Société
Élections 2026 : des candidats aux profils contrastés
Plus de 7.000 candidatures pour 395 sièges, 36,47% sont des femmes, près d’un candidat sur quatre est jeune et des écarts territoriaux en matière de niveau d’instruction : les données publiées par le ministère de l’Intérieur dessinent un profil contrasté des candidats aux législatives du 23 septembre. Détails
Hayat Kamal Idrissi
Une photographie des profils qui donne une idée sur la composition du prochain parlement
Qui sont les candidats qui ont sollicité les suffrages des Marocains pour siéger à la Chambre des représentants ? Les statistiques mises en ligne par le ministère de l’Intérieur permettent de dépasser les seuls noms et appartenances partisanes pour regarder de plus près le profil des candidats. Elles font apparaître une population largement masculine, avec des catégories d’âge plus ou moins équilibrées, majoritairement instruite (Niveaux secondaire et supérieur), mais avec des différences régionales parfois importantes.
Le profil des candidatures révèle d’abord une nette majorité masculine : 63,49% des candidats sont des hommes, contre 36,51% de femmes, selon les données du ministère de l’Intérieur. Au total, 7.288 candidatures ont été enregistrées pour les 395 sièges de la Chambre des représentants, réparties sur 1.850 listes. Les candidatures locales représentent 5.505 personnes, tandis que 1.783 candidates figurent sur les listes régionales, dont les sièges sont réservés aux femmes. Le ministère recense par ailleurs 2.658 candidatures féminines, soit 36,47% du total.
Dispositif régional pour féminiser
L’évolution de la présence féminine mérite toutefois d’être appréhendée dans le détail. Sur les 2.658 candidatures féminines recensées, 1.783 correspondent aux circonscriptions régionales réservées aux femmes, contre 875 candidatures dans les circonscriptions locales.
Au niveau de ces dernières, les femmes représentent une part nettement plus réduite des candidatures. Elles sont également peu nombreuses à conduire les listes : Seulement 121 listes locales sur 1.615 sont dirigées par des femmes, soit environ 7,5%. Ces chiffres permettent donc de distinguer deux réalités : le poids global des candidatures féminines et leur présence dans la compétition locale, où les femmes restent beaucoup moins nombreuses en tête des listes.
Par âge, plus équilibré
La répartition par âge dessine, elle, un paysage beaucoup plus équilibré. Les moins de 35 ans représentent 23,07% des candidats, soit près d’un quart du vivier. La tranche des 35-45 ans arrive en tête avec 26,67%, suivie des 45-55 ans (25,97%). Les candidats âgés de 55 ans et plus comptent pour 24,28%.
Aucune génération ne domine donc très nettement la compétition. Les candidats de moins de 35 ans restent minoritaires, mais leur poids n’est pas marginal : près d’un candidat sur quatre appartient à cette catégorie. À l’autre extrémité, les 55 ans et plus représentent quasiment la même proportion. Entre les deux, les tranches d’âge intermédiaires concentrent à elles seules un peu plus de la moitié des candidatures.
Cette répartition donne ainsi à voir un vivier générationnel assez « varié », loin d'une compétition dominée par une seule classe d'âge. Elle permet surtout de mettre en perspective la place des jeunes dans les candidatures, alors que la question du renouvellement générationnel figure parmi les enjeux régulièrement associés à la représentation politique.
Niveau d'instruction en nette amélioration
Le niveau d'instruction apporte une autre clé de lecture. À l'échelle nationale, 50,83% des candidats ont suivi des études supérieures, contre 36,43% pour le secondaire et 10,86% pour le primaire. L'autre indicateur mis en avant par le portail du ministère concerne le niveau d'instruction. À l'échelle nationale, 50,83% des candidats disposent d'un niveau d'études supérieur.
