Société
Cancer du poumon : l'accès équitable aux soins, l'autre combat vital
L’équité dans l’accès aux traitements et le développement de la recherche seront au cœur du 4ᵉ Congrès international d’oncologie thoracique, prévu les 6 et 7 novembre à Fès. L’événement sera également marqué par la création de l’Intergroupe marocain de cancérologie thoracique, appelé à contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patients.
Hayat Kamal Idrissi
Première cause de mortalité par cancer dans le monde
Comment réduire les inégalités d’accès aux traitements et améliorer la prise en charge des cancers thoraciques au Maroc ? C’est l’un des principaux enjeux du 4ᵉ Congrès international d’oncologie thoracique, qui réunira les 6 et 7 novembre 2026, des spécialistes nationaux et internationaux autour des avancées médicales, des pratiques cliniques et des défis liés à ces pathologies.
Organisée par l’association Chifae pour la prévention et la recherche sur le cancer, en partenariat avec l’Intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT), « cette rencontre entend dépasser le cadre des échanges scientifiques pour déboucher sur des recommandations destinées à améliorer l’accès aux soins, notamment pour les personnes atteintes d’un cancer du poumon », comme l’explique Pr Nawfel Mellas, chef du service d'oncologie médicale du CHU Hassan II de Fès et président de l'association.
Particulièrement redoutable notamment à cause de son évolution parfois silencieuse, cette maladie demeure un enjeu majeur de santé publique. Pour les organisateurs, la question ne se limite pas aux progrès du diagnostic et des traitements. Elle concerne également la capacité du système de santé à garantir aux patients un accès équitable aux soins.
L’équité au cœur des discussions
Pour Pr Nawfel Mellas, cette édition doit contribuer à renforcer la mobilisation contre le cancer du poumon, première cause de mortalité par cancer dans le monde. «Cette édition marque un tournant décisif dans notre lutte contre le cancer du poumon », souligne-t-il, en mettant l’accent sur l’importance de la coopération scientifique et médicale pour faire progresser la recherche, améliorer le diagnostic et optimiser les traitements.
La présence de l’IFCT constitue, à ses yeux, un apport important pour les échanges entre spécialistes. Ce réseau francophone rassemble des professionnels engagés dans la recherche sur les cancers thoraciques, en particulier le cancer du poumon. Sa participation doit favoriser le partage des connaissances, la diffusion des pratiques médicales innovantes et le rapprochement entre les équipes.
Au-delà des avancées scientifiques, les débats accorderont une place centrale aux conditions d’accès aux traitements. Un atelier consacré à la « Priorité d’accès au traitement » figure ainsi au programme. L’objectif est d’interroger les moyens de mieux répondre aux besoins des patients, dans un contexte où l’équité d’accès aux soins occupe une place importante dans la réforme du système national de santé. L’enjeu est de faire en sorte que les progrès thérapeutiques puissent bénéficier aux patients qui en ont besoin, au-delà des disparités susceptibles de limiter leur prise en charge.
Un intergroupe marocain
Autre annonce majeure de cette édition : la création de l’Intergroupe marocain de cancérologie thoracique. Selon ses initiateurs, cette nouvelle structure aura notamment pour mission de soutenir le développement de la recherche scientifique et de contribuer à l’élaboration de recommandations nationales pour une prise en charge plus adaptée du cancer du poumon.
« Sa mise en place vise à renforcer la coordination entre les spécialistes et à favoriser une approche davantage structurée de la cancérologie thoracique au Maroc » explique Pr Mellas. L’enjeu sera notamment de développer les travaux scientifiques et de faire émerger des orientations communes, en tenant compte des besoins des patients et des réalités du système de santé national, conclut le président de Chifae.
