Pegasus. Haddad déconstruit les attaques injustifiées contre le Maroc et réclame des preuves
Lahcen Haddad conteste la portée des conclusions du rapport d’Amnesty International invoqué par certaines voix, dont celle de Cembrero, qui cherchent par tous les moyens à incriminer le Maroc. L’ancien ministre marocain et académicien réclame des preuves sans lesquelles de telles accusations relèvent de la diffamation.

Face aux voix qui tentent de remettre en avant le rapport d’Amnesty International sur Pegasus, Lahcen Haddad rappelle qu’un tel document prétendument exhaustif ne transforme pas de vagues conclusions en faits avérés. Pour lui, les accusations doivent être examinées séparément, selon les éléments qui les étayent.

Il relève quatre points essentiels, logiques : la sélection d’une cible, l’infection d’un appareil, l’attribution de l’attaque et l’intention de son commanditaire. Les 103 numéros identifiés correspondent, souligne-t-il, à des cibles potentielles. Leur présence dans des registres de ciblage ne démontre ni que tous les téléphones ont été infectés, ni quelles informations auraient été obtenues.
Haddad relève que le rapport présente des témoignages, des documents et une analyse forensique. Mais la détection de Pegasus sur un appareil ne suffit pas, selon lui, à identifier celui qui a ordonné l’attaque ou à établir un mobile politique illégal.
Amnesty affirme avoir corroboré un témoignage anonyme. L’ancien ministre observe toutefois que le public ne peut examiner toutes les sources ni vérifier la chaîne complète d’attribution. Sur la base d’un recoupement exhaustif des allégations avancées, il conclut que le rapport ne présente aucune nouvelle preuve d’utilisation de Pegasus au Maroc.
Rappelant le démenti officiel du royaume, Haddad appelle les auteurs à rendre leurs preuves vérifiables de manière indépendante.
Les graves allégations du rapport, insiste-t-il, ne constituent ni une décision judiciaire ni un verdict définitif.

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Il relève quatre points essentiels, logiques : la sélection d’une cible, l’infection d’un appareil, l’attribution de l’attaque et l’intention de son commanditaire. Les 103 numéros identifiés correspondent, souligne-t-il, à des cibles potentielles. Leur présence dans des registres de ciblage ne démontre ni que tous les téléphones ont été infectés, ni quelles informations auraient été obtenues.
Haddad relève que le rapport présente des témoignages, des documents et une analyse forensique. Mais la détection de Pegasus sur un appareil ne suffit pas, selon lui, à identifier celui qui a ordonné l’attaque ou à établir un mobile politique illégal.
Amnesty affirme avoir corroboré un témoignage anonyme. L’ancien ministre observe toutefois que le public ne peut examiner toutes les sources ni vérifier la chaîne complète d’attribution. Sur la base d’un recoupement exhaustif des allégations avancées, il conclut que le rapport ne présente aucune nouvelle preuve d’utilisation de Pegasus au Maroc.
Rappelant le démenti officiel du royaume, Haddad appelle les auteurs à rendre leurs preuves vérifiables de manière indépendante.
Les graves allégations du rapport, insiste-t-il, ne constituent ni une décision judiciaire ni un verdict définitif.

