Pesticides. Le Maroc affiche le ratio le plus faible face à ses concurrents.
Avec 1,52 kg de matières actives par hectare cultivé en 2024, le Maroc affiche le ratio le plus faible parmi huit grands pays agricoles étudiés, selon une comparaison fondée sur les données de la FAO. Sur dix ans, cet indicateur n’a progressé que de 0,66 %.
Mounia Kabiri Kettani
Avec 1,52 kg de matières actives par hectare cultivé en 2024, le Maroc affiche le ratio d’utilisation de pesticides le plus faible parmi huit pays agricoles étudiés, selon les données de la FAO.
Le Maroc se distingue dans la comparaison internationale de l’utilisation des pesticides rapportée aux superficies cultivées. En 2024, le Royaume affichait un ratio de 1,52 kg de matières actives par hectare, contre 2,21 kg/ha en Turquie, 3,22 kg/ha en Égypte, 3,63 kg/ha en Espagne, 3,90 kg/ha en France et 4,29 kg/ha en Italie. Aux Pays-Bas, cet indicateur atteignait 7,51 kg/ha.
Ces chiffres sont issus de la dernière actualisation de la base FAOSTAT de la FAO consacrée aux pesticides, publiée le 30 juillet 2026 et couvrant la période allant jusqu’à 2024. Ils ont été repris dans une analyse comparative publiée par le média agricole espagnol Hortoinfo, qui place le Maroc au premier rang de sa sélection des huit pays étudiés pour le ratio le plus faible de matières actives utilisées par hectare cultivé
Une évolution contenue sur dix ans
L’évolution de cet indicateur confirme la relative stabilité observée au Maroc. Entre 2015 et 2024, le ratio a augmenté de 0,66 %. Cette progression est nettement inférieure à celles enregistrées en Égypte (+51,89 %) et en Turquie (+35,58 %) sur la même période. Plusieurs pays européens affichent, à l’inverse, une baisse de leur ratio : −38,45 % en Italie, −19,15 % en Espagne et −18,55 % aux Pays-Bas. En France, l’indicateur a progressé de 14,04%.
À l’échelle mondiale, l’utilisation agricole des pesticides a atteint 3,92 millions de tonnes de matières actives en 2024, soit une hausse de 5 % sur un an et de 18 % en dix ans. La moyenne mondiale rapportée aux terres cultivées s’est établie à 2,49 kg/ha, un niveau supérieur à celui enregistré au Maroc.
Les écarts entre pays doivent être replacés dans leur contexte agricole. Les quantités utilisées varient selon les cultures, les conditions climatiques, la pression des ravageurs et des maladies, ainsi que les systèmes de production. Le ratio national constitue donc un indicateur global qui permet de comparer les volumes utilisés au regard des superficies cultivées.
Il ne mesure toutefois ni le nombre de traitements effectués ni la toxicité des substances employées. Il ne renseigne pas non plus directement sur les résidus présents dans les produits agricoles.
Ces chiffres sont issus de la dernière actualisation de la base FAOSTAT de la FAO consacrée aux pesticides, publiée le 30 juillet 2026 et couvrant la période allant jusqu’à 2024. Ils ont été repris dans une analyse comparative publiée par le média agricole espagnol Hortoinfo, qui place le Maroc au premier rang de sa sélection des huit pays étudiés pour le ratio le plus faible de matières actives utilisées par hectare cultivé
Une évolution contenue sur dix ans
L’évolution de cet indicateur confirme la relative stabilité observée au Maroc. Entre 2015 et 2024, le ratio a augmenté de 0,66 %. Cette progression est nettement inférieure à celles enregistrées en Égypte (+51,89 %) et en Turquie (+35,58 %) sur la même période. Plusieurs pays européens affichent, à l’inverse, une baisse de leur ratio : −38,45 % en Italie, −19,15 % en Espagne et −18,55 % aux Pays-Bas. En France, l’indicateur a progressé de 14,04%.
À l’échelle mondiale, l’utilisation agricole des pesticides a atteint 3,92 millions de tonnes de matières actives en 2024, soit une hausse de 5 % sur un an et de 18 % en dix ans. La moyenne mondiale rapportée aux terres cultivées s’est établie à 2,49 kg/ha, un niveau supérieur à celui enregistré au Maroc.
Les écarts entre pays doivent être replacés dans leur contexte agricole. Les quantités utilisées varient selon les cultures, les conditions climatiques, la pression des ravageurs et des maladies, ainsi que les systèmes de production. Le ratio national constitue donc un indicateur global qui permet de comparer les volumes utilisés au regard des superficies cultivées.
Il ne mesure toutefois ni le nombre de traitements effectués ni la toxicité des substances employées. Il ne renseigne pas non plus directement sur les résidus présents dans les produits agricoles.