Le secondaire représente 36,43% des candidatures, tandis que 10,86% des candidats n’ont pas dépassé le primaire. Une proportion inférieure à 2% ne déclare aucun niveau scolaire. Autrement dit, un candidat sur deux a un niveau d’instruction supérieur. L'autre moitié se répartit essentiellement entre le secondaire et, dans une moindre mesure, le primaire.
Mais derrière cette moyenne, les écarts entre régions sont loin d'être négligeables. La proportion de candidats ayant suivi des études supérieures varie ainsi de 43,75% à 60,77% selon les régions, soit un écart de 17 points.
Guelmim-Oued Noun se distingue
Fait surprenant ! Le Sud concentre les candidats les plus instruits, plus précisément la région de Guelmim-Oued Noun qui affiche la proportion la plus élevée de candidats issus de l'enseignement supérieur, avec 60,77%. Le secondaire représente 33,85% des candidatures et le primaire 5,38%, tandis qu'aucun candidat sans niveau scolaire n'est recensé dans les données publiées pour cette région.
À l'inverse, Laâyoune-Sakia El Hamra présente la plus faible proportion de candidats de niveau supérieur, avec 43,75%. Le secondaire y arrive en tête avec 46,53%. À Dakhla-Oued Eddahab, l'écart est plus réduit : 45,71% des candidats ont un niveau secondaire, contre 44,29% un niveau supérieur. Le primaire représente 10% des candidatures.
Le cas de Casablanca-Settat apporte un autre enseignement. Malgré son poids économique et démographique, la région se situe légèrement sous la moyenne nationale pour la proportion de candidats issus du supérieur, avec 50,18%, contre 50,83% au niveau national. Son profil est toutefois marqué par le poids du secondaire, qui représente 40,65% des candidatures. Le primaire reste à 8,64%, tandis que les candidats ne déclarant aucun niveau scolaire représentent environ 0,5%. Au total, les niveaux supérieur et secondaire regroupent plus de 90% des candidatures de la région.
Des sortants dans la course
Les statistiques permettent aussi d'identifier une autre caractéristique du scrutin : une partie du vivier est constituée de parlementaires déjà en exercice. Ainsi 227 parlementaires ont déposé leur candidature pour un nouveau mandat, dont 204 députés, 20 députées et trois conseillers.
Cette lecture statistique livre une image nuancée de l'offre électorale : une présence féminine qui repose encore largement sur le mécanisme des circonscriptions régionales, une candidature masculine majoritaire dans les listes locales, et surtout une répartition du niveau d'instruction qui révèle des contrastes territoriaux parfois éloignés des représentations habituelles du développement régional.
Le profil des candidatures révèle d’abord une nette majorité masculine : 63,49% des candidats sont des hommes, contre 36,51% de femmes, selon les données du ministère de l’Intérieur. Au total, 7.288 candidatures ont été enregistrées pour les 395 sièges de la Chambre des représentants, réparties sur 1.850 listes. Les candidatures locales représentent 5.505 personnes, tandis que 1.783 candidates figurent sur les listes régionales, dont les sièges sont réservés aux femmes. Le ministère recense par ailleurs 2.658 candidatures féminines, soit 36,47% du total.
Dispositif régional pour féminiser
L’évolution de la présence féminine mérite toutefois d’être appréhendée dans le détail. Sur les 2.658 candidatures féminines recensées, 1.783 correspondent aux circonscriptions régionales réservées aux femmes, contre 875 candidatures dans les circonscriptions locales.
Au niveau de ces dernières, les femmes représentent une part nettement plus réduite des candidatures. Elles sont également peu nombreuses à conduire les listes : Seulement 121 listes locales sur 1.615 sont dirigées par des femmes, soit environ 7,5%. Ces chiffres permettent donc de distinguer deux réalités : le poids global des candidatures féminines et leur présence dans la compétition locale, où les femmes restent beaucoup moins nombreuses en tête des listes.
Par âge, plus équilibré
La répartition par âge dessine, elle, un paysage beaucoup plus équilibré. Les moins de 35 ans représentent 23,07% des candidats, soit près d’un quart du vivier. La tranche des 35-45 ans arrive en tête avec 26,67%, suivie des 45-55 ans (25,97%). Les candidats âgés de 55 ans et plus comptent pour 24,28%.
