Société
Intempéries. Déjà des pertes humaines et des dégâts matériels
Après un été 2026 parmi les plus chauds enregistrés depuis 1981, le Maroc est confronté à un automne marqué par des intempéries d’une rare violence. Depuis le 7 octobre, des orages intenses, des rafales de vent et des crues éclair touchent plusieurs régions du Royaume, ravivant le souvenir des inondations meurtrières de Tata en 2024.
Hayat Kamal Idrissi
Un épisode exceptionnel et violent
Après un été 2026 classé parmi les plus chauds enregistrés depuis 1981, l’automne s’annonce avec une violence inattendue. Orages intenses, chutes de grêle, rafales de vent et crues éclair ont frappé plusieurs régions du Royaume le week-end dernier, provoquant d’importants dégâts matériels et perturbant les activités dans plusieurs provinces. Ces épisodes s’inscrivent dans un contexte d’instabilité atmosphérique marqué, déjà annoncé par la Direction générale de la météorologie (DGM).
Qualifié d’exceptionnel par cette dernière, cet épisode est lié à la remontée d’une masse d’air tropicale extrêmement instable. En quelques heures, les précipitations ont atteint des niveaux importants : 52 mm à Aïn Reggada, dans la province de Berkane, 38 mm à Smara et jusqu’à 70 mm à Aousserd. Des oueds asséchés depuis des années se sont remis à couler.
Plus de 25 provinces en alerte
La province de Chichaoua figure parmi les zones les plus touchées. Dans la commune d’Amzouda, les fortes précipitations du week-end ont provoqué des inondations meurtrières, faisant quatre morts, dont une fillette noyée au douar Tamazirt. Plusieurs habitations et commerces ont été endommagés, tandis que des têtes de bétail ont été emportées par les eaux.
Au douar Ihsaïnten, dans la commune de Zaouia Nahlia, des habitations ont également été touchées par la crue de l’oued. Ces intempéries avaient été précédées d’alertes de la Direction générale de la météorologie (DGM), qui avait annoncé des averses orageuses localement fortes, accompagnées de grêle et de rafales de vent, dans plusieurs provinces du Royaume, dont Chichaoua, Al Haouz, Tata, Taroudant et Marrakech.
Le Sud-Est figure a été également touché. À Tata, l’oued Tamanart est sorti de son lit. Dans la nuit du 7 au 8 octobre, la crue de l’oued Yirg a fait céder plusieurs sections du mur protégeant le douar Aghir Ighnayen, emportant un terrain de proximité et une place publique. Les crues ont fait deux victimes dans la région : un employé du secteur minier a été emporté vendredi par les eaux près de Bleida, dans la province de Zagora. Son corps a été retrouvé samedi à Foum Zguid, dans la province de Tata. Tandis qu’un autre automobiliste avait péri après que son véhicule a été emporté par les crues de l’oued Aït Saoun, sur l’axe routier reliant Ouarzazate à Agdz.
Trois touristes étrangers ont été secourus après que leur véhicule a été emporté par les eaux alors qu’ils tentaient de traverser un passage inondé. À la suite de ces incidents, les autorités des provinces d’Ouarzazate, de Zagora et de Tinghir ont appelé une nouvelle fois à la vigilance, notamment face aux risques liés à la traversée des oueds et des routes submergées.
Les conséquences des fortes précipitations se font également sentir sur les infrastructures routières. La circulation a été totalement interrompue sur l’axe reliant Igherm, dans la province de Taroudant, à Tagmout, dans celle de Tata, au niveau de la zone de la tribu des Dossoya. Face au risque, les éléments de la Gendarmerie Royale et les autorités locales sont intervenus pour interdire l’accès aux sections inondées, encadrer la circulation et détourner les usagers afin d’éviter d’autres accidents. Cette coupure s’ajoute aux perturbations enregistrées dans plusieurs secteurs de la région.
