Répression des lycéens en France. L’ONU tire la sonnette d’alarme
Après les organisations françaises de défense des droits humains, l’ONU exprime son inquiétude face aux violences frappant la mobilisation lycéenne en France. Paris est sommé de respecter les libertés fondamentales et à éviter tout usage disproportionné de la force.

Les dénonciations des violences policières en France se multiplient. Ph. AFP
La répression des manifestations lycéennes en France suscite désormais l’inquiétude des Nations unies. Vendredi 9 octobre, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a déclaré suivre avec «inquiétude» les incidents liés à ce mouvement de contestation, qui secoue le pays depuis plusieurs semaines.
«Nous appelons chacun à veiller à ce qu’elles restent pacifiques et à ce qu’il n’y ait pas de recours disproportionné à la force de la part des forces de l’ordre. Le droit de réunion pacifique doit être respecté», a insisté Shabia Mantoo, porte-parole du Haut-Commissariat, lors d’un point de presse à Genève.
Cette réaction intervient après plusieurs alertes lancées en France. Dans un communiqué publié le 6 octobre, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), institution indépendante, dénonce une escalade préoccupante. Elle met en garde contre l’assimilation de l’ensemble du mouvement lycéen aux violences commises en marge des manifestations, susceptible de justifier une répression accrue.
La CNCDH s’inquiète particulièrement de certaines interventions policières et procédures judiciaires qu’elle juge manifestement disproportionnées. Elle critique notamment les consignes de fermeté du ministère de l’Intérieur et une circulaire du ministère de la Justice encourageant la présentation rapide des auteurs présumés devant les tribunaux. Elle réclame une désescalade et la reprise du dialogue avec les jeunes.
De son côté, la Ligue des droits de l’homme (LDH) dénonce une répression d’une ampleur inédite. Avec plusieurs organisations syndicales et associatives, elle a annoncé son intention de saisir les rapporteurs spéciaux de l’ONU ainsi que le Défenseur des droits concernant les violences policières alléguées et les consignes données aux forces de l’ordre.
Interpellations massives, gardes à vue de mineurs, usage de grenades et de lanceurs de balles de défense : les organisations signataires dénoncent des pratiques portant, selon elles, gravement atteinte aux libertés fondamentales.
Née de revendications concernant le manque d’enseignants, la surcharge des emplois du temps et la vétusté des établissements, la mobilisation a progressivement gagné plusieurs régions françaises. Les manifestations ont été marquées par des milliers d’interpellations et plusieurs blessures graves, dont la mutilation d’un adolescent par une grenade dite de désencerclement et la perte d’un œil chez un autre.
Avec l’intervention du Haut-Commissariat de l’ONU, la gestion française de cette crise sociale prend désormais une dimension internationale.
«Nous appelons chacun à veiller à ce qu’elles restent pacifiques et à ce qu’il n’y ait pas de recours disproportionné à la force de la part des forces de l’ordre. Le droit de réunion pacifique doit être respecté», a insisté Shabia Mantoo, porte-parole du Haut-Commissariat, lors d’un point de presse à Genève.
Cette réaction intervient après plusieurs alertes lancées en France. Dans un communiqué publié le 6 octobre, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), institution indépendante, dénonce une escalade préoccupante. Elle met en garde contre l’assimilation de l’ensemble du mouvement lycéen aux violences commises en marge des manifestations, susceptible de justifier une répression accrue.
La CNCDH s’inquiète particulièrement de certaines interventions policières et procédures judiciaires qu’elle juge manifestement disproportionnées. Elle critique notamment les consignes de fermeté du ministère de l’Intérieur et une circulaire du ministère de la Justice encourageant la présentation rapide des auteurs présumés devant les tribunaux. Elle réclame une désescalade et la reprise du dialogue avec les jeunes.
De son côté, la Ligue des droits de l’homme (LDH) dénonce une répression d’une ampleur inédite. Avec plusieurs organisations syndicales et associatives, elle a annoncé son intention de saisir les rapporteurs spéciaux de l’ONU ainsi que le Défenseur des droits concernant les violences policières alléguées et les consignes données aux forces de l’ordre.
Interpellations massives, gardes à vue de mineurs, usage de grenades et de lanceurs de balles de défense : les organisations signataires dénoncent des pratiques portant, selon elles, gravement atteinte aux libertés fondamentales.
Née de revendications concernant le manque d’enseignants, la surcharge des emplois du temps et la vétusté des établissements, la mobilisation a progressivement gagné plusieurs régions françaises. Les manifestations ont été marquées par des milliers d’interpellations et plusieurs blessures graves, dont la mutilation d’un adolescent par une grenade dite de désencerclement et la perte d’un œil chez un autre.
Avec l’intervention du Haut-Commissariat de l’ONU, la gestion française de cette crise sociale prend désormais une dimension internationale.