Aucune génération ne domine donc très nettement la compétition. Les candidats de moins de 35 ans restent minoritaires, mais leur poids n’est pas marginal : près d’un candidat sur quatre appartient à cette catégorie. À l’autre extrémité, les 55 ans et plus représentent quasiment la même proportion. Entre les deux, les tranches d’âge intermédiaires concentrent à elles seules un peu plus de la moitié des candidatures.
Cette répartition donne ainsi à voir un vivier générationnel assez « varié », loin d'une compétition dominée par une seule classe d'âge. Elle permet surtout de mettre en perspective la place des jeunes dans les candidatures, alors que la question du renouvellement générationnel figure parmi les enjeux régulièrement associés à la représentation politique.
Niveau d'instruction en nette amélioration
Le niveau d'instruction apporte une autre clé de lecture. À l'échelle nationale, 50,83% des candidats ont suivi des études supérieures, contre 36,43% pour le secondaire et 10,86% pour le primaire. L'autre indicateur mis en avant par le portail du ministère concerne le niveau d'instruction. À l'échelle nationale, 50,83% des candidats disposent d'un niveau d'études supérieur.
Le secondaire représente 36,43% des candidatures, tandis que 10,86% des candidats n’ont pas dépassé le primaire. Une proportion inférieure à 2% ne déclare aucun niveau scolaire. Autrement dit, un candidat sur deux a un niveau d’instruction supérieur. L'autre moitié se répartit essentiellement entre le secondaire et, dans une moindre mesure, le primaire.
Mais derrière cette moyenne, les écarts entre régions sont loin d'être négligeables. La proportion de candidats ayant suivi des études supérieures varie ainsi de 43,75% à 60,77% selon les régions, soit un écart de 17 points.
Guelmim-Oued Noun se distingue
Fait surprenant ! Le Sud concentre les candidats les plus instruits, plus précisément la région de Guelmim-Oued Noun qui affiche la proportion la plus élevée de candidats issus de l'enseignement supérieur, avec 60,77%. Le secondaire représente 33,85% des candidatures et le primaire 5,38%, tandis qu'aucun candidat sans niveau scolaire n'est recensé dans les données publiées pour cette région.
À l'inverse, Laâyoune-Sakia El Hamra présente la plus faible proportion de candidats de niveau supérieur, avec 43,75%. Le secondaire y arrive en tête avec 46,53%. À Dakhla-Oued Eddahab, l'écart est plus réduit : 45,71% des candidats ont un niveau secondaire, contre 44,29% un niveau supérieur. Le primaire représente 10% des candidatures.
Le cas de Casablanca-Settat apporte un autre enseignement. Malgré son poids économique et démographique, la région se situe légèrement sous la moyenne nationale pour la proportion de candidats issus du supérieur, avec 50,18%, contre 50,83% au niveau national. Son profil est toutefois marqué par le poids du secondaire, qui représente 40,65% des candidatures. Le primaire reste à 8,64%, tandis que les candidats ne déclarant aucun niveau scolaire représentent environ 0,5%. Au total, les niveaux supérieur et secondaire regroupent plus de 90% des candidatures de la région.
Des sortants dans la course
Les statistiques permettent aussi d'identifier une autre caractéristique du scrutin : une partie du vivier est constituée de parlementaires déjà en exercice. Ainsi 227 parlementaires ont déposé leur candidature pour un nouveau mandat, dont 204 députés, 20 députées et trois conseillers.
Cette lecture statistique livre une image nuancée de l'offre électorale : une présence féminine qui repose encore largement sur le mécanisme des circonscriptions régionales, une candidature masculine majoritaire dans les listes locales, et surtout une répartition du niveau d'instruction qui révèle des contrastes territoriaux parfois éloignés des représentations habituelles du développement régional.