Le Haut-Atlas n’a pas été épargné. Samedi 10 octobre, des pluies torrentielles se sont abattues sur la province d’Al Haouz, provoquant une montée brutale des cours d’eau et des crues éclair. À la ravine de Chaâbat Amassine, un automobiliste a été surpris par la violence des torrents. Son véhicule a été emporté par les eaux et le conducteur a perdu la vie, selon des sources locales.
Mobilisation
À la suite de ces intempéries, les autorités locales et les équipes du ministère de l’Équipement se sont mobilisées pour procéder au déblaiement et la sécurisation des axes routiers touchés, notamment la route nationale 7 et la route provinciale 2017. Les coulées de boue et les éboulements ont également entraîné la fermeture de plusieurs axes autour d’Asni et de Moulay Brahim, isolant provisoirement la station d’Imlil.
Au Nord et à l’Est, les fortes pluies ont provoqué des inondations urbaines à Al Hoceima et à Béni Mellal, où les réseaux d’assainissement ont été saturés en une demi-heure. Le niveau de la Moulouya est également monté de manière préoccupante. À Sidi Hajjaj, dans la province de Settat, des rues entières ont été inondées samedi après-midi.
Les dégâts matériels sont également importants.
Routes coupées, champs touchés, ouvrages endommagés et réseaux d’eau et d’électricité perturbés localement : les conséquences des intempéries concernent aussi bien les infrastructures que les activités quotidiennes des habitants. Certains ouvrages situés à proximité des oueds ont toutefois été endommagés. À Marrakech, Béni Mellal et Al Hoceima, des véhicules pris au piège des eaux et des commerces inondés illustrent également l’ampleur des dégâts.
Vigilance
Dimanche 11 octobre, la DGM prévoyait encore des averses orageuses, avec un risque de grêle sur l’Atlas, les Hauts Plateaux de l’Oriental et le Sud-Est. Des rafales accompagnées de chasse-poussières étaient également attendues dans les provinces sahariennes. Face à ces conditions, la prudence reste de mise, en particulier à proximité des cours d’eau. La DGM appelle à s’éloigner des lits des oueds et à suivre régulièrement les bulletins d’alerte, les crues éclair pouvant prendre rapidement après de fortes précipitations.
Ces intempéries, qui succèdent à une longue séquence de chaleur, rappellent la violence des phénomènes météorologiques extrêmes et illustrent un contraste climatique de plus en plus marqué : des vagues de chaleur intenses, suivies d’épisodes pluvieux parfois brutaux.
Qualifié d’exceptionnel par cette dernière, cet épisode est lié à la remontée d’une masse d’air tropicale extrêmement instable. En quelques heures, les précipitations ont atteint des niveaux importants : 52 mm à Aïn Reggada, dans la province de Berkane, 38 mm à Smara et jusqu’à 70 mm à Aousserd. Des oueds asséchés depuis des années se sont remis à couler.
Plus de 25 provinces en alerte
La province de Chichaoua figure parmi les zones les plus touchées. Dans la commune d’Amzouda, les fortes précipitations du week-end ont provoqué des inondations meurtrières, faisant quatre morts, dont une fillette noyée au douar Tamazirt. Plusieurs habitations et commerces ont été endommagés, tandis que des têtes de bétail ont été emportées par les eaux.
Au douar Ihsaïnten, dans la commune de Zaouia Nahlia, des habitations ont également été touchées par la crue de l’oued. Ces intempéries avaient été précédées d’alertes de la Direction générale de la météorologie (DGM), qui avait annoncé des averses orageuses localement fortes, accompagnées de grêle et de rafales de vent, dans plusieurs provinces du Royaume, dont Chichaoua, Al Haouz, Tata, Taroudant et Marrakech.
