France. Les blocages de lycées se poursuivent dans plusieurs villes
Le mouvement lycéen de protestation se poursuit en France ce jeudi 1er octobre, après une journée marquée par 625 interpellations.
Des heurts ont éclaté ce jeudi aux abords des lycées Déodat de Séverac à Toulouse, Bréquigny à Rennes et Gaston Berger à Lille, dans le cadre d’une nouvelle journée de mobilisation nationale, rapporte l’AFP.
Selon le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, 356 établissements ont été perturbés mercredi, contre 338 mardi à la même heure. Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés.
Le ministère français de l’Éducation nationale fait état de 119 blessés, dont 34 personnels, depuis le début du mouvement. Trois enquêtes ont été confiées à l’IGPN après des blessures subies par des lycéens lors de blocages.
Partie de lycées de banlieue parisienne il y a environ une semaine, la mobilisation porte notamment sur le remplacement des enseignants absents, la rénovation des établissements et l’augmentation des moyens.
Mercredi, Emmanuel Macron a déclaré que les revendications ne légitimaient pas la violence. Jean-Luc Mélenchon a assuré que La France insoumise appelait à la non-violence.
Le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, a annoncé une plateforme de concertation pour lundi ou mardi matin au plus tard. L’Union syndicale lycéenne, qui a appelé à se mobiliser jeudi, prévoit une nouvelle journée d’action le 6 octobre.

