Clarifications. La DGAPR répond aux détenus «en grève de la faim sur instruction du Polisario»

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a réagi, jeudi 24 septembre, aux affirmations contenues dans un communiqué attribué à un groupe de détenus condamnés dans le cadre de l’affaire de Gdeim Izik, annonçant leur entrée en grève de la faim.
Selon la DGAPR, six détenus sur les 19 concernés ont déposé, le 23 septembre, des préavis de grève de la faim. L’administration pénitentiaire affirme que cette démarche « n’a aucun lien avec leurs conditions de détention » et précise qu’elle intervient sur instruction du Polisario et de ses soutiens, à l’approche d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la question de l’intégrité territoriale du Royaume. Elle cite, à l’appui de cette position, la publication concomitante de communiqués et d’articles relayant ce mouvement.
La DGAPR rappelle avoir déjà publié plusieurs mises au point concernant les conditions de détention de ces prisonniers. Elle assure qu’ils bénéficient de soins médicaux à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements pénitentiaires, de conditions permettant la poursuite de leurs études ainsi que d’espaces d’hébergement répondant aux normes requises.
Concernant leur demande de transfert vers des établissements pénitentiaires situés dans les provinces du Sud, la DGAPR réitère que la nature de leurs condamnations n’est pas compatible avec la classification de ces prisons. Une exception a toutefois été accordée à un détenu, transféré à la prison locale de Laâyoune.

