs générations devraient ainsi retrouver leur dimension collective : celle d’une musique conçue pour être partagée, reprise et transmise.
Plus qu’un simple rendez-vous musical, cette soirée entend renouer avec une page importante de l’histoire culturelle marocaine. Une histoire qui commence dans les quartiers populaires de Casablanca, se nourrit de la poésie et du patrimoine musical du Maroc, puis franchit progressivement les frontières.
