L’UM6P fait émerger quatre projets entrepreneuriaux dans la santé
De l’intelligence artificielle appliquée à l’imagerie médicale à la production locale de réactifs, quatre startups étudiantes explorent des réponses à des besoins du système de santé. Sélectionnés par l’UM6P, leurs projets entrent dans une nouvelle phase de développement, entre validation scientifique et accompagnement entrepreneurial.
Mounia Kabiri Kettani
L’UM6P accompagne quatre startups étudiantes développant des solutions en intelligence artificielle, biotechnologie, diagnostic et soins à domicile, avec l’ambition de transformer leurs travaux en applications concrètes pour le secteur de la santé.
De l’intelligence artificielle à la biotechnologie, l’innovation en santé se décline à travers des applications qui touchent aussi bien au diagnostic qu’à l’organisation des soins. À Benguerir, quatre startups étudiantes issues de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) travaillent sur des solutions ciblant différents enjeux du système de santé marocain.
Leurs projets ont été retenus à l’issue de la première édition du programme Ibtikar & Wikaya, porté par la Faculté des Sciences Médicales de l’UM6P avec l’appui de la Fondation OCP. Leur point commun : partir de problématiques identifiées dans le secteur médical pour développer des outils susceptibles d’être adaptés aux besoins des professionnels et des patients.
Du contrôle radiologique à la production locale de réactifs
Parmi les projets sélectionnés, RADCHECK mobilise l’intelligence artificielle pour améliorer le contrôle qualité des radiographies thoraciques. La solution vise à identifier les examens nécessitant une attention particulière afin de limiter les répétitions inutiles et leurs contraintes pour les patients comme pour les structures de soins.
La maîtrise des approvisionnements constitue un autre axe de travail. Avec BIOTEX, les porteurs du projet ambitionnent de développer une production locale de réactifs biotechnologiques destinés aux laboratoires. L’objectif est de réduire la dépendance aux importations et de contribuer à la disponibilité de ces produits, indispensables à de nombreuses analyses médicales.
Le diagnostic de la maladie de Parkinson est au cœur du projet LRRKIT, qui porte sur la conception d’un kit abordable de détection de biomarqueurs associés à cette pathologie. Le développement de ce type d’outil soulève des enjeux d’accessibilité et de validation scientifique avant toute utilisation clinique.
Le quatrième projet, SHIFAA ASSISTANCE, s’intéresse à l’accès aux soins en dehors des structures hospitalières. Sa plateforme numérique vise à faciliter la mise en relation avec des services de soins à domicile, notamment pour les personnes vivant dans des zones éloignées.
Transformer les projets scientifiques en solutions opérationnelles
Derrière ces projets, le programme Ibtikar & Wikaya entend rapprocher la formation médicale, la recherche et l’entrepreneuriat. Lancée le 31 mars 2026, cette initiative pilote a mobilisé plus de 200 étudiants en médecine, en pharmacie et en sciences infirmières, ainsi que des doctorants.
Parmi les participants, 60 ont travaillé sur 20 projets. Neuf équipes ont ensuite présenté leurs solutions devant un jury, qui a procédé à la sélection finale en tenant compte de la pertinence scientifique, de la faisabilité et du potentiel d’impact sur la santé.
En partenariat avec l’Entrepreneurship Academy de l’UM6P, les participants ont bénéficié de formations et de séances de mentorat pour confronter leurs propositions aux besoins du secteur et examiner leur potentiel entrepreneurial. Les quatre startups retenues doivent désormais poursuivre leurs travaux avec un accompagnement scientifique et entrepreneurial au sein de la Faculté des Sciences Médicales. L’université prévoit également de consolider le dispositif et de préparer les conditions de création d’un bioincubateur dédié.
Leurs projets ont été retenus à l’issue de la première édition du programme Ibtikar & Wikaya, porté par la Faculté des Sciences Médicales de l’UM6P avec l’appui de la Fondation OCP. Leur point commun : partir de problématiques identifiées dans le secteur médical pour développer des outils susceptibles d’être adaptés aux besoins des professionnels et des patients.
Du contrôle radiologique à la production locale de réactifs
Parmi les projets sélectionnés, RADCHECK mobilise l’intelligence artificielle pour améliorer le contrôle qualité des radiographies thoraciques. La solution vise à identifier les examens nécessitant une attention particulière afin de limiter les répétitions inutiles et leurs contraintes pour les patients comme pour les structures de soins.
La maîtrise des approvisionnements constitue un autre axe de travail. Avec BIOTEX, les porteurs du projet ambitionnent de développer une production locale de réactifs biotechnologiques destinés aux laboratoires. L’objectif est de réduire la dépendance aux importations et de contribuer à la disponibilité de ces produits, indispensables à de nombreuses analyses médicales.
Le diagnostic de la maladie de Parkinson est au cœur du projet LRRKIT, qui porte sur la conception d’un kit abordable de détection de biomarqueurs associés à cette pathologie. Le développement de ce type d’outil soulève des enjeux d’accessibilité et de validation scientifique avant toute utilisation clinique.
Le quatrième projet, SHIFAA ASSISTANCE, s’intéresse à l’accès aux soins en dehors des structures hospitalières. Sa plateforme numérique vise à faciliter la mise en relation avec des services de soins à domicile, notamment pour les personnes vivant dans des zones éloignées.
Transformer les projets scientifiques en solutions opérationnelles
Derrière ces projets, le programme Ibtikar & Wikaya entend rapprocher la formation médicale, la recherche et l’entrepreneuriat. Lancée le 31 mars 2026, cette initiative pilote a mobilisé plus de 200 étudiants en médecine, en pharmacie et en sciences infirmières, ainsi que des doctorants.
Parmi les participants, 60 ont travaillé sur 20 projets. Neuf équipes ont ensuite présenté leurs solutions devant un jury, qui a procédé à la sélection finale en tenant compte de la pertinence scientifique, de la faisabilité et du potentiel d’impact sur la santé.
En partenariat avec l’Entrepreneurship Academy de l’UM6P, les participants ont bénéficié de formations et de séances de mentorat pour confronter leurs propositions aux besoins du secteur et examiner leur potentiel entrepreneurial. Les quatre startups retenues doivent désormais poursuivre leurs travaux avec un accompagnement scientifique et entrepreneurial au sein de la Faculté des Sciences Médicales. L’université prévoit également de consolider le dispositif et de préparer les conditions de création d’un bioincubateur dédié.