Selon les estimations mondiales du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), le cancer du poumon figure au premier rang des cancers les plus fréquemment diagnostiqués dans le monde et constitue la première cause de mortalité par cancer. En 2024, environ 2,6 millions de nouveaux cas ont été recensés, soit 12,8 % de l’ensemble des diagnostics de cancer, tandis que cette maladie a provoqué près de 1,9 million de décès, représentant 19,1 % de la mortalité mondiale par cancer. Des chiffres qui illustrent l’ampleur de cet enjeu de santé publique et l’importance d’améliorer le diagnostic, l’accès aux traitements et la prise en charge des patients.
Organisée par l’association Chifae pour la prévention et la recherche sur le cancer, en partenariat avec l’Intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT), « cette rencontre entend dépasser le cadre des échanges scientifiques pour déboucher sur des recommandations destinées à améliorer l’accès aux soins, notamment pour les personnes atteintes d’un cancer du poumon », comme l’explique Pr Nawfel Mellas, chef du service d'oncologie médicale du CHU Hassan II de Fès et président de l'association.
Particulièrement redoutable notamment à cause de son évolution parfois silencieuse, cette maladie demeure un enjeu majeur de santé publique. Pour les organisateurs, la question ne se limite pas aux progrès du diagnostic et des traitements. Elle concerne également la capacité du système de santé à garantir aux patients un accès équitable aux soins.
L’équité au cœur des discussions
Pour Pr Nawfel Mellas, cette édition doit contribuer à renforcer la mobilisation contre le cancer du poumon, première cause de mortalité par cancer dans le monde. «Cette édition marque un tournant décisif dans notre lutte contre le cancer du poumon », souligne-t-il, en mettant l’accent sur l’importance de la coopération scientifique et médicale pour faire progresser la recherche, améliorer le diagnostic et optimiser les traitements.
La présence de l’IFCT constitue, à ses yeux, un apport important pour les échanges entre spécialistes. Ce réseau francophone rassemble des professionnels engagés dans la recherche sur les cancers thoraciques, en particulier le cancer du poumon. Sa participation doit favoriser le partage des connaissances, la diffusion des pratiques médicales innovantes et le rapprochement entre les équipes.
Au-delà des avancées scientifiques, les débats accorderont une place centrale aux conditions d’accès aux traitements. Un atelier consacré à la « Priorité d’accès au traitement » figure ainsi au programme. L’objectif est d’interroger les moyens de mieux répondre aux besoins des patients, dans un contexte où l’équité d’accès aux soins occupe une place importante dans la réforme du système national de santé. L’enjeu est de faire en sorte que les progrès thérapeutiques puissent bénéficier aux patients qui en ont besoin, au-delà des disparités susceptibles de limiter leur prise en charge.
Un intergroupe marocain
Autre annonce majeure de cette édition : la création de l’Intergroupe marocain de cancérologie thoracique. Selon ses initiateurs, cette nouvelle structure aura notamment pour mission de soutenir le développement de la recherche scientifique et de contribuer à l’élaboration de recommandations nationales pour une prise en charge plus adaptée du cancer du poumon.
« Sa mise en place vise à renforcer la coordination entre les spécialistes et à favoriser une approche davantage structurée de la cancérologie thoracique au Maroc » explique Pr Mellas. L’enjeu sera notamment de développer les travaux scientifiques et de faire émerger des orientations communes, en tenant compte des besoins des patients et des réalités du système de santé national, conclut le président de Chifae.
Selon les estimations mondiales du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), le cancer du poumon figure au premier rang des cancers les plus fréquemment diagnostiqués dans le monde et constitue la première cause de mortalité par cancer. En 2024, environ 2,6 millions de nouveaux cas ont été recensés, soit 12,8 % de l’ensemble des diagnostics de cancer, tandis que cette maladie a provoqué près de 1,9 million de décès, représentant 19,1 % de la mortalité mondiale par cancer. Des chiffres qui illustrent l’ampleur de cet enjeu de santé publique et l’importance d’améliorer le diagnostic, l’accès aux traitements et la prise en charge des patients.