Le Sud-Est figure a été également touché. À Tata, l’oued Tamanart est sorti de son lit. Dans la nuit du 7 au 8 octobre, la crue de l’oued Yirg a fait céder plusieurs sections du mur protégeant le douar Aghir Ighnayen, emportant un terrain de proximité et une place publique. Les crues ont fait deux victimes dans la région : un employé du secteur minier a été emporté vendredi par les eaux près de Bleida, dans la province de Zagora. Son corps a été retrouvé samedi à Foum Zguid, dans la province de Tata. Tandis qu’un autre automobiliste avait péri après que son véhicule a été emporté par les crues de l’oued Aït Saoun, sur l’axe routier reliant Ouarzazate à Agdz.
Trois touristes étrangers ont été secourus après que leur véhicule a été emporté par les eaux alors qu’ils tentaient de traverser un passage inondé. À la suite de ces incidents, les autorités des provinces d’Ouarzazate, de Zagora et de Tinghir ont appelé une nouvelle fois à la vigilance, notamment face aux risques liés à la traversée des oueds et des routes submergées.
Les conséquences des fortes précipitations se font également sentir sur les infrastructures routières. La circulation a été totalement interrompue sur l’axe reliant Igherm, dans la province de Taroudant, à Tagmout, dans celle de Tata, au niveau de la zone de la tribu des Dossoya. Face au risque, les éléments de la Gendarmerie Royale et les autorités locales sont intervenus pour interdire l’accès aux sections inondées, encadrer la circulation et détourner les usagers afin d’éviter d’autres accidents. Cette coupure s’ajoute aux perturbations enregistrées dans plusieurs secteurs de la région.
Le Haut-Atlas n’a pas été épargné. Samedi 10 octobre, des pluies torrentielles se sont abattues sur la province d’Al Haouz, provoquant une montée brutale des cours d’eau et des crues éclair. À la ravine de Chaâbat Amassine, un automobiliste a été surpris par la violence des torrents. Son véhicule a été emporté par les eaux et le conducteur a perdu la vie, selon des sources locales.
Mobilisation
À la suite de ces intempéries, les autorités locales et les équipes du ministère de l’Équipement se sont mobilisées pour procéder au déblaiement et la sécurisation des axes routiers touchés, notamment la route nationale 7 et la route provinciale 2017. Les coulées de boue et les éboulements ont également entraîné la fermeture de plusieurs axes autour d’Asni et de Moulay Brahim, isolant provisoirement la station d’Imlil.
Au Nord et à l’Est, les fortes pluies ont provoqué des inondations urbaines à Al Hoceima et à Béni Mellal, où les réseaux d’assainissement ont été saturés en une demi-heure. Le niveau de la Moulouya est également monté de manière préoccupante. À Sidi Hajjaj, dans la province de Settat, des rues entières ont été inondées samedi après-midi.
Les dégâts matériels sont également importants.
Routes coupées, champs touchés, ouvrages endommagés et réseaux d’eau et d’électricité perturbés localement : les conséquences des intempéries concernent aussi bien les infrastructures que les activités quotidiennes des habitants. Certains ouvrages situés à proximité des oueds ont toutefois été endommagés. À Marrakech, Béni Mellal et Al Hoceima, des véhicules pris au piège des eaux et des commerces inondés illustrent également l’ampleur des dégâts.
Vigilance
Dimanche 11 octobre, la DGM prévoyait encore des averses orageuses, avec un risque de grêle sur l’Atlas, les Hauts Plateaux de l’Oriental et le Sud-Est. Des rafales accompagnées de chasse-poussières étaient également attendues dans les provinces sahariennes. Face à ces conditions, la prudence reste de mise, en particulier à proximité des cours d’eau. La DGM appelle à s’éloigner des lits des oueds et à suivre régulièrement les bulletins d’alerte, les crues éclair pouvant prendre rapidement après de fortes précipitations.
Ces intempéries, qui succèdent à une longue séquence de chaleur, rappellent la violence des phénomènes météorologiques extrêmes et illustrent un contraste climatique de plus en plus marqué : des vagues de chaleur intenses, suivies d’épisodes pluvieux parfois brutaux.
